Iran : l’option militaire de Netanyahou est-elle crédible?

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Après des années d’agitation oratoire qui n’ont servies qu’à favoriser un rapprochement entre Obama -qui n’attendait que cela- et les Mollahs mielleux, il reste à Netanyahou la tâche ardue de rebâtir une option militaire israélienne crédible contre l’Iran.

Cependant, malgré les oppositions traditionnelles du monde arabe sur la question palestinienne, Israël pourrait bien rencontrer des “alliés objectifs” inattendus…

De proches associés du Premier Ministre israélien, Binyamin Netanyahou ont pris soin de laisser paraître des fuites dans les médias Article original -notamment, via la Chaîne-Arutz 2, attestant que des responsables de haut-rang des Emirats du Golfe s’étaient récemment rendus en Israël, signalant ainsi que le fossé entre Israël (mais pas seulement) et le Président Barack Obama s’élargit, concernant son ouverture à l’égard de Téhéran. Ces visites se situent dans le cadre des échanges en cours qui se déroulent entre Israël, l’Arabie Saoudite et les représentants du Golfe, de façon à coordonner leurs actions, pour contrebalancer tout relâchement des efforts américains, face au programme nucléaire iranien. Ces entrevues auraient été intensives. Selon ces responsables gouvernementaux, “les Etats du Golfe reconnaissent qu’Israël, dans cette affaire, n’est pas leur ennemi “>Article original et cela crée de nouvelles opportunités pour construire de bien meilleures relations”.

On connaît, par ailleurs, l’excellent niveau de coopération, entre Israël et l’Egypte, autour de la question des groupes terroristes dans le Sinaï et du Hamas palestinien. Ce dernier a repris langue avec l’Iran et la tension ne cesse de croître entre le Caire et Téhéran, alors qu ‘un vent d’hostilité envers Obama souffle, dans la capitale égyptienne, pour son soutien de fait, à l’ancien régime islamiste des Frères Musulmans. Il existe donc un ensemble de points de convergences, entre les garants et bailleurs de fonds du pouvoir au Caire et Jérusalem, même s’il faut, toujours, contourner les divergences, face à la question palestinienne, qui n’apparaît pas en tête des priorités dans la région, loin derrière la Syrie et l’Iran.

Concernant ces visites semi-officielles, Debkafile relève que c’est la première fois que des sources au sein de l’appareil d’Etat Hébreu font étalage de contacts diplomatiques de ce genre, dans la région. Elles ont aussi révélé qu’Israël, l’Arabie Saoudite et les émirats du Golfe se sont mis d’accord pour synchroniser leurs efforts de lobbying au Congrès américain, afin d’inciter les Représentants à un rejet des gestes de l’Administration Obama en faveur de l’Iran.

Par ailleurs, dans un registre moins diplomatique, on apprenait, hier mercredi 2 octobre, que le patron de la cyberguerre d’Iran avait été retrouvé avec 2 balles en plein coeur Article original


d’année en année, un même credo…

A la suite de la rencontre du Premier Ministre Binyamin Netanyahu avec le Président Barack Obama, à la Maison Blanche, lundi 30 septembre, le Secrétaire d’Etat John Kerry lui a adressé un message requérant de lui la plus grande modération, pour le discours qu’il devait livrer, le jour suivant, aux Nations-Unies.

De l’autre côté, au moins deux diplomates européens, un Allemand et un Français, lui ont fait la requête opposée : ils lui réclamaient une péroraison centrée sur la force de frappe israélienne, pour imposer des limites – non pas tant au programme nucléaire iranien, que pour tenter de ralentir la précipitation d’Obama à courir après la détente avec l’Iran.

Dans les capitales européennes, on craint que les Etats-Unis ne se lancent trop vite et n’aillent trop loin, dans leur offre de réconciliation avec la République Islamique, au détriment de leur propre position, par association avec les pays du Golfe Persique. Les Européens sont, en outre, vexés de la façon dont Washington a instrumentalisé, et usé jusqu’à la corde, l’Europe comme une simple, mais grosse ficelle, dans les négociations interminables sur le nucléaire, entre les Six Puissances mondiales et l’Iran, alors qu’il s’en débarrasse, à présent, pour privilégier l’option des arrangements directs avec les dirigeants iraniens.

Netanyahu a décidé de n’accéder à aucune de ces requêtes. Au lieu de quoi, il a réitéré son credo : L’Iran doit mettre un terme à son développement nucléaire et démanteler son programme, sans quoi il s’expose au risque d’une attaque militaire israélienne, qui ne compte plus que sur ses propres moyens.

Le regard rivé sur le visage blême de l’Ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, assis à la table de la délégation américaine, montrait clairement que celui-ci réalisait que les paroles du Premier Ministre ne s’adressaient pas seulement à Téhéran ; il s’agissait d’une attaque virulente et inattendue contre la stratégie iranienne de l’Administration Obama.

La dissonance entre Jérusalem et Washington, concernant l’Iran et ses aspirations nucléaires, atténuée après la rencontre Obama-Netanyahu, à la Maison Blanche, a rejailli à plein régime, lors du discours devant l’ONU.

Les conséquences vont probablement s’en faire sentir dans les médias américains, comme ce fut le cas, au point le plus bas, dans ces relations, en 2010, quand les responsables de l’Administration, jour après jour, faisaient circuler des évaluations négatives sur les insuffisances militaires d’Israël, quant aux dégâts que Tsahal pourrait provoquer sur les installations nucléaires de l’Iran.

Après le discours à l’ONU, le Ministre de la Défense du territoire israélien, Gilead Erdan a tenté de verser de l’huile en eaux troubles, en commentant que le discours du Premier Ministre avait renforcé la poigne d’Obama contre Téhéran. Cependant, Netanyahu avait un objectif bien différent. Il consistait à décrire le nouveau partenaire de l’ère de la détente, à Washington, dans les tonalités les plus noires qui soient, même s’il sait qu’il n’a aucune chance de faire chanceler le Président américain, dans la cour qu’il fait à Téhéran et que les sanctions, qu’il pense être le seul moyen de dissuasion efficace pouvant contraindre les Iraniens à concéder une pause, vont bientôt commencer à s’effilocher.


Le ministre-adjoint aux affaires étrangères, Ze’ev Elkin, prévient qu’Israël s’est préparé à une frappe préventive si elle est nécessaire.

Binyamin Netanyahu est, maintenant, confronté à la tâche pénible de devoir restaurer sa propre crédibilité. Depuis cinq ans, il n’a eu de cesse de répéter encore et encore que l’option militaire d’Israël est sur les rails, dans certaines circonstances, mais il ne s’est jamais montré à la hauteur de mettre ses menaces à exécution. Il a suivi le long fleuve tranquille d’une quasi-passivité totale, sur le plan militaire.

Le Président Obama sait pertinemment que les capacités militaires d’Israël lui permettent de monter une opération en solo contre l’Iran. Téhéran, cela dit, bien que conscient des hautes dispositions de Tsahal, dans les domaines militaire, technologique et en matière de cyberguerre, est convaincu, qu’Israël, comme les Etats-Unis, a perdu l’appétit et la niaque qu’il faut pour lancer une réelle initiative armée.

Netanyahu doit, désormais, ranimer la dissuasion israélienne et convaincre l’Iran que son défi devant l’ONU a mis fin à l’ère de la passivité militaire et qu’il ferait bien de le prendre très au sérieux.

Dans les semaines à venir, par conséquent, les Iraniens réagiront par des mesures visant à exacerber les relations américano-israéliennes, probablement en élevant le niveau des tensions dans la région, directement, ou par l’intermédiaire de leurs supplétifs. Jusqu’à présent, Téhéran opérait de l’extérieur de Washington et de ses cercles autorisés. Maintenant, d’élégants diplomates iraniens s’assiéront auprès du Président des Etats-Unis, tout prêt de son oreille, pour entamer des discussions cordiales sur les façons de finaliser leur rapprochement.

DEBKAfile Reportage spécial 2 octobre 2013, 9:23 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

3 COMMENTS

  1. {{Hussein le paillasson et le tapis persan se sont compris . Leur seul et unique ennemi c’est Israël .}}

    {{Son message ?}}

    {{” Poursuivez la fabrication de la bombe pendant que j’amuse ces juifs “.}}

    {{Quant à Netanyaou , nul ne doit douter de lui . C’est un véritable Chef et il fera le nécessaire le moment venu .
    C’est certain , et ils le savent tous .}}

    {{Israël a toujours tenu ses promesses .}}

  2. Mon message précédent ayant été supprimé car non-conforme à la bienpensance et la souplesse de rigueur , et afin de ne pas irriter les auteurs et adaptateurs du “..” ci-dessus , je reformule : AH ! merci, merci , et encore merci pour nous avoir éclairé par cet article éclairant d’informations bien informantes et d’une grande objectivité objective…encore merci !

  3. « d’année en année, il cause, il cause…» (!) A mon avis , la bonne solution consiste à nommer les “debka-boys” à la tête , avec naturellement l’adaptateur Marc Brzustowski pour parfaire le dream team ! Isn’t it ?

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