Iran: 18.000 centrifugeuses en activité

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L’Iran a 18.000 centrifugeuses en activité, l’UE appelle à une conférenceL’Iran prêt à dialoguer avec les grandes puissances

L’Iran possède environ 18.000 centrifugeuses dont plus de 10.000 en activité, a déclaré samedi Fereydoun Abbassi Davani, le chef sortant de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), confirmant des chiffres donnés en mai par l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

En mai, le rapport de l’AIEA évoquait 17.600 centrifugeuses installées, dont 16.590 de première génération et 1.000 de seconde génération.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, qui mène les négociations sur le nucléaire iranien au nom des grandes puissances, a appelé le nouveau ministre iranien des Affaires étrangères à reprendre les pourparlers sur cette question, lors d’une conversation téléphonique samedi.

Selon un communiqué de son porte-parole, Mme Ashton a téléphoné au ministre Mohammad Javad Zarif pour le féliciter de ses nouvelles fonctions et elle a « souligné sa détermination et son engagement sans faille pour rechercher une solution diplomatique à la question du nucléaire iranien ».

Mme Ashton, qui représente dans les négociations les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine) plus l’Allemagne, déclare qu’ils sont « prêts à travailler avec la nouvelle équipe de négociateurs iraniens dès qu’ils seront enregistrés ».

« Elle confirme la nécessité d’engager des négociations substantielles qui mèneront en souplesse à des résultats concrets », selon le communiqué qui ajoute que Mme Ashton et M. Zarif « ont convenu de se rencontrer bientôt ».

L’Iran par la voix de son ministre des affaires étrangères a répondu officiellement dimanche dans les médias indiquant être prêt à reprendre les négociations nucléaires avec les grandes puissances, « La République islamique d’Iran est prête à engager des négociations selon un calendrier précis », a déclaré M Zarif.

Pour lui, « l’existence d’une volonté politique sérieuse (parmi les grandes puissances) pour reconnaître les droits légitimes nucléaires de l’Iran (…) sera la bonne approche pour régler cette question ».

L’Iran qui affirme que son programme nucléaire est uniquement pacifique, contrairement aux accusations occidentales, demande la reconnaissance de ses droits dans ce domaine.

L’Iran affirme faire de l’enrichissement d’uranium à 5% et à 20% dans un but pacifique. Les responsables iraniens affirment que l’enrichissement d’uranium à 20% est destiné à produire du combustible pour le réacteur de recherche et médical de Téhéran. Mais Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, et les pays occidentaux accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé le 7 août que l’Iran utilisait 7.000 nouvelles centrifugeuses pour son programme nucléaire, dont un millier d’un type nouveau, appelant à un renforcement des sanctions en évoquant des « menaces explicites d’opérations militaires » pour faire céder l’Iran sur son programme nucléaire. Le 14 juillet, M. Netanyahu avait averti sur une télévision américaine qu’Israël pourrait intervenir militairement avant les États-Unis contre le programme nucléaire iranien, qualifiant le nouveau président Hassan Rohani de « loup déguisé en mouton » sur ce dossier.

M. Rohani a souligné la semaine dernière la volonté de l’Iran de mener « des négociations sérieuses sans perte de temps » avec les grandes puissances pour régler la question nucléaire. Mais il a affirmé que l’Iran ne cèdera pas sur ses « droits indéniables » en matière nucléaire notamment l’enrichissement d’uranium au centre des inquiétudes des pays Occidentaux et d’Israël.

Entre 2003 et 2005, M. Rohani qui menait les négociations avec les grandes puissances sur le programme nucléaire avait accepté la suspension du programme d’enrichissement et l’application du protocole additionnel permettant des contrôles surprises de ce programme.

Le président Rohani, qui a dirigé l’équipe des négociateurs iraniens au début des années 2000 sous le président réformiste Mohammad Khatami, a déclaré que l’Iran était prêt à des pourparler « sérieux » sur son programme nucléaire, sans délai.

L’Iran affirme faire de l’enrichissement d’uranium à 5% et à 20% dans un but pacifique. Les responsables iraniens affirment que l’enrichissement d’uranium à 20% est destiné à produire du combustible pour le réacteur de recherche et médical de Téhéran. Mais Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, et les pays occidentaux accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil.

18-08-2013/ I 24 NEWS Article original

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