Général syrien : Assad m’a ordonné de gazer la population.

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L’ancien chef, responsable des armes chimiques de l’Armée d’Assad rapporte au Telegraph que les ordres d’utiliser les ADM contre les civils proviennent du sommet de l’Etat ; il affirme que le dictateur syrien transfère certains stocks d’armes chimiques au Hezbollah et à l’Iran.

Le Général de Brigade Zaher al-Sakat, un ancien chef des armes chimiques dans l’armée du Président Bachar al- Assad, affirme qu’il a reçu trois fois l’ordre d’utiliser les armes chimiques contre son propre peuple, mais qu’il n’a pas voulu s’y conformer et qu’il a remplacé les contenus chimiques par d’autres, contenant de la javel moins nocive.

Le général a insisté sur le fait que tous les ordres de cette nature ne peuvent provenir que du sommet –du Président Assad lui-même – malgré les démentis insistants du régime qu’il n’a jamais fait usage d’armes chimiques.

Dans une interview avec The Telegraph, la semaine dernière, Sakat a affirmé qu’il dispose de ses propres renseignements démontrant que le Président contourne les termes de l’accord passé avec les Russes, visant à détruire ses armes chimiques, en transférant certains de ses stocks à ses alliés – le Hezbollah, au Liban, et l’Iran.

Selon le journal britannique, l’histoire personnelle du Général Sakat apporte un nouvel aperçu sur l’étendue avec laquelle le régime Assad a eu progressivement recours à l’usage d’armes chimiques, malgré ses démentis plein de colère en public, après que les rebelles aient commencé à prendre pied à Damas et Alep, les deux villes syriennes les plus importantes, au cours de l’été, l’an dernier.

En tant que responsable scientifique en chef, au sein de la 5ème division de l’armée, il dirigeait les opérations d’utilisation des armes chimiques dans la province de Dera’a, au sud du pays, où le soulèvement a débuté en mars 2011. Il a confié au Telegraph qu’il a été témoin des premiers déchaînements de violence contre les manifestants pacifiques et de l’emploi précoce de « tactiques sales », consistant, pour le régime, à placer délibérément des armes dans la mosquée, quand certaines manifestations pouvaient laisser entendre que les manifestants pouvaient être armés.


Un inspecteur de l’ONU sur les lieux d’une attaque chimique à Damas (Photo: AP)

Le Général Sakat a dit que le régime voulait “annihiler” l’opposition en employant n’importe quel moyen, et qu’il avait reçu les premiers ordres d’utiliser des armes chimiques en octobre de l’année dernière (2012).

En trois occasions, il a déclaré qu’on lui a ordonné de faire usage d’un mélange de phosgène et de deux autres agents basés sur la chlorine contre des cibles civiles à Sheikh Masqeen, Herak, et Busra, tous trois étant des quartiers détenus par les rebelles.

Cependant, sous couverture de l’obscurité, il affirme avoir remplacé les conteneurs dotés de produits chimiques par d’autres contenant de l’eau mélangée avec de la javel diluée, qui devait répandre une odeur assez similaire à la chlorine.

Au début, son tour de passe-passe a fonctionné. « Ils étaient totalement convaincus qu’il s’agissait du même matériau toxique », a-t-il déclaré dans une interview au Telegraph, ce dimanche. « De cette façon, j’ai sauvé des centaines de vies d’enfants et d’autres personnes ».

Mais, au bout de la troisième occasion, en janvier, ses patrons ont commencé à devenir plus soupçonneux, à cause du nombre de morts relativement bas, dans ses « attaques » et il a commencé à fomenter son évasion vers la Jordanie, où il a trouvé refuge depuis le printemps.

Le Général Sakat pense que les armes chimiques ont été employées 34 fois, soit plus que les 14 occasions citées par les agences internationales de renseignements. Mais il s’accorde sur la diversité des évaluations, disant que des substances de concentrations différentes sont utilisées, ce qui rendrait compte de taux assez différenciés de morts, avec des attaques qui tueraient peu de gens, voire pas du tout.

Bien que le phosgène soit interdit par les lois internationales, depuis 1920, il est bien moins puissant que le sarin, le produit chimique qu’on sait maintenant, avoir été déployé à la Ghouta. L’armée se préoccupait d’éviter de faire usage des mélanges chimiques les plus toxiques dans le sud profond, à cause de sa proximité avec Israël, qui les aurait détectés aussitôt, ajoute le Général Sakat.

Le Général Sakat raconte que même avant que l’accord de désarmement chimique de la Syrie soit finalisé, « Ils les avaient déjà mobilisés pour les transférer au Liban et même en Irak. Ils ont déjà mis ce genre d’armes entre le mains du Hezbollah ».

Le Général Sakat affirme au Telegraph qu’une équipe de ses militants avait observé une colonne de plus de 20 véhicules, certains identifiables comme appartenant bien au programme d’armes chimiques, se dirigeant vers la frontière libanaise. Il soutient, également, que d’autres stocks ont été transférés à travers l’Irak en Iran.

“Ils ont vu ces cargaisons prendre la route avant que Lavrov ne fasse son apparition et annonce cet accord”, affirme t-il.

Le Telegraph cite un Général-Major israélien et ancien attaché à Washington, Gadi Shamni, disant : « Je suis affirmatif sur le fait qu’ils sont déjà en train de déménager ces matériaux d’un endroit à un autre, de façon à les dissimuler ».

“Ce sera très difficile de tricher en l’espace d’une semaine. Mais d’ici novembre, cela représente une très longue période – en hiver, le ciel est nuageux et la visibilité est faible. Les satellites américains ne peuvent pas être très efficaces – c’est un problème très important et les Syriens l’ont très bien compris ».

Ynet

Publié le : 22.09. 13, 07:57 / Israel News

ynetnews.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski

1 COMMENT

  1. Assad est un criminel qui doit etre pendu .La Syrie doit etre debarrasse de tous les islamonazis et les allies doivent mettre un homme normal a la tete de ce pays

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