Cérémonie officielle de Yom Hashoah à Yad Vashem

La cérémonie officielle de Yom Hashoah a débuté mercredi soir à 20h00 sur l’esplanade de Yad Vashem à Jérusalem, en présence notamment du président de l’Etat, du Premier ministre, du président de la Knesset, de la présidente de la Cour suprême, des deux Grands rabbins d’Israël, des ministres et députés, de représentants de Tsahal, de la police, du corps diplomatique, de la direction de Yad Vashem et de rescapés de la Shoah.

Le président de l’Etat Reouven Rivlin a rappelé l’importance du souvenir de la Shoah et a conclu son discours en soulignant que la Shoah ne fut pas la justification de la création de l’Etat d’Israël et que ce n’est pas la Shoah qui a façonné le peuple juif.

Prime Minister Benjamin Netanyahu speaks during a ceremony held at the Yad Vashem Holocaust Memorial Museum in Jerusalem, as Israel marks annual Holocaust Remembrance Day. May 1, 2019. Photo by Noam Rivkin Fenton/Flash90 *** Local Caption *** ?? ??? ??????? ??? ????? ?????? ??? ??? ??? ?????? ?????? ??????

Prime Minister Benjamin Netanyahu speaks during a ceremony held at the Yad Vashem Holocaust Memorial Museum in Jerusalem, as Israel marks annual Holocaust Remembrance Day. May 1, 2019. Photo by Noam Rivkin Fenton/Flash90 *** Local Caption

Dans son intervention, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a souligné la différence abyssale entre la situation du peuple juif il y a 80 ans et celle d’aujourd’hui, avec un Etat fort et souverain doté d’une puissante armée. Il en a profité pour adresser un message à la communauté internationale et notamment aux Etats-Unis pour dire qu’un retour à l’accord nucléaire avec l’Iran n’obligera aucunement l’Etat d’Israël. Il a également épinglé la Cour pénale internationale de la Haye, créée après les horreurs de la guerre sur le modèle du Tribunal de Nuremberg pour juger les criminels de guerre et qui entend juger les soldats de Tsahal qui combattent des terroristes criminels de guerre ! Le Premier ministre a ensuite rappelé l’ironie de l’histoire avec le Pdg de la compagnie Pfizer, Albert Bourla, fils de rescapés de la Shoah de Salonique, et qui aujourd’hui sauve des millions de vies grâce au vaccin que sa compagnie a mis au point.

Binyamin Netanyahou a aussi cité une rencontre très émouvante et symbolique, celle d’avec Bella Freund, de Jérusalem, dont la mère avait subi des expériences médicales par le sinistre Dr. Mengele au camp de Birkenau. Il y a deux mois, Bella se trouvait au marché Ma’hané Yehouda et passait à côté d’une camionnette du Magen David Adom dans laquelle les passants pouvaient se faire vacciner contre le Corona. « Bella fut pris de panique », raconte le Premier ministre, car l’idée d’une injection l’avait ramenée soudain au traumatisme familiale : « Mais ce n’est pas l’Ange de la Mort que rencontra Bell mais un autre ange, un infirmier arabe de Jérusalem, Fadhi Dkedik, qui remarqua son angoisse, écouta son histoire, la rassura et lui administra le vaccin ».

Photo Noam Revkin Fenton / Flash 90

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.