Un 2ème Merah projetait un attentat contre une école

0
1515

Un homme qui projetait un attentat contre une école maternelle arrêté et mis en examen

 

Illustration. (photo Remy Buisine ©)

Un homme a été interpellé à son domicile en Seine-et-Marne. Ce dernier projetait de commettre un attentat contre une école maternelle. Le mis en cause a reconnu les faits, il a été mis en examen et a été placé en détention provisoire. Un deuxième homme a également été arrêté pour complicité.

 

 

Le suspect âgé de 30 ans a été arrêté le 25 mars dernier à son domicile de Seine-et-Marne par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avant d’être placé en garde à vue durant 96 heures. Il a été ensuite mis en examen pour « association de malfaiteur terroriste » révèle BFMTV. L’homme a été écroué.

L’enquête des policiers de la DGSI a démontré que le suspect, déjà connu des services du renseignement territorial, préparait un attentat visant une école maternelle. Les enquêteurs ont constaté que le mis en cause cherchait à se procurer des armes, il a alors été interpellé.

« Le fils spirituel » de Mohamed Merah

L’homme a expliqué se sentir comme « le fils spirituel » de Mohamed Merah, le terroriste de Toulouse et de Montauban. Au cours de ses auditions, il a expliqué qu’il avait l’intention de pénétrer dans une école maternelle pour s’en prendre à des enfants, puis de les prendre en otages et de tuer des policiers à leur arrivée. Il a admis vouloir prendre des otages, dans le but d’entraîner la police dans une bataille rangée.

Le mis en cause a affirmé avoir repéré l’école maternelle dans laquelle il souhaitait passer à l’acte. Les enquêteurs n’ont à ce stade pas réussi à déterminer de laquelle il s’agissait.

Un policier directement visé

L’homme voulait également s’en prendre directement à un policier de Seine-et-Marne, qui l’avait interpellé dans le passé. Il a affirmé être en possession de l’adresse du fonctionnaire.

Pour justifier ses actes, le suspect a déclaré qu’il souffrait d’une dépression et a précisé vouloir « sublimer son suicide » en lui donnant un impact médiatique.

L’homme arrêté faisait déjà l’objet d’un dossier des services de renseignements français, selon BFM TV. Les enquêteurs qui ont inspecté son ordinateur et son téléphone portable ont déclaré qu’il avait tenté d’effacer son historique de navigation, notamment par le biais d’une utilisation intensive du Dark Net (Web clandestin).

Mohamed Merah lui-même était un citoyen français né en Algérie qui s’était entraîné avec Al-Qaïda en Afghanistan et au Pakistan. Entre le 11 et le 19 mars 2012, Merah s’est embarqué dans une série de massacres dans les villes de Montauban et de Toulouse, assassinant trois soldats français et en blessant grièvement un autre. Le 19 mars, il a lancé une attaque à main armée contre l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse, assassinant le rabbin Jonathan Sandler, qui enseignait à l’école, avec ses deux fils, Aryeh, six ans, et Gabriel, trois ans. Merah a ensuite attrapé une autre enfant, Miriam Monsonego, âgée de huit ans, et lui a tiré une balle dans la tête avant de s’échapper. Après un siège de 30 heures dans son immeuble, dans lequel six agents ont été blessés, Merah a été abattu par une unité tactique de la police le 22 mars 1212.

Actu 17 et algemeiner.com


Attentat déjoué en Seine-et-Marne : le principal suspect serait originaire de Meaux

Un attentat a été déjoué en Seine-et-Marne et deux hommes ont été interpellés. L’un des deux serait originaire de Meaux. L’arrestation a eu lieu à Noisiel.

La DGSI a mené l'enquête afin d'interpeller les deux hommes en Seine-et-Marne.
La DGSI a mené l’enquête afin d’interpeller les deux hommes en Seine-et-Marne. (©DGPN)

On en sait un peu plus sur le profil du principal mis en cause dans le projet d’attentat contre une école maternelle et contre un officier de police, en Seine-et-Marne.

Lire aussi : Seine-et-Marne. Un projet d’attentat contre une école maternelle déjoué : deux hommes écroués

Selon nos sources, confirmant des informations du JDD, l’homme interpellé lundi 25 mars 2019 en Seine-et-Marne est originaire de Meaux (Seine-et-Marne) est bien connu des services de police qui le suivaient depuis un moment. 

Un pistolet en pièces détachées

L’homme, prénommé Otmane, aurait tenté de se faire livrer en France un pistolet Glock en pièces détachées, via les Etats-Unis. Selon toute vraisemblance, c’est cette arme que le Seine-et-Marnais envisageait d’utiliser dans son projet fou d’attentat contre une école maternelle. Il prévoyait également de s’en prendre à un policier du commissariat de Meaux qui l’avait interpellé en 2017.

Connu pour des violences familiales

C’est d’ailleurs à cette période qu’il commence à faire parler de lui, dans un premier temps pour des violences sur sa mère. Les policiers interviennent alors à son domicile de Meaux et trouvent des éléments troublants dans son téléphone et son ordinateur portable.

L’homme est alors mis sous surveillance par les renseignements territoriaux chargés d’enquêter sur les milieux radicalisés. 

Fin août 2018, avec un ami, il tente de récupérer un pistolet en pièces détachées, mais les services des douanes en sont informés et remettent le colis à la police parisienne.

Mis en examen en septembre 2018

Otmane est alors mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour « acquisition et détention d’armes, d’éléments d’armes ou de minutions de catégorie B » et « association de malfaiteurs ».

C’est à partir de ce moment là que la DGSI (la direction générale du renseignement intérieur) prend le relais de l’enquête.

Arrêtés à Noisiel et Paris

Celle-ci aboutira à l’arrestation des deux hommes, lundi 25 mars 2019 à Noisiel (Seine-et-Marne) pour l’un et à Paris pour l’autre.

Selon le JDD, l’homme sera qualifié par la DGSI, de  solitaire et s’étant radicalié seul ». Un peu à l’image de Karim Cheurfi, l’homme qui a tué un policier sur les Champs-Elysées avant d’être abattu par la police, en avril 2017. Karim Cheurfi résidait à Chelles, en Seine-et-Marne. Comme Otmane, il avait cherché à se procurer des armes et annonçait vouloir tuer des policiers.

Lire aussi : Attentat sur les Champs-Elysées : Karim Cheurfi n’a montré « aucun signe de radicalisation pendant ses 14 ans de prison »

Son instabilité psychiatrique nous a été confirmée par plusieurs sources. C’est cet argument que le jeune homme a avancé devant le juge pour justifier son projet d’attentat, vendredi 29 mars. Il se dit être « le fils spirituel » de Mohamed Merah, tueur à Toulouse et Montauban.

Le second suspect, ami d’enfance du premier suspect, était beaucoup moins impliqué dans ce projet. Il n’aurait fourni que « quelques renseignements ».

|Modifié le 4 Avr 19 à 9:27

actu.fr

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.