Santé Publique France rappelle 17 millions de masques FFP2

COVID – L’ensemble des masques FFP2 labellisés « Biomass Graphène » envoyés aux hôpitaux et contenant du graphène, une substance jugée toxique, ont été rappelés par les autorités de santé. Leur utilisation est interdite à compter de ce lundi 7 juin.

Après le Canada fin mars, c’est au tour de la France de rappeler des masques FFP2. Considérés comme dangereux car composés de graphène, un matériau jugé toxique par les autorités, ceux-ci sont désormais interdits dans le pays. Dans une note à l’intention de l’ensemble des pharmacies et hôpitaux, Santé Publique France indique que les lots de trois différents modèles du fabricant Shandong Shengquan New Materials doivent lui être renvoyés. « En cas de présence dans vos stocks de la référence concernée, merci de mettre la référence en quarantaine. Si les masques ont été redistribués, identifier les structures concernées et transférer le courrier ainsi que le formulaire afin que chaque structure indique les éventuelles quantités détenues », prévient SPF.

Des symptômes respiratoires détectés au Québec

Sur une commande passée à la Chine de 60,5 millions de masques dotés d’un marquage CE, au moment où la France souffrait d’une pénurie de masques en avril 2020, 16,9 millions d’entre eux déjà distribués « principalement aux établissements de santé et établissements médico-sociaux » sont concernés par la nouvelle interdiction.

Début avril, quatre ONG avaient déjà prévenu au niveau européen d’une l’éventuelle toxicité des masques contenant du graphène mais aucune réponse ferme n’avait été apportée par la Commission européenne. Les autorités françaises, elles, ont commencé à s’en inquiéter après l’interdiction le 26 mars dernier de millions de masques chirurgicaux, avec la même composition, par le ministère de la santé canadien. Une mesure qui faisait suite à des difficultés respiratoires et des irritations de la peau constatées chez plusieurs écoliers québécois.

En France, le graphène est classé parmi les biocides par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). C’est désormais à cette autorité qu’il appartient d’évaluer la toxicité des masques de la marque Shengquan. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui n’est pas habilitée à se prononcer sur leur dangerosité, a toutefois diffusé l’information auprès des établissements de santé.

HELMUT FOHRINGER / APA / AFP

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