Rapport Onu : instrument majeur de délégitimation d’Israël

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Rapport Onu du 28/02/2019 : instrument majeur de délégitimation d’Israël

 

Le 25 mars 2018, le Secrétaire Général des nations Unies, Antonio Guerres s’est dit gravement préoccupé par l’escalade de la violence entre Israël et les terroristes du Hamas dans la bande de Gaza. Son porte parole a indiqué « Le lancement d’une roquette de Gaza sur la ville de Tel Aviv constitue une violation grave et inacceptable ». Il s’est toutefois immédiatement ravisé, imputant à Israël une part de responsabilité dans les dernières violences réciproques : « Nous sommes également au courant des derniers rapports faisant état de tirs sur Gaza et suivons de près les événements », avant de conclure « Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue » (sic).

Si le discours se présente comme étant modéré (puisque plaçant les protagonistes dos à dos), la réalité est tout autre : le document s’inspire du rapport du 28 février 2019 (présenté à l’Onu le 18 mars 2019) « sur les mesures israéliennes le long de la bande de Gaza », lors des manifestations palestiniennes intitulées « grande marche du retour ». Or, ce document fait de l’Etat juif le seul responsable (sinon coupable) des violences à la frontière israélo-gazaouie.

Le rapport qui se dit indépendant, est, en réalité, une litanie de mensonges et de contre vérités, destinés à salir Israël et à légitimer des actions des terroristes palestiniens. Il débute par l’affirmation selon laquelle « les forces israéliennes sont impliquées dans la mort de plus de 180 palestiniens » à l’occasion des manifestations (hebdomadaires) le long de la bande de Gaza (depuis le 30 mars 2018). Selon lui, il y a « des motifs raisonnables de croire qu’Israël a violé le droit international humanitaire » (sic).

Il s’appuie ainsi sur les travaux d’une commission (créée par le Conseil des Droits de l’homme en mai 2018) qui a enquêté sur « les violences liées aux manifestations anti-israéliennes organisées du 30 mars au 31 décembre 2018 à la frontière entre Israël et Gaza ». Celle-ci a mené 325 entretiens avec « des victimes et des témoins » et analysé vidéos « montrant des manifestants en train d’être abattus » (sic).

La commission d’enquête indique alors « qu’il n’y a aucune justification pour que les forces israéliennes aient recours à des balles réelles »,  avant de renchérir qu’elle « a trouvé des motifs raisonnables de croire que les forces de sécurité israéliennes ont commis de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire » (déclaration du Président du conseil, Santiago Canton, aux journalistes à Genève).

Elle invite donc Israël à faire la lumière sur les actions de l’armée israélienne et lui demande de sanctionner pénalement les responsables : « Ces violations justifient clairement une enquête et des poursuites pénales et nous appelons Israël à mener des enquêtes sérieuses sur ces violations graves et à assurer que justice soit faite aux personnes tuées et blessées ».

Les résultats de l’enquête (théoriquement impartiale) sont accablants pour Israël : « les forces de sécurité israéliennes ont blessé 6106 Palestiniens avec des balles réelles sur les lieux de manifestation, outre 3 098 autres, blessés par fragmentation de balle, balles en métal recouvertes de caoutchouc ou par des bombes de gaz lacrymogène.

Côté israélien, le nombre de victimes est négligeable : «  quatre soldats israéliens ont été blessés et un soldat israélien a été tué le jour de la manifestation, mais en dehors des lieux de la manifestation ».Il est même indiqué (comble de lâcheté) que Tsahal s’en est pris à des palestiniens sans défense : « des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, des professionnels de la santé, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables en tant que tels ». L’armée israélienne apparaît alors cynique pour s’attaquer à des enfants qui jouent au football, des vieillards handicapés dans des fauteuils roulants, des médecins qui viennent soigner les blessés ou encore les journalistes qui ne font que leur travail en rapportant les atrocités commises pat l’Etat juif…Ainsi, la commissaire Betty Murungi explique qu’un garçon de 11 ans (aurait) été abattu alors qu’il jouait au football. Il aurait ensuite été amputé d’une jambe. Pour sa part, la commissaire Sara Hossain indique : « Bien que les meurtres aient diminué, nous voyons toujours des groupes protégés d’individus, dont des enfants … toujours être assassinés il y a trois semaines à peine ». De même : « des ambulanciers et des journalistes continuent d’être blessés sur les lieux de la manifestation », contestant, bien évidemment, les actes de violence des manifestants (sic).Sur ce point la commissaire indique « Nous avons constaté que dans toutes les manifestations, il y avait eu des actes de violence consistant à lancer des pierres et à brûler des pneus ». Mais en réalité, c’est une « minorité de manifestants» (sic). Pour elle, «la vaste majorité» n’est impliquée dans aucune forme de violence (sic).En fait, les personnes présentes à la clôture de séparation sont non violentes : «  Il y avait des femmes et des enfants présents, il y avait des gens qui lisaient de la poésie, jouaient de la musique, brandissaient des drapeaux, des choses qui ne peuvent en aucun cas être considérées comme violentes». Si inversement elle voyait « des manifestations violentes »,  la commissaire confirme «  nous ne serions pas d’accord avec »  (sic).Le président de la Commission, Santiago Canton, a donc appelé « les autorités de facto à Gaza » à veiller à ce que les manifestations se déroulent dans le calme à et Israël pour qu’il coopère dans l’enquête sur les meurtres. Ainsi, la qualification de meurtre est retenue, alors qu’il ne s’agit que d’une enquête et que la présomption d’innocence devrait être de mise.En fait, la commission se dit sensible à la situation gravissime dans laquelle se trouve la population gazaouis qui ne fait qu’appeler au secours : « La Commission estime que ces manifestations étaient un appel à l’aide d’une population désespérée » (sic).

Bien évidemment, et compte tenu de l’exclusive responsabilité d’Israël dans le massacre des gazaouis, la commission a demandé à Israël de lever le blocus de Gaza et d’autoriser les personnes nécessitant des soins médicaux urgents de quitter le territoire, d’autant que « les hôpitaux sont littéralement submergés par le nombre de morts et de victimes, blessés après les manifestations »…

Ce document partial et tendancieux de l’Onu (institution chargée de trouver l’harmonie entre les peuples) donne ainsi un blanc seing aux terroristes palestiniens pour qu’il poursuivre leurs actions « de résistance » à la prétendue “barbarie” israélienne. La commission n’a manifestement pas consulté les réseaux sociaux et l’ensemble des images montrant les violences hebdomadaires des palestiniens. Elle se serait alors posé la question de la présence d’enfants et de vieillards aux côtés des terroristes qui attaquent Israël. Soit la commission est bien naïve et tombe dans le panneau de la mise en scène palestinienne, soit elle poursuit la démarche onusienne de délégitimation d’Israël. Il serait temps que cesse le parti pris anti-israélien de l’Onu.

 

Par Maître Bertrand Ramas- Muhlbach

6 COMMENTS

  1. En d’autres termes, c’est la faute d’Israel si le Hamas lance des roquettes sur Israel.
    Le Grand Machin, avec à sa tête cet étron de Crotte-Dhiaréezzz, a tout compris.

  2. Cela me fait penser à l’affaire Glaston sur l’analyse de ce dernier au sujet du conflit avec Gaza en 2014, il a délibérément analysé un seul coté (celui des Arabes) sans se soucier du coté Israélien; Une très lourde faute professionnel, présenter un tel document veut bien dire, qu’ un seul suffit, mais Israël, là dénoncé et ce personnage a fait la démarche du coté Israélien et enfin de compte ce personnage a finit par dénoncé son premier document celui envoyé à cette onu comme non avenu……….! ET bien nous retrouvons la même démarche, ils essaient de faire croire, qu’une seule version est la bonne…….et suffisante……Cette onu est devenue le théâtre de l’absurde……..!

  3. “Il y avait des femmes et des enfants présents, il y avait des gens qui lisaient de la poésie, jouaient de la musique, brandissaient des drapeaux, des choses qui ne peuvent en aucun cas être considérées comme violentes».”

    Tiens, le club Med est à Gaza.

  4. “Elle invite donc Israël à faire la lumière sur les actions de l’armée israélienne et lui demande de sanctionner pénalement les responsables : « Ces violations justifient clairement une enquête et des poursuites pénales et nous appelons Israël à mener des enquêtes sérieuses sur ces violations graves et à assurer que justice soit faite aux personnes tuées et blessées ».”

    Traduction: De toutes façons vous êtes coupables et les Palestiniens sont innocents.

  5. l’ONU n’est pas une source de vérité mais un instrument de politique.
    Et je lui fais autant confiance qu’à une association des politiciens mafieux en campagne électorale

  6. Sans commentaires devant une telle saloperie. Israël doit foutre le camp de cette organisation aux mains de tous les antisémites et antisionistes de la planète.
    ROSA

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