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Qaani a le même sang sur les mains que Soleimani

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Struan Stevenson: l’assassinat ne mettra pas fin au mal tapi au cœur du régime iranien

Des foules se rassemblent pour pleurer la mort de Qasem Soleimani.

Des foules téléguidées se rassemblent pour pleurer la mort de Qasem Soleimani.

Lorsque le patron du crime impitoyable et parrain de la mafia Sam Giancana a été abattu dans l’Illinois en 1975, il a été rapidement remplacé par un autre protégé meurtrier du  Syndicat du Crime de Chicago, Tony Accardo.

La mafia ne perd pas de temps à remplir les pantoufles d’un gangster assassiné.

Les mollahs iraniens sont devenus de fervents défenseurs du manuel de la mafia, remplaçant leur idole déchue Qasem Soleimani, éliminé par une frappe de drone américaine, par son adjoint, Esmail Ghaani. Comme son impitoyable prédécesseur, Ghaani a pris à cœur le poste de commandant en chef de la force terroriste Quds, l’aile extraterritoriale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Ayant le même sang sur les mains que son prédécesseur, le général Ghaani est le choix idéal des ayatollahs pour prendre le commandement de leur équivalent de la Gestapo. Il a passé des années à réprimer activement le peuple iranien, tout en aidant la politique d’expansionnisme agressif du régime théocratique au Moyen-Orient et ailleurs. Se décrivant lui-même et Soleimani comme des «enfants de la guerre», l’homme de 62 ans est né à Bojnourd, dans la province du Khorasan du Nord, en Iran.

Il a été l’adjoint de Soleimani au cours des 20 dernières années, gravissant rapidement les échelons après avoir aidé à écraser le soulèvement kurde après le renversement du Shah lors de la révolution de 1979.

Alors que Soleimani se concentrait sur les guerres par procuration du régime iranien en Syrie, au Yémen, au Liban et en Irak, le travail de Ghaani consistait à renforcer les milices terroristes au Pakistan, en Afghanistan et en Afrique.

Il a été placé sur la liste noire américaine des terroristes en 2012 après que 13 conteneurs d’expédition destinés à la Gambie [Le pays où officiait la Gambienne Fatou Bensouda,  conseillère du tyran local, aujourd’hui Procureure à la CPI] et étiquetés comme contenant des «paquets de laine de verre et des palettes de pierre», ont été interceptés au Nigéria et se trouvaient contenir des roquettes Katyusha de 107 mm, des munitions de fusil et d’autres armes.

Depuis 2014, Ghaani se concentre de plus en plus sur le Moyen-Orient. Pendant la guerre contre Daesh en Irak, il a été aperçu à plusieurs reprises dans les délégations de la Force Quds organisant la campagne génocidaire contre la population à majorité sunnite de la province d’al-Anbar, où des centaines de milliers de civils innocents ont été ethniquement nettoyés des anciennes villes de Fallujah et Ramadi et plus tard de Mossoul, dans le gouvernorat de Ninive.

Il a également été étroitement associé aux rebelles houthis au Yémen, se vantant ouvertement de sa connexion à la télévision publique iranienne. Après l’élimination du commandant des CGRI Hossein Hamedani en Syrie en octobre 2015, Ghaani a pris le commandement des forces du régime clérical à Alep, supervisant et aidant le massacre sanglant de Bachar al-Assad contre sa propre population civile syrienne.

Soucieux de consolider sa place en tant que nouveau commandant de la Force Quds, immédiatement après les funérailles de Soleimani à Téhéran, Ghaani a rencontré Ismail Haniyeh, chef du terroriste Hamas et son adjoint Saleh al-Arouri et d’autres membres du bureau politique du Hamas.

L’Iran a fourni une formation, un soutien financier et des armes à la branche militaire du Hamas, les brigades Izz ad-Din al-Qassam depuis qu’elles ont pris le contrôle de la bande de Gaza en 2007.

Prenant l’engagement d’une «vengeance sévère» pour le meurtre de Soleimani, Ghaani, qui ne dépend désormais que du chef suprême du régime théocratique, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré: «Nous promettons de continuer sur la voie du martyr Soleimani aussi fermement qu’auparavant avec l’aide de Dieu et en échange de son martyre, nous visons à débarrasser la région de l’Amérique. »

Le discours dur de Ghaani et son passé taché de sang peuvent servir à renforcer ses lettres de références de la mafia, aux yeux des dictateurs tyranniques de l’Iran, mais cela n’aura que peu d’impact sur la détermination des 80 millions d’habitants de la République islamique, rongés par les soucis quotidiens et en difficulté, qui sont descendus dans les rues, par centaines de milliers de manifestants, au cours des dernières semaines pour protester contre la corruption vénale des mollahs au pouvoir et leurs dépenses injustifiées pour entretenir les conflits et le terrorisme.

La répression brutale des manifestations ordonnées par Khamenei et mises en œuvre avec enthousiasme par le prédécesseur de Ghaani, Soleimani, a poussé des voyous du CGRI à abattre 1500 jeunes manifestants, dont 400 femmes, blesser 4000 et arrêter plus de 12000 personnes. Les courageuses unités de résistance des Moudjahidine du peuple d’Iran / Mojahedin-e-Khalq (OMPI / MEK) qui ont joué un rôle central dans l’organisation du soulèvement, ne seront pas effrayées par l’arrivée de Ghaani sur les lieux.

Mais la priorité immédiate de Ghaani, sur ordre du chef suprême, sera de venger la liquidation de Soleimani. Il aura certainement supervisé le lancement de plus de 20 missiles visant deux bases militaires américaines en Irak aux premières heures du 7 janvier 2020.

Les missiles n’ont fait que 11 blessés légers et causé des dégâts limités, mais ils ont permis àl’ayatollah Khamenei d’affirmer que cette frappe aérienne avait été une « gifle au visage » pour les Américains.

Le monde a retenu son souffle pendant que le président Trump réfléchissait à sa réponse et il y a eu un soupir de soulagement perceptible quand il a tweeté « Tout va bien » et, au lieu de représailles militaires, a ordonné de nouvelles sanctions contre l’Iran.

Nous pouvons être certains que tout ne va pas bien en Iran. Assurément, Ghaani sera désormais engagé dans la planification détaillée d’un outrage terroriste majeur.

Il aura à cœur de montrer au chef suprême de l’Iran qu’il est un digne successeur de Soleimani et que sa seule manière crédible d’y parvenir sera d’exécuter un acte d’horreur indicible contre les ennemis de la République islamique. Le décès éclaboussé de sang de Soleimani devrait servir d’avertissement à Ghaani, à savoir que, comme les parrains de la mafia d’autrefois, il n’y a aucune impunité pour les propagateurs du mal.

Struan Stevenson est le coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran (CiC). Il a été membre du Parlement européen représentant l’Écosse (1999-2014), président de la délégation du Parlement pour les relations avec l’Irak (2009-14) et président de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre (2004-14). Il est conférencier international sur le Moyen-Orient et président de l’European Iraqi Freedom Association (EIFA)

heraldscotland.com

Adaptation : Marc Brzustowski

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