Dissuasion nucléaire en alerte : Poutine « fabrique des menaces », dénonce la Maison Blanche

Les Etats-Unis ont dénoncé dimanche une escalade « inacceptable » par Moscou, qui a annoncé la mise en alerte de la « force de dissuasion » nucléaire de son armée, Washington accusant Vladimir Poutine de « fabriquer des menaces qui n’existent pas ».

Cette annonce de Moscou « signifie que le président Poutine continue l’escalade dans cette guerre, d’une manière qui est totalement inacceptable », a déclaré sur CBS l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield. « Nous devons continuer à dénoncer ses actions de la façon la plus sévère qu’il soit », a-t-elle ajouté.

M. Poutine « fabrique des menaces qui n’existent pas », a pour sa part dénoncé dimanche la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki, interrogée sur la question sur ABC. « Il s’agit d’un schéma répété que nous avons observé de la part du président Poutine durant ce conflit, qui est de fabriquer des menaces qui n’existent pas afin de justifier la poursuite d’une agression », a dénoncé Jen Psaki. « A aucun moment la Russie n’a été menacée par l’OTAN ou l’Ukraine (…) Nous allons résister à cela. Nous avons la capacité de nous défendre », a-t-elle ajouté.

Les forces de dissuasion russes sont un ensemble d’unités dont le but est de décourager une attaque contre la Russie, « y compris en cas de guerre impliquant l’utilisation d’armes nucléaires », selon le ministère de la Défense russe. M. Poutine a justifié cette décision par les « déclarations belliqueuses de l’OTAN » envers la Russie.

AFP  OLJ

1 COMMENTAIRE

  1. Poutine a déclenché l’alerte nucléaire russe, à grands renforts de publicité. Il y a forcément une raison à cela: il a nécessairement en face de lui une menace nucléaire nouvelle, qui ne vient pas de l’OTAN mais directement des ukrainiens. Ses agents de renseignement l’ont probablement informé de leur détection de radioactivité sur le sol ukrainien. Biden à déclaré qu’il n’enverrait aucun soldat américain, mais il n’a jamais dit qu’il ne livrerait pas de missiles nucléaires en Ukraine. Voyant que les ukrainiens sont disposés à combattre jusqu’à la bitter end, il rétablit l’équilibre des forces en présence, en nucléarisant l’Ukraine, ce qui de toutes manières aurait été réalisé une fois ce pays dans l’OTAN. Cela expliquerait aussi l’empressement des russes à contrôler Tchernobyl. C’est le même scénario qu’ Eisenhower en 1956, qui à la suite de la crise de Suez, a fait nucléariser l’Europe de l’ouest pour raison de guerre froide.

    Si cette hypothèse se vérifie, c’est du grand art stratégique, car je vois mal les russes continuer à avancer en Ukraine, sous une menace nucléaire. Et s’ils se retirent, Poutine a lamentablement échoué et est remis à sa place. Il est piégé.

    J’arrive à cette hypothèse par analogie avec la guerre du kippour. A l’époque, les Juifs étaient au km 101 de la route Suez-Le Caire, et fonçaient sur la capitale égyptienne. Moscou a alors livré des missiles nucléaires à Sadate aux abois. Des agents de renseignement américains ont détecté de la radioactivité dans des navires russes en Mer Noire et en ont informé Washington, ce qui à conduit Nixon à déclencher l’alerte nucléaire mondiale des B 52 et Golda Meir a fini par accepter le cesser-le-feu.

    Maintenant Poutine va-t-il se retirer d’Ukraine et rentrer la queue entre les pattes, ou bien va-t-il sacrifier des millions de russes, comme Staline en 39-45? S’il a proposé de négocier avec les ukrainiens, c’est qu’il y a une raison.

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