Pont-L’Abbé (Finistère): la rue Youenn Drezen enfin débaptisée

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Finistère-Pont-L’Abbé: la rue du Collabo nazi antijuif Youenn Drezen enfin débaptisée 

By liguedefensejuive | 

Le 27 novembre 2019, M. Le Doaré, maire de Pont-L’Abbé, a confirmé qu’il allait débaptiser la rue Youenn Drezen, du nom de ce grand écrivain de langue bretonne du XXème siècle. Il a donc «annoncé» la décision du prochain conseil municipal du 3 décembre.

Le racisme et l’antisémitisme de Youenn Drezen


L’écrivain Yves Le Drezen, dit Youenn Drezen, a collaboré au journal Arvor dirigé par Roparz Hemon du 21 juin 1942 au 4 juin 1944.

Ces articles en breton ont été réédités en 1986 par le professeur Pierre Denis, dit Per Denez, aux éditions Mouladurioù Hor Yezh, qu’il dirigeait.

La collaboration de Drezen à L’Heure bretonne telle que publiée par Per Denez en 1989 et 1991 à ses éditions occupe deux volumes, le premier d’entre eux précédé d’une préface dans laquelle l’éditeur explique que les textes sont apolitiques : si l’un des articles peut gêner certains des jeunes lecteurs à qui ce livre est d’abord destiné, écrit-il, « les écrivains bretons sont restés, en gros, dans un monde effrayant de haine, de massacres et d’autodestruction, sages, respectueux des autres et convenables ».

Ces textes ont été subventionnés à hauteur de 40% par l’Institut culturel de Bretagne dont le professeur Per Denez était le vice-président.

C’est dans L’Heure bretonne que l’antisémitisme de Drezen apparaît le plus virulent. Il se double d’une haine de la France et de l’Angleterre résistante qui l’amène à dénoncer « les Juifs de radio-Londres » voire « les salades des youtres ».

Ses articles sont constamment orientés par le souci de défendre une Bretagne radicalement pure contre la France « enjuivée » comme l’écrivait un autre des fondateurs de Breiz Atao, Olivier Mordrelle, dit Olier Mordrel.

Je me bornerai ici à seul exemple.
Le 16 août 1941, furieux de voir que les Bretons narguent l’occupant en célébrant le 14 juillet à leur manière malgré l’interdiction, Drezen clame sa haine dans un article intitulé « La fille aux pieds tricolores » :
« Autant le dire tout de suite, j’ai été écœuré cette année par le Quatorze juillet des Français et, si j’avais eu la moindre goutte de sang français dans mes veines, j’aurais rougi de honte… Quelle floraison tricolore, mes pauvres amis ! Jamais de ma vie je n’avais vu mes compatriotes colorés comme ça. Encore un peu j’aurais cru le dicton “Le Breton est deux fois français” ! Sauf que j’aurais dû dire : les Bretonnes !
Car je dois avouer que les hommes entre 22 et 55 ans ne s’étaient pas trop démenés. Mais les femmes, elles, et les morveux, ne savaient que faire pour montrer leur soumission aux Juifs de « radio-Londres ». Rubans tricolores dans les cheveux, fleurs tricolores sur le cœur, jupes bleues, vestes blanches, chemisiers rouges, une fête des couleurs françaises, je ne vous dis que ça !…
Bretons, mes compatriotes ! A nous aussi il arrivera, à l’occasion de fêtes ou d’événements divers, de montrer au grand jour notre amour pour notre pays la Bretagne. Ne prenons pas exemple sur la sottise des Français ou des Bretons francisés. Soyons fiers des symboles de notre nation : le drapeau noir et blanc, l’hermine, le hevoud, le triskell. Mais ne tombons pas dans le déshonneur. Un Quatorze juillet comme celui de 1941 n’a fait que du tort à la France, déjà bien mal en point. »

Telle était la prose subventionnée sur fonds publics.
On en trouvera bien d’autres exemples dans l’article « L’antisémitisme de Youenn Drezen d’après ses articles publiés dans le journal Arvor dirigé par Roparz Hemon (1942-1944) et dans L’Heure bretonne (1940-1944) » reproduit ci-après en PDF.

Cet article a été écrit en 2001 pour alerter les instances culturelles en Bretagne.
Il n’a servi à rien.
Le nom de Youenn Drezen est toujours donné à des lieux publics.
Les protestations contre les hommages qui lui sont rendus, et parfois par des mairies de gauche comme à Pont-L’Abbé, sont systématiquement étouffées.

L’Institut culturel de Bretagne, interrogé au sujet de ces publications, n’y a rien vu à redire.
Un vibrant hommage funèbre a été rendu par Jean-Yves Le Drian et divers élus socialistes à Pierre Denis, l’éditeur de ces textes, qui assurait en préface que les articles de Youenn Drezen, parus dans L’Heure bretonne, organe du PNB nazi, étaient apolitiques.

À l’en croire, Roparz Hemon lui-même, directeur de l’Institut celtique, du journal Arvor, de Gwalarn, de Sterenn et de la radio en breton dépendant des service de propagande allemands et grand pourfendeur, lui aussi, de Marianne qui vendait la Bretagne à « ses Juifs » était apolitique :
« Les militants pour la langue pensaient alors que le breton devait rester “en dehors de la politique”. C’est ce qu’expliqua Roparz Hemon à son procès à Rennes : “Le breton est en dehors de la politique”. Ce qui fit applaudir les gens dans la salle et le président menaça de donner ordre aux policiers de faire sortir les gens qui continueraient à manifester… Depuis, la pensée de bien des gens a changé sur ce point : la pensée des jeunes surtout. »

Aux jeunes donc de reprendre le combat sur une base, elle, politique.
La publication des textes de Youenn Drezen était, sous couvert d’apolitisme, une incitation à suivre son exemple et aller plus loin.

Pierre Denis était directeur du département de Celtique de l’université Rennes II.
Il a formé plusieurs générations d’étudiants.

*
On trouvera ici l’article L’antisémitisme de Youenn Drezen d’après ses articles publiés dans le journal ARVOR dirigé par Roparz Hemon (1942-1944) et dans L’HEURE BRETONNE (1940-1944).

Et cependant quelques protestations se font jour çà et là…

En 2000, la rédactrice du journal Ouest-France édition de Pont-L’Abbé avait (chose tout à fait exceptionnelle et qui ne s’est d’ailleurs plus jamais reproduite dans la presse bretonne) relayé les informations données dans un dossier Drezen alertant sur le parcours du personnage lors de l’hommage qui lui était rendu par la mairie socialiste de cette ville.

S’ajoutant aux traductions de textes racistes et antisémites effectuées par Françoise Morvan, et d’ailleurs jointes à un dossier de la Ligue des Droits de l’Homme, un professeur de Pont-L’Abbé, bretonnant de naissance, André Buannic, avait appuyé cette protestation.
Il s’en était suivi une polémique au cours de laquelle les militants nationalistes, tant dans leur journal Breizh infos que par la plume du président de l’Institut culturel de Bretagne, avaient tenté de discréditer les personnes qui avaient apporté des informations fiables au sujet de Drezen.

On trouvera ici copie du droit de réponse exercé par Françoise Morvan le 16 mars 2000.
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« Découvrant dans le numéro d’Ouest-France du 13 mars dernier un courrier du Président de l’Institut culturel de Bretagne me mettant en cause et occultant la vérité pour ce qui concerne l’affaire Drezen, je tiens à rétablir cette vérité, au nom de l’information qui est due aux lecteurs.
S’il avoue enfin que les textes racistes de Drezen ont bien été subventionnés par l’Institut culturel, le Président prétend que ces textes ont été publiés par “un éditeur finistérien” “de manière parfaitement honnête” avec un “avertissement de l’éditeur indiquant bien que quelques articles pouvaient poser problème”. C’est scandaleux. J’adresse copie à la rédaction de la traduction française et de l’original breton de la préface de Per Denez (car l’innocent “éditeur finistérien” n’est autre que le vice-président de l’Institut culturel qui a été subventionné à hauteur de 40% pour ce volume). Il est facile de vérifier que sa préface allègue que ces textes sont apolitiques. Les “quelques textes qui pouvaient poser problème” (doux euphémisme pour des articles racistes publiés dans un journal pro-nazi), ce sont, d’après le préfacier, des textes sur le foot-ball. “Il faut une singulière mauvaise foi pour laisser entendre que l’on aurait ainsi cautionné des idées inacceptables”, ose écrire le Président d’un organisme chargé de distribuer des fonds publics. Je ne laisse rien entendre : j’affirme que l’Institut culturel a cautionné cette édition de textes racistes, je constate qu’il continue de la cautionner, et d’occulter la vérité sur Drezen, Hemon et tant d’autres.
Au moment où l’Institut culturel de Bretagne va se voir confier la responsabilité d’une Maison de l’Histoire il est nécessaire de souligner la gravité de tels propos.
Françoise Morvan »

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Non seulement la polémique a été étouffée mais l’Institut culturel de Bretagne a cautionné la publication, sous la plume de l’un de ses dirigeants, Emmanuel Salmon-Legagneur, d’un dictionnaire des personnalités bretonnes recommandées pour l’attribution de noms de rues et de lieux publics.

On y trouve le nom de Youenn Drezen, parmi tant d’autres militants nationalistes collaborateurs des nazis. Rien d’étonnant donc si le nom de Drezen est donné à des rues à Rennes, à Brest, à Quimper, à Plouzané où il rejoint son acolyte Xavier de Langlais et tant d’autres…

De courageux lanceurs d’alerte reprennent de temps à autre le combat. Et l’on apprend parfois comment, au nom du breton, des auteurs supposés, comme Per Jakez Hélias, s’opposer au nationalisme, faisaient le lit du nationalisme…

source:le-grib.com

8 COMMENTS

  1. Jerom Ar Banner Déc 2, 2019 at 18 h 44 min
    Quelle haine !!!!..

    😆 😆 a force de la semer,la cultiver,l’ engraisser depuis des siècles, ne jouez pas a l’ étonné,et faux naïf, si aprésent nous sommes vaccinés contre ces menteries!

    vivement que cette bretagne soit indépendante et qu elle aille cultiver ses huitres et langoustines en Angleterre

    • @LE CHAT DORT
      Bien dit! Les Juifs s’en fichent totalement des cathos, mais ceux-ci ne s’arrêteront de propager la haine des Juifs, au besoin en manipulant les squatters arabes de la Terre Juive, que quand ils auront renoncé à leur délire catholique, et ce n’est-pas demain la veille.

    • Lol ( toujours en mode victime …vous n’avez pas d’autres arguments pour varié ? …..)

      La Bretagne indépendante oui vivement ( comme vous dites ) et surement !!
      lorsqu’on aura dégagé les colonisateurs français dont la pire espèce d’impérialistes d’entre eux sont les Jacobins Judéo Maçon ! (hein..!)

      Les Juifs de France qui préfèrent Jérusalem à Paris … ont participés et participent activement à notre occupation . ( idem pur le nord de l Irlande avec vos frères juifs d’UK )

      Asher Cohen : Les catholiques manipulent les squatters arabes de la Terre Juive ?? t’en a pas une autre comme ça ?? Lol
      la “terre juive” je ne connaissais pas … mais des squatteurs oui j’en connais …

      Que la Bretagne vive libre à jamais !
      Amen

      Hon deiz a zeuio !
      Notre jour viendra !

      • De Saint-Brieuc,en totale désertification depuis les années 73, dont les principales entreprises se font fait la malle (Joint Français,etc.) un réel mouroir à touristes, hormis sa baie (des Cochons), célèbre pour son empoisonnement au liseret (pur porc) : même les Bigoudènes de la rue Saint-Guillaume ont préféré fermer boutique. Les crêperies sont ouvertes pendant 5 mois de l’année : bientôt “‘l’ Indépendance”, en effet, rigolo. Que serais-tu sans l’argent des touristes “Judéo-Maçons”, ingrat? Ton “occupation”, pauvre victime… c’est le pinard et la bière.

      • @Jerom Ar Banner
        Mon post qui répondait à vos calomnies a malheureusement été censuré alors qu’il n’affirmait que la pure vérité, émeth. On vous donne le droit de vous exprimer , mais moi non.

        Les millions de Juifs que les cathos ont persécutés et massacrés ne sont pas des victimes mais des bourreaux?

        Je n’ai jamais mis les pieds en Bretagne, sauf 2 fois à Rennes pour affaires, donc l'”impérialisme Judéo-maçon” je me demande ce que cela pourrait-être. Le Protocole des Sages de Sion? Le “complot Juif mondial”? Dès 1940, les indépendantistes bretons ont soutenu les Nazis qu’ils voyaient en libérateurs, mais aussi en approuvaient le génocide Juif.

        Ce sont les cathos d’Europe qui actuellement financent les squatters arabes de la Terre Juive de Judée-Sammarie, pour tuer des Juifs. La Bretagne Libre, je m’en tape, la Bretagne antisémite, je la méprise.

  2. En 1939, la France n’est qu’une fausse nation gouvernée par une troisième ripoublique putréfiée de corruption,et Dalladier sait pertinemment qu’elle va tomber dans l’abîme (n’a-t-il pas été incarcéré après la débâcle?). On peut donc comprendre qu’à la suite de l’effondrement du pouvoir étatique et de l’appareil d’état centralisé en mai-juin 1940, tous les mouvements séparatistes des provinces, Bretagne certes, mais aussi Flandre, Alsace, Savoie, Occitanie, Pays Basque et bien sûr la Corse, aient soutenu le “libérateur Allemand” contre le pouvoir étatique central dit “français”. En 1962, je suis arrivé d’Algérie, enfant, dans une France qui n’était qu’à 17 ans du Régime Vichyste antijuif, dont j’avais été maintenu parfaitement ignorant de l’Histoire,et manipulé par de l’Histoire mensongère j’ai abouti à Amiens. J’ai donc ressenti le parfum nauséabond de ces petites villes de province à l’antisémitisme faramineux, et étais surpris de voir, malgré-cela, des Juifs se cacher dans ces villes pourries, certains étant allés jusqu’à changer leur nom. Quand dans les années 70 j’ai préparé les concours d’internat de villes de “faculté”, je ne passais que Paris et des villes de Méditerranée, j’avais déjà compris que toutes ces provinces antisémites étaient sans valeur pour les Juifs. Heureusement pour moi que je n’ai jamais passé les internats des villes de Bretagne, j’ai poussé jusqu’à Orléans, réputée pour ses persécutions de l’enjuivé Jean Zay en 1936 et sa rumeur antijuive de 1970 et j’y ai quasi-immédiatement dégusté l’antisémitisme des ratés haineux. Au moins depuis 1945, des milliers de Juifs ont été piégés à vivre dans ce pays et beaucoup n’en sont toujours-pas sortis de l’illusion sur la francaouie. Que Dieu ait pitié d’eux!

  3. Il n’ était pas juif le Youdenn Drezen ??

    toujours et encore les mêmes acteurs, entre ce Yudden et les éditions Mouloud aryen

    petits! tout petits bretons, qui ne valez guère mieux que les Grands dont l’ existence fut consacrée a persécuter mon Peuple !

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