Ekev : comment Bénir, fin de l’Exil… (vidéo)

Ekev : la fin de l’exil au fil de l’eau – vidéo

Deut 8, 7 : « Car H’ ton D.ieu te fait venir vers un pays bon, un pays de rivières d’eau, de sources et d’eaux profondes sortant dans la vallée et dans la montagne » ; « Ki H’ Elo-kékha méviakha el erets tova erets na’halé mayim ayanot outhomot yotséim babik’a ouvahar ».

Chaque jour possède un potentiel de bien. Mais ce bien inhérent à ce jour est dissimulé. Il faut donc partir à sa recherche. Des fois, il arrive que ce bien soit plus facilement accessible : il est alors plus aisé de franchir les barrières qui nous séparent de lui. Ce sont les yémé tov, les jours bons, où tout nous réussit. Mais H’ a fait correspondre l’un à l’autre : de même qu’il existe des yémé tov, il existe aussi des yémé ra, des jours « mauvais » durant lesquels on aurait peut-être mieux fait de ne pas se lever du lit, ce jour-là …

En fait, notre travail consiste précisément à découvrir le bien complètement enfoui dans ces jours remplis d’échecs, de déception, d’amertume et de souffrance. Pour y parvenir, il faut s’interroger : quel est le message que le Créateur du monde veut me faire passer ? Si j’ai échoué quelque part, comment puis-je réparer et comment puis-je dans l’avenir me prémunir contre cette situation ou contre cette tendance à la faute ? Le fait même que l’homme s’interroge sur sa propre situation le conduit déjà à retirer un premier voile.

La fin de l’exil est caractérisée par de nombreuses ascensions suivies par tout autant de descentes, parfois vertigineuses … Un verset du psaume 107 décrit bien cette situation : « ils montaient dans les hauteurs puis plongeaient dans les abîmes … ». Il est expliqué que l’épreuve principale sera de garder la foi, malgré les épreuves.

Dans un premier temps, l’homme doit reconnaître que tout, absolument tout vient du Créateur. Les yémé tov tout comme les yémé ra viennent de Lui. Lors des yémé tov, nous consolidons nos acquis, mais lors des yémé ra, nous grandissons en foi … Au début du verset, D.ieu apparaît sous deux de ses Noms : le Tétragramme associé généralement à la miséricorde, et le Nom Elo-kim associé à la rigueur. Le verset dit : « Hachem ton Elo-kim ». Cela signifie que tu dois prendre conscience que D.ieu est Un dans Sa façon de se conduire avec toi.

C’est Hachem qui est ton Elo-kim, les attributs de miséricorde et de rigueur relèvent d’une seule et unique réalité transcendante. Une fois que l’homme s’attache à la foi que D.ieu régit le moindre détail de sa vie, l’homme accède alors à la dimension de « la bonne terre », erets tova. Les sages nous disent : il n’y a de tov que la Torah ! Cela signifie qu’il existe un enseignement de vie caché à l’intérieur de la terre, la artsiout, la matérialité …

Le verset indique que D.ieu t’amène vers la bonne terre. Cela signifie que tu n’es pas abandonné à ton sort. D.ieu poursuit un but pour chaque créature. Ce but est d’amener l’homme à prendre conscience du bien caché en toute chose.

C’est bien par la conscience que Hachem est ton Elo-kim, c’est-à-dire que l’homme est sculpté à travers les expériences heureuses (Hachem) ou plus difficiles (Elo-kékha) de la vie, que petit à petit, progressivement, le Créateur du monde t’amène (méviakha) vers cette constatation que « la terre est bonne ».

Le terme « el » qui signifie « vers » est aussi une syllabe reliée à un nom divin, associé à la miséricorde, comme il est dit (Ps ) : « hessed E-l col hayom » : la bonté de D.ieu se manifeste toute la journée. Cette bonté est tantôt apparente (yémé tov) tantôt cachée (yémé ra) mais elle est toujours là, et ne s’interrompt jamais.

En sortant d’Egypte, les enfants d’Israël ont dû passer par 42 étapes avant d’arriver en Israël. La Torah étant le livre de notre vie, ces 42 étapes représentent autant de stades de conscience et de progression spirituelle que l’homme doit intégrer dans son cheminement.

Au bout de ce chemin de vie, l’espoir demeure d’accéder à la bonne terre, c’est-à-dire de comprendre de façon parfaite que derrière chaque situation qui semble éloignée de la lumière (erets, la terre) se cache pourtant une étincelle de bien (tova). C’est ainsi qu’il faut lire le mot méviakha qui se décompose en mem-beit suivi de yod-aleph-kaf sofit. Mem-beit : ce sont les 42 étapes de la vie.

Yod-aleph-kaf sofit : a pour valeur numérique 511 tout comme tikva, l’espoir.

Méviakha, c’est aussi « kéli ahava », le kéli de l’amour, car le Maître du monde sait bien que nous sommes poussière. Il sait que nous sommes faibles et que nous chutons souvent. Mais, en dépit des difficultés, Son amour sublime nous conduit vers Son but, qui est en même temps notre but ultime : la bonne terre …

Une fois que l’homme a accédé à la bonne terre, en prenant conscience du potentiel et du message enfoui dans chaque jour, l’homme conçoit la matérialité comme quelque chose de nouveau, elle lui apparait dans une dimension plus authentique.

C’est pourquoi la Torah répète le mot erets. D’abord erets tova, quand la terre, c’est-à-dire la situation d’éloignement vis-à-vis d’Hachem dissimule le bien inhérent au jour (tova), puis quand l’homme grandit en conscience et soulève les voiles, il accède à une nouvelle dimension de la terre, cette fois-ci plurielle et féconde : c’est une terre de rivières d’eau, de sources, d’eaux profondes qui jaillissent dans la vallée et dans la montagne !

La terre grossière matérielle, éloignée de la lumière divine devient elle-même génératrice et productrice de l’eau vivante et jaillissante ! La matérialité engendre elle-même la spiritualité : il n’y a alors plus de séparation entre erets et tova, entre la terre et le côté positif qu’elle contient !

En fait, il n’y eut de séparation entre la terre et le potentiel de bien qu’elle contient uniquement parce qu’il fallait que l’homme grandisse en conscience. Au fil des expériences de la vie, comprendre que Hachem hou Elo-kim (Hachem Elo-kékha) et ainsi ressentir que le Créateur nous conduit par amour (méviakha) vers la compréhension de Son unité qui s’exprime à travers l’union de la matière (erets) et de la spiritualité (tova).

La matière n’étant plus alors séparée de la spiritualité, elle peut alors dévoiler l’intense spiritualité qu’elle contient. Car qu’est-ce que la matière sinon une supra contraction d’une spiritualité pure ? L’homme qui a pris conscience du potentiel spirituel de la matière (qui s’exprime dans la pratique à travers l’utilisation positive de l’argent, ou se servir de son corps pour mieux servir D.ieu) peut maintenant retirer les voiles les uns après les autres.

A chaque fois qu’il retirera un voile, une lumière de vie en jaillira … En effet la Torah sous-entend une progression dans le verset : d’abord terme générique  (la bonne terre erets tova), la Torah aborde ensuite les cours d’eau (na’halé mayim) encore extérieurs puis elle remonte à la source (ayanot) pour finir dans les dédales souterrains des abimes (téhomot).

Ainsi, l’homme s’enfonce dans les profondeurs de sa conscience, pour y puiser le meilleur de lui-même, et le ramener à la surface pour en faire bénéficier autrui : c’est la fin du verset, où l’eau jaillit dans la vallée et la montagne.

Cette connaissance abreuve ceux qui relèvent de la vallée (babik’a) c’est-à-dire ceux qui sont encore en bas, en proie aux doutes et aux échecs mais qui sont en chemin, guidés par l’amour sublime du Créateur (méviakha). Mais cette connaissance abreuve aussi ceux qui ont déjà atteint des sommets (bahar dans la montagne) car chacun possède un point positif que l’autre, si grand soit-il ne possède pas.

Voici donc ces trois étapes de conscience qui sont 1.nahalé mayim 2.ayanot 3.outhomot :

 1.Nahalé mayim. Dans un premier temps, l’homme est content de bénéficier du confort dans lequel il vit. Mais le monde matériel, étant a priori éloigné de la lumière divine, lui fait croire qu’il est très bien comme il est, et qu’il n’a nullement besoin d’aller plus loin dans sa recherche personnelle.

Ceci correspond à la dimension extérieure des nahalé mayim, les cours d’eau, où le mot nahalé se décompose en na’h-li, je suis en repos, tranquille. Si l’homme évite de tomber dans ce piège de la fausse tranquillité que lui confère le bien-être matériel,  alors il enlève un premier voile, et bénéficie d’une aide divine en parallèle : il s’agit des na’halé mayim, les cours d’eau vivifiants qui restaurent son âme affaiblie, et qui l’engagent à poursuivre sa route, plus en avant.

2.Ayanot. L’homme qui a évité le premier écueil est en quête de son origine. Il part remonter le fleuve pour aller jusqu’à la source de sa propre identité. En arrivant à cette source (ayan), qui n’est autre qu’une réflexion (iyoun) profonde,  il apprend à avoir un autre regard (aïn) sur lui-même, sur les autres, sur le monde. Il croyait qu’il y avait plusieurs sources (ayanot) mais en fait, il n’y en a qu’une seule (le mot ayanot est écrit de façon défective, ce qui peut être lu ayanat, la source [de un tel] au singulier). Il apprend alors à ne pas juger, à avoir compassion des autres hommes et de toutes les créatures de D.ieu, car elles procèdent toutes d’une seule et unique source divine. A ce stade, il fait tomber un nouveau voile, et accède en contrepartie aux sources ayanot de bénédiction et de connaissance.

  1. Outhomot : Mais la quête de l’homme ne s’arrête pas : au-delà de la source, il décide d’aller toujours plus loin toujours plus profondément dans sa quête personnelle. Il s’enfonce alors dans les profondeurs de sa propre terre, jusque dans les abîmes, téhomot.
  2. Le mot téhomot peut se comprendre comme étant « mahout – tav », soit l’ultime (lettre tav dernière lettre de l’alphabet) essence de l’être (mahout). A ce stade, la dualité n’existe plus : la conscience superficielle de l’homme fusionne avec son moi profond, le helek elo-ka mima’al, la part divine d’en haut, son âme. Tous les voiles tombent brusquement et tous les pans encore obscures de la conscience s’illuminent de la lumière de l’âme. L’homme est alors en dvékout avec D.ieu, car l’âme est une parcelle du divin. C’est alors que s’amorce la remontée : cette connaissance sublime que l’âme a communiqué à la conscience étriquée de l’homme jaillit pour arroser les vallées et les montagnes, les petits comme les grands.

Progression historique à travers les mots du verset :

  1. L’exil eut pour rôle de faire grandir cette perception, à savoir que l’homme doit intégrer la dimension de miséricorde (H’) avec celle de rigueur (Elo-kékha).
  2. Alors le plan divin du retour se met en place par amour : méviakha.
  3. Ce plan passe par le travail de tous les juifs dans l’amour : méviakha, c’est 73, soit 60 et 13 : 60, c’est le kéli (initiale de Kohen Lévi Israel), et 13, c’est ahava, l’amour.
  4. Tous les juifs relèvent les manches pour travailler la terre : erets.
  5. Ils préparent cette terre à développer son plus haut potentiel : l’étude de la Torah : il n’y a de bien tov, que la Torah !
  6. Alors le monde sioniste (erets) se transforme et devient productif (deuxième mention de erets).
  7.   L’homme sioniste de base pensait d’abord mener une vie éloignée de son véritable idéal : nahalé mayim : na’h li, laisse-moi ! Je suis tranquille !
  8. Mais la Torah continue telle des eaux puissantes, à éroder le rocher … L’homme s’interroge, observe, voit : c’est l’œil de la source (ayanot) qui l’appelle, et qui n’est autre que la Torah avec ses 70 facettes (Aïn).
  9. Finalement, l’homme happé par la puissance de la Torah est déstabilisé, décontenancé : sa petite vie avec ses repères se fracture, se morcelle : des questions vertigineuses (téhomot les abimes) le tourmentent … La téchouva n’est pas loin …
  10. Puis ces eaux ne peuvent plus être contenues à l’intérieur : c’est le jaillissement des larmes, la transformation qui se concrétise dans la réalité de la pratique. (yotséim les eaux jaillissent).
  11. Le repenti peut maintenant éclairer et faire bénéficier de son expérience ceux qui sont encore tout en bas dans la vallée (babika) mais il dévoile la gloire de D.ieu y compris à ceux qui se trouvent déjà sur les cimes, les montagnes (bahar).
  12. Tout Israël se réveille et devient Un, autour de la Torah : telle était sa vocation, depuis toujours…
  13. Tel est le secret de la bonne terre : dans ce qui te semble de plus éloigné (la terre), là-bas se cache la lumière. Car chaque juif, chaque juive, contient une intense lumière. Pars et va la chercher !S

Samuel Darmon

De cette parasha nous allons retirer une impression de bonheur, et même de bien-être. Il est en effet question de bénir D.
Mais il est question aussi d’être bénis par D. La question se pose : nous appartient-il de bénir D ? Doit- on Le bénir ou bénir la nourriture?
Le vocable « bénir » convient-il ou doit-on plutôt évoquer une louange ? comment dit-on bénédiction en hébreu? Bénédiction en hébreu se dit ברכה (berakha) et dans ce mot on en distingue un autre : ברך, bérekh : genou. Toutes les lois qui donnent une direction à nos actes s’appellent ‘halakhot : הלכות dont la racine est le verbe aller ou lalékhet ללכת.

Or qu’est ce qui nous permet d’articuler nos jambes pour marcher sinon le genou, c’est-à-dire en d’autres termes que la berakha, que nous faisons nous mène sur la voie de la loi, de la ‘halakha. Notre parasha nous parle beaucoup de pain, de nourriture, de bénédictions, et aussi du pays.

De ce magnifique pays que D nous donne en héritage( chapitre VIII verset 7) pour y vivre avec bonheur et satiété (verset 8), comme il est inscrit dans le verset et y fructifier et en tirer richesses et puissance à condition que….

Nous observions les commandements que D nous a donnés de ce qui nous apparaît être les commandements les plus simples ou de ceux qui sont ou qui semblent être les plus compliqués. Mais qui sommes-nous pour décider quelle parole de D est simple et laquelle ne l’est pas ?

Les sages nous inculquent une règle inébranlable : nous ne devons pas chercher d’explication aux commandements : D nous les a adressés et nous devons les accepter en tant que tels sans aucune condition et sans chercher à savoir si tel commandement est plus important qu’un autre, car ce qui doit être notre « moto » (raisonnement principal) c’est parce que, tout simplement, en tant qu’être humain créé par D nous nous devons dans un acte d’amour véritable et entièrement gratuit observer les commandements qu’Il nous a donnés uniquement parce que nous voulons Lui prouver que nous l’aimons, notre attachement à Sa Torah et que par crainte de Le fâcher, et par acte d’obéissance, nous observons ces commandements.

Ainsi, D. nous gratifiera de tous Ses bienfaits et de toutes Ses bénédictions.
Moïse rappelle au peuple que D. les a fait sortir d’Egypte et qu’Il a opéré des prodiges contre l’Egypte et l’Egyptien et que la promesse de l’Eternel aux Patriarches et l’Alliance scellée dans nos chairs sont les garants de cette bénédiction donnée.

Dès le début du chapitre VIII Moïse rappelle au Peuple que D. même dans le désert a fourni à Son peuple du pain céleste : la manne, pain »spirituel » qui donnait de la sagesse à ceux qui en mangeaient. Ce pain ne nécessitait pas le travail de la terre tandis qu’en entrant dans le pays, le peuple devrait cultiver cette terre qui fournira le pain.
Le nom de cette parasha vient du mot êkev talon עקב que veut dire le texte ? Souvent l’on va traduire par « si » c’est-à-dire : si vous observez les commandements etc………… Ici, je proposerai d’inverser les lettres de עקב et de les placer différemment comme le mot קבע « fixe » c’est-à-dire « fixe » pour toi ces commandements pour en faire quelque chose de définitif et de ne plus se diriger autrement dans la vie qu’à travers les commandements divins.
Le pain, la bénédiction et le pays sont les thèmes centraux de cette parasha bien que l’on y évoque aussi les tefiline et la mezouza.

Le pain est la base de l’alimentation encore que D ait dit que « l’homme ne vivra pas seulement de pain mais de tout ce que l’Eternel a créé pour la consommation »…. Pourtant, à chaque fois qu’il est question de subsistance, il est question de « mihya », qui est d’ailleurs un mot qui vient du mot hayim : vie.

L’alliance avec les 3 patriarches apparaît ici en « filigrane » en effet, dans le verset 10 du chapitre 8 il est écrit : « tu mangeras, tu seras rassasié et tu remercieras (béniras) l’Éternel ton D. » trois actions qui rappellent les trois patriarches.

En fait pour arriver à manger il faut procéder à trois tâches essentielles dont la première est de semer le blé, puis de le cueillir et d’en pétrir la farine-pâte. Peine et dur labeur inclus dans le verset יגיע כפיך כי תאוכל …. Tu jouis du travail de tes mains (psaumes 128,2) ou dans la genèse chapitre 3 versets 17 à 19 : tu mangeras ton pain à la sueur de ton front.
Les allusions avec Avraham avinou sont encore présents dans le Birkat Hamazone où nous bénissons D. en disant à la fin du 1er paragraphe : « ‘hazan et ‘hakol » car, lorsque les visiteurs entraient dans la tente d’Avraham et qu’ils se désaltéraient et se rassasiaient des mets succulents que confectionnait Sara, ils désiraient bénir Avraham qui demandait plutôt qu’ils adressent leurs louanges à D puisque c’est du Créateur qu’il obtenait ce dont il disposait. Et, rien ne nous appartient ici-bas car tout appartient au maître du Monde.

C’est un peu cette idée que le Sefat Emet reprend lorsqu’il écrit qu’il faut, en mangeant, déceler la présence divine dans tout ce que l’on consomme tant dans la nourriture terrestre que dans la nourriture spirituelle et sacrée à travers l’étude de la Torah. Lorsque le verset enseigne que : לא על הלחם לבדו יחיה האדם c’est-à-dire que la nourriture de l’homme ne reposera pas que sur le pain cela signifie que nous devons aussi nourrir notre esprit autant que notre corps mais aussi que le Saint béni soit-Il a créé d’autres choses encore que nous devons utiliser pour nous en nourrir.

Quant à la louange, puisqu’il est certain que RIEN ne nous appartient ici- bas car D est le Maître du Monde, tout se passe comme si on remerciait en quelque sorte notre illustre hôte de nous avoir reçus et permis de nous restaurer avec abondance comme il est écrit dans le Birkat Hamazone : ואכלת ושבעת והותרת וברכת c’est-à-dire : tu mangeras, tu te rassasieras, tu en laisseras et tu remercieras (béniras). Car la bénédiction donne une notion d’abondance…. Une raison supplémentaire de bénir est que sans l’intervention divine en tout et pour tout, la terre ne pourrait être féconde et fructifier.
La Terre. Le Pays. En l’espace de trois versets le mot eretz est écrit 7 fois allusion aux 7 fruits par lesquels le pays s’est distingué ainsi qu’il est écrit :
כי ה’ אלוקיך מביאך אל ארץ טובה : ארץ נחלי מים עינות ותהומות יצאים בבקעה ובהר, ארץ חיטה ושעורה וגפן ותאנה ורימון ארץ זית שמן ודבש, ארץ אשר לא במסכנות תאכל בה לחם לא תחסר כל בה ארץ אשר אבניה ברזל ומהרריה תחצוב נחושת. ואכלת ושבעת-וברכת את ה’ אלוקיך על הארץ הטובה אשר נתן לך
A la lecture de ces versets se pose une question : pourquoi les « fruits de la terre » qui sont les 7 fruits par lesquels le pays a été gâté apparaissent-ils dans cet ordre ?

De cet ordre-là, en effet, on déduira dans quel ordre on devra faire notre berakha on commencera par les produits fabriqués à partir des 5 céréales (blé, orge, seigle, épeautre et l’avoine) puis, si sur une table se trouvent les fruits d’eretz Israël, on fera d’abord la bénédiction sur le vin/jus de raisins/raisin, puis sur les figues, les grenades, les olives et les dattes. Datte étant désignée sous l’appellation générique de miel, car à l’époque biblique, les abeilles n’existaient pas dans le pays et le miel était celui des dattes (silan).

Caroline Rebouh

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