Nouvel incident d’intimidation au Kings College©Vidéo

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La résistible ascension de BDS au sein corps professoral – bref post-scriptum. 

Encore un incident d’intimidation au Kings College, Université de Londres.

 

Malgré les tentatives de les intimider pendant qu’ils préparaient l’organisation de la visite de Dan Meridor, ancien premier ministre adjoint d’Israël, des représentants des associations Israel Society, de Kings College et de City University, ainsi que du Centre Pinsker, sont arrivés à accueillir ce dernier, le 12 février 2018. Non sans devoir se soumettre à des restrictions dictées par des considérations sécuritaires qui ne sont jamais imposés aux événements organisés  par des associations anti-israéliennes et pro-BDS telles que KCL Action Palestine.  Par conséquent, ceux et celles qui sont venus même un peu en retard pour écouter cet homme politique n’avaient pas le droit d’être admis. Les possibilités de faire connaître la tenue de cette réunion étant strictement limitées, la plupart des assistants ont fini par être des étudiants juifs informés bien à l’avance.

N’empêche qu’aussi bien des associations estudiantines que des mouvements anti-israéliens, dont les membres ne sont pas inscrits à l’université, ont pu mobiliser une foule que le service d’ordre n’a pas empêchée de pénétrer dans le bâtiment qui contient la salle où la réunion a eu lieu. Celle-ci a essayé de rendre inaudible le discours prononcé par Dan Meridor, tout en insultant sans cesse les assistants – et parfois dirigeant des menaces contre eux (on  a entendu des cris de «Khaybar» -mort aux Juifs-).

On se rappellera un autre exemple d’intimidation violent – c’est-à-dire l’incident produit le soir du 19 janvier 2016, il y a environ deux ans, lorsque des militants pro-BDS ont tenté de perturber la conférence donnée par Ami Ayalon – sur le campus de Kings College qui va, comme par le passé, accueillir la Semaine de l’Apartheid israélien entre le 27 février et le mars 2018.  Série d’événements «politico-culturels» qui ont pour but de diaboliser tant les défenseurs de l’État hébreu que les Israéliens.

On se rappellera aussi un certain obstructionnisme de la part de l’administration de Kings College pas plus disposées que beaucoup d’autres à être un tant soit peu transparente –  laquelle s’oppose à la communication d’informations, relatives au nombre des personnes sanctionnées et sur la nature des sanctions imposées, même quand celles-ci n’identifient pas les étudiants qui font l’objet de sanctions, par suite de violations graves du code de conduite interne. Au prétexte qu’il serait possible à certains, mis en possession d’informations tirées d’autres sources, d’identifier ces derniers, une fois renseignés à ce sujet.

David Collier compte parmi les défenseurs anglais les plus courageux d’Israël. C’est l’auteur de nombre d’études et d’analyses perspicaces –  y compris la réfutation détaillée – conjointement avec Jonathan Hoffman, également courageux  – d’un livre farouchement antisioniste qui falsifie l’histoire du conflit.  Il a rédigé une étude – fruit d’un travail de longue haleine – qui démontre à quel point les dirigeants et militants principaux du mouvement Palestine Solidarity Campaign sont animés d’extrêmes préjugés antijuifs.

Le lendemain de l’incident qui visait à priver de leur liberté d’expression aussi bien les étudiants qui ont invité Dan Meridor que l’ancien premier ministre adjoint, David Collier a fait paraître sur son blog l’article suivant :  « KCL – y a-t-il quelqu’un qui voudra bien protéger les étudiants juifs» (“KCL – will someone please protect the Jewish students?”)  Dans cet article on voit quelques exemples de messages implicitement ou explicitement racistes que les intimidateurs/intimidatrices  «antisionistes» dont il s’agit n’ont pas eu honte de disséminer.

(Ayant filmé un certain nombre d’étudiants juifs, Anna Rudoi, qui soutient Friends of El Aqsa – Amis d’El Aqsa –  écrit: «Regardez comme tous ces cafards sortent de cette chambre.»)

Est-ce qu’on envisage de prendre des sanctions suffisamment sévères à l’encontre de ces racistes?  Ou bien continuent-ils de bénéficier jusqu’ici d’une indulgence excessive?

Et David Collier de conclure : «Des forces non démocratiques sapent les principes fondamentaux des activités universitaires dans les espaces qui leurs sont consacrés. Les valeurs que représentent l’égalité, la démocratie, la liberté de s’exprimer sont toutes menacées.  Quant vous voyez des étudiants juifs forcés de sortir d’une salle entourés de personnes remplies de haine qui crient «Honte à vous!», ainsi que des messages publiés sur Facebook qui traitent ces étudiants de «cafards», alors vous devez accepter que le territoire où vous vous trouvez est dangereux.»

Tout en assurant une couverture suffisamment détaillée de ces incidents, la rédaction du  Jewish Chronicle n’a pas jusqu’ici jugé opportun de mener des campagnes appelant les responsables des administrations universitaires en question de prendre les mesures nécessaires pour rendre possible l’amélioration de cette situation lamentable.

Peut-être que nombre des lecteurs s’intéresseront à s’adresser aux administrations de Kings College et/ou de University College.  (Pour rappel, l’incident très grave survenu à University College, Université de Londres, au cours duquel nombre d’étudiants juifs ont été victimes d’agressions, de tentatives d’agression, de la part des militants qui voulaient perturber une réunion où Hen Mazzig, officier de liaison des organisations internationales, avait été invité à intervenir)

Par ©Paul Leslie

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