Une vague d’attaques de milices chiites attend les forces américaines en Irak, peut-être aussi en Israël

Les dirigeants iraniens ne se laisseront probablement pas découragés par l’avertissement du président américain Donald Trump, le 31 décembre, selon lequel Téhéran serait tenu responsable des attaques contre les forces américaines en Irak et de la prise d’assaut de l’ambassade américaine à Bagdad. La foule de milliers de partisans du Kataib Hezballah qui ont fait irruption dans l’ambassade mardi, a annoncé le scénario inverse. L’Iran estime que l’intensification de la pression sur les forces américaines en Irak servira ses intérêts en Irak ainsi qu’en Syrie.

Les sources militaires et de renseignement de DEBKAfile notent trois motivations au renforcement de la position hostile anti-américaine de Téhéran à l’heure actuelle :

1. En combattant la «menace américaine à Bagdad», l’Iran espère trouver un slogan unificateur pour recouvrer l’allégeance des masses chiites qui protestent dans le sud de l’Irak et à Bagdad contre une influence iranienne excessive à Bagdad.

2. L’attaque à plusieurs roquettes de la milice Kata’ib Hezballah sur la base américaine K-1 près de KIrkuk le samedi 28 décembre, au cours de laquelle un entrepreneur civil américain a été tué et au moins quatre soldats américains blessés, n’était pas conçue comme un coup unique et ponctuel. C’était le signal pour cette milice chiite de passer d’attaques sporadiques à la roquette sur des sites militaires américains à de lourds bombardements à une échelle qui rappelle les attaques lancées contre les forces américaines par des organisations pro-iraniennes il y a 14 ans.

Le Hezballah n’est pas la seule milice agressive à la disposition du chef d’Al Qods, le général Qassem Soleimani pour cette stratégie. Il peut faire appel à au moins une demi-douzaine de groupes paramilitaires chiites capables et désireux de combattre le «Satan américain».

3. La prise de contrôle par les États-Unis des gisements de gaz de l’est de la Syrie et son renforcement de la présence militaire le long de la frontière syro-irakienne constituent un obstacle majeur aux aspirations de Téhéran à une route terrestre directe via l’Iraq vers la Syrie et le Liban.

Téhéran constate que l’ensemble du cadre logistique et militaire qu’il a minutieusement mis en place des deux côtés de la frontière syro-irakienne fait l’objet d’attaques aériennes américaines et israéliennes constantes depuis début novembre.

Pour toutes ces raisons, Téhéran estime qu’il a beaucoup à gagner en luttant contre la présence américaine en Irak et en Syrie et on peut s’attendre à un moment donné à ce qu’il règle son score avec Israël également.

Surge of Shiite militia attacks in store for US forces in Iraq, possibly Israel too

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