La gaine de myéline des neurones. Dans le système nerveux central, la gaine de myéline d’un neurone est formée par l’enroulement d’une cellule appelée oligodendrocyte autour de la fibre neuronale (Justkeepsmyelin.com)
Lors du 32ème congrès du comité européen pour le traitement et la recherche sur la sclérose en plaques (ECTRIMS), qui s’est tenu à Londres (14 – 17 sept. 2016), la société Merck a attribué un million d’euros à quatre équipes de recherche sur la sclérose en plaque, dont une équipe de l’Université Hébraïque de Jérusalem.

Environ 2,3 millions de personnes dans le monde souffrent de cette maladie. La sclérose en plaque est une maladie inflammatoire chronique du système nerveux central. Elle se caractérise par une destruction de la gaine de myéline qui entoure les neurones et qui a comme fonction de les protéger, les isoler et d’accélérer la vitesse de propagation des influx nerveux. Les lésions altèrent la communication au sein du système nerveux central et provoquent des symptômes tels que des problèmes de motricité pouvant être graves et des troubles de la vision.

Cette année, 260 projets de recherche ont été soumis par 45 pays différents. Quatre équipes de recherche d’Israël, du Royaume-Uni, d’Espagne et du Qatar avec la collaboration du Canada et de l’Allemagne ont été sélectionnés pour se partager la subvention d’un million d’euros attribuée par Merck.

L’équipe de recherche israélienne, menée par le Pr Yuval Dor de l’Université Hébraïque de Jérusalem, propose de mettre au point un nouveau type de diagnostic de la maladie.

Le Pr Dor et son équipe ont ainsi proposé un nouveau test diagnostic de la sclérose en plaque, qui consiste à détecter dans le sang des traces de la mort des oligodendrocytes. En effet, quand une cellule meurt, elle est susceptible de libérer des fragments d’ADN. Etant donné que toutes les cellules d’un individu contiennent le même ADN, un simple séquençage ne permet pas de savoir de quel type cellulaire provient un fragment d’ADN donné. Cependant, l’ADN porte des modifications chimiques, des méthylations. Ces méthylations, parmi d’autres signaux, indiquent à une cellule donnée quels gènes cette dernière doit exprimer et quels gènes doivent rester silencieux. Des cellules de même type – par exemple, les oligodendrocytes – présentent donc le même profil de méthylation. L’équipe du Pr Dor a ainsi identifié des séquences du génome qui présentent des profils de méthylation différents selon les tissus et a mis au point une méthode pour les détecter dans des échantillons de sang. Selon le profil de méthylation obtenu, les chercheurs peuvent savoir quel type de tissu est endommagé.

L’objectif est alors de développer cette méthode de façon à pouvoir l’utiliser comme un test de routine en clinique et détecter l’apparition de sclérose en plaques et d’autres pathologies.

ISRAEL SCIENCES INFOS

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