crédits/photos : VASILY MAXIMOV (AFP/ARCHIVES) Un soldat de l'armée russe dans la ville de Palmyre en Syrie, le 5 mai 2016
L’armée russe a annoncé vendredi avoir demandé au président Vladimir Poutine l’autorisation de reprendre les frappes aériennes à Alep, après une pause de dix jours, face à l’offensive des rebelles contre les forces du régime dans cette ville de Syrie.

« A un moment où les civils continuent d’être tués et les rebelles ont repris les combats contre les forces gouvernementales, nous avons demandé au commandant en chef suprême des forces armées russes de reprendre les frappes aériennes (…) à Alep-est », a déclaré le général Sergueï Roudskoï, de l’état-major russe, au cours d’un briefing.

Les principaux groupes rebelles syriens ont déclenché vendredi une offensive majeure à Alep pour briser le siège imposé par le régime, faisant s’abattre une pluie de roquettes sur les quartiers gouvernementaux de cette cité divisée qui ont provoqué la mort d’au moins 15 civils.

L’ancienne capitale économique de la Syrie et deuxième ville de ce pays est un enjeu majeur tant pour le régime du président Bachar al-Assad que pour les insurgés qui s’affrontent depuis 2011 dans une guerre qui a fait plus de 300.000 morts. 

Le 22 septembre, l’armée syrienne avait annoncé une vaste offensive pour s’emparer de la totalité d’Alep mais ses succès avaient été limités, malgré l’appui de son allié russe qui fait intervenir son aviation en Syrie depuis septembre 2015 et assure ne frapper que des « cibles terroristes ».

Depuis le 18 octobre, la Russie a cependant interrompu ses bombardements aériens à Alep dans le cadre d’une « pause humanitaire » censée permettre l’évacuation des civils et des blessés et le retrait des combattants.

Mais les huit couloirs humanitaires qui y ont été créés à ces fins sont restés quasiment déserts.

L’armée russe « prend toutes les mesures visant à stabiliser la situation à Alep », a affirmé le général Roudskoï, précisant notamment que les passages humanitaires continuaient d’être ouverts 24 heures sur 24 et que des autocars et des ambulances étaient sur place pour assurer l’évacuation des civils et des blessés.

« Nous sommes prêts à examiner toutes les propositions visant à améliorer la situation humanitaire à Alep, y compris l’introduction de +pauses humanitaires+, mais pas pour que les combattants soient les seuls à en profiter », a-t-il ajouté. 

I24 News

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