Ulcan renvoyé aux assises pour un canular mortel

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Capture d'écran Ulcan sur Youtube
Capture d’écran Ulcan sur Youtube — Youtube

Le hacker franco-israélien Ulcan renvoyé aux assises pour un canular mortel

Il est accusé d’avoir fait intervenir les forces de l’ordre au domicile des parents d’un journaliste dont le père est décédé d’un infarctus par la suite

Un article qui lui déplaît, un canular extrême en représailles, une victime qui fait une crise cardiaque et finit par mourir : cinq ans plus tard, le hacker franco-israélien Ulcan, installé en Israël sans intention de revenir, a été renvoyé mardi aux assises par un juge d’instruction parisien. Son avocat a annoncé faire appel de cette décision, dénonçant une procédure à charge et non-contradictoire.

A l’été 2014, Ulcan, de son vrai nom Grégory Chelli, adepte du piratage de sites pro-palestiniens ou de médias, avait multiplié les représailles contre le site Rue89, mécontent du portrait qui lui avait été consacré. Le 29 juillet et le 1er août, le trentenaire, déjà connu pour les canulars poussés à l’extrême de son site « ViolVocal », avait ciblé à deux reprises les parents de l’auteur, Benoît Le Corre.

« Swatting » en représailles

Piratant leur ligne téléphonique, l’activiste avait d’abord fait croire aux époux Le Corre à leur mort de leur fils. Puis il s’était livré à du « swatting », se faisant passer auprès des forces de l’ordre pour un homme retranché qui avait tué sa femme et son bébé, donnant l’adresse du couple. Une vingtaine de policiers avaient cerné la maison à 4h30 du matin. Quatre jours plus tard, le père du journaliste était victime d’un infarctus, avant de décéder un mois et demi plus tard.

« Le lien de causalité entre ces violences et le décès de M. Le Corre apparaît parfaitement établi au vu des éléments médicaux (…) lesquels relèvent qu’il existe ”un lien direct et certain entre ces deux situations extrêmement stressantes et la survenue quelques jours plus tard d’un accident coronaire” sans néanmoins ”pouvoir préciser le pourcentage de responsabilité de ce stress vis-à-vis de la survenue de cet arrêt cardiaque” », compte tenu de ses antécédents cardiaques, écrit le juge d’instruction dans son ordonnance rendue lundi et dont l’AFP a eu connaissance.

En conséquence, le juge a ordonné mardi qu’il soit jugé devant un jury populaire pour des « violences volontaires avec préméditation ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et pour plusieurs délits connexes.

L’été dernier, le parquet de Paris s’était déjà prononcé en faveur d’un renvoi aux assises, mais un nouveau juge d’instruction avait décidé de rouvrir l’enquête pour donner l’occasion à Ulcan de se présenter librement à une convocation, le 11 janvier. Ce que le hacker a refusé, dénonçant par la voix de son avocat une convocation tardive destinée à « donner l’illusion de la contradiction ».

« Il est fantaisiste de considérer que ces faits auraient conduit à la mort, aucune expertise loyale ne peut le confirmer », a réagi l’avocat du hacker, Me Gilles-William Goldnadel. « Je ne vais pas conseiller à mon client de se présenter alors que la procédure est tout sauf loyale », a-t-il ajouté, scandalisé par les procédés « inouïs » des magistrats qui se sont succédé sur le dossier.

Installé en Israël

A l’époque des faits, l’activiste controversé venait de quitter la France, le 31 décembre 2013, pour s’installer en Israël, dont il a obtenu la nationalité trois mois plus tard. Le juge ordonne également que cet ancien membre de la Ligue de défense juive (LDJ), un groupuscule de jeunes sionistes radicaux, soit jugé pour ses autres canulars. Ceux-ci avaient ciblé un policier et plusieurs journalistes tels qu’Aymeric Caron et le directeur de Rue89, Pierre Haski.

Le juge ordonne aussi son procès pour « dénonciations mensongères » et « calomnieuses », « appels téléphoniques malveillants réitérés », « usurpations d’identité », « outrage » et « menaces de mort », entre autres.

 

Une information judiciaire parallèle, ouverte à l’été 2014, est par ailleurs toujours en cours à Paris sur les actes de piratage informatique, pour certains revendiqués par Ulcan et qui avaient touché les sites de Radio France, Rue89, Mediapart et Libération. Dans cette procédure, Ulcan avait pu être interrogé en Israël par les enquêteurs français en juillet 2015.

11 COMMENTS

  1. La Wrance, ce pays des droits de l’homme, seulement si il porte djellaba et babouche.
    Est-ce que pays sera plus arabe que la soumission ne le demande? Quel débandade je repense à l’histoire de France de mon enfance et ce qui était enseigné avec Napoléon, je suis convaincu que s’il le pouvait il demanderait à ne plus être sur ce territoire perdu.

  2. Encore une traîtrise de ce gouvernement Français qui accentue sa soumission à ses maîtres Musulman. Et tout cela pour de petits contrats minables, dont les bénéfices sont discutables.
    La Perse et ses 85 millions d’habitants attirent la convoitise des industriels Français mais l’Iran n’est pas dans la zone d’influence des Français et cela depuis très longtemps. Les Anglais et les Américains voient dans la démarche Française, une tentative de sabotage de leur blocus pour faire plier le régime des Mollahs et des Pasdarans.
    Malgré sa “bonne santé”, l’UE n’est pas de taille a imposer quoique ce soit aux USA. Les accords traités par Messieurs Barnier et Lamy, démontrent une faiblesse évidente.

  3. Comme toujours 2 poids 2 mesures.
    Un connard hurle Allah Hakbar avec un couteau en pleine rue, Il est relâché 1 heure après pour non discernement au moment des faits.JUSTICE DE MERDE.
    ROSA

  4. Petit rappel pour la justice française :
    Avant d’entrer au Fatah, Mohammed Daoud Odeh est instituteur en Cisjordanie, puis en Arabie saoudite. À Riyad, en 1962, toujours instituteur, il rencontre Ahmed Al-Qudwa qui l’intègre au Fatah. Expulsé d’Arabie saoudite, il part s’installer au Koweït qu’il quitte plus tard pour aller habiter à Amman en Jordanie. Il est une figure importante du Fatah durant les divers conflits opposant l’OLP à l’armée hachémite. En 1972, il organise avec l’aide de Abou Iyad le massacre de Munich aux Jeux olympiques d’été de 1972.
    En 1999, il écrit ses mémoires dans Palestine : de Jérusalem à Munich, et les publie sous le nom de Abou Daoud, en français avec la collaboration de Gilles du Jonchay1. Dans ce livre, il revient en détail sur l’opération de Munich, en révélant qu’elle avait été financée par Mahmoud Abbas, et aussi sur ses suites, notamment l’opération israélienne visant à arrêter ou tuer les responsables.
    Il y évoque le mois de janvier 1977, lorsque la France avait refusé son extradition à l’Allemagne et à Israël (l’« affaire Abou Daoud »). Ayant été arrêté à Paris le 7 janvier 1977 alors qu’il se rendait à l’enterrement d’un proche (Mahmoud Saleh, responsable d’une librairie à Paris et assassiné), il était l’objet de deux demandes d’extradition formulées par Israël et l’Allemagne pour sa responsabilité dans le massacre de Munich.
    La France rejette son extradition et l’expulse vers Alger où il est libéré. Cette libération est durement ressentie par Israël et en Allemagne, comme une atteinte à la lutte antiterroriste (Le Monde, 13 janvier 1977). Cependant en Allemagne des documents diplomatiques2 montrent qu’on était peu enclins à y organiser un procès par crainte de nouveaux attentats terroristes palestiniens ; la presse allemande manifestait de la colère, mais des diplomates ressentaient du soulagement.

  5. Cour d’assises pour un coup de téléphone contre le sioniste qui ose se défendre. Essav ne tente même plus de cacher son désir d’anéantissement du sionisme et d’Israël.

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