Iranian President Mahmoud Ahmadinejad delivers a speech under a portrait of Iran's supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, on the eve of the 23nd anniversary of the death of their revolutionary leader Ayatollah Ruhollah Khomeini on June 2, 2012. AFP PHOTO/ATTA KENARE / AFP PHOTO / ATTA KENARE

Eliminant de fait un opposant majeur de l’actuel chef de l’État Hassan Rohani, ont indiqué les médias d’État iraniens ce lundi.

Ahmadinejad n’avait pas annoncé de plans de se présenter au vote qui doit avoir lieu en mai, mais avait prononcé plusieurs discours au cours des derniers mois qui avaient encouragé les spéculations sur son éventuel retour en politique.

Certains commentateurs avaient suggéré que le populiste perturbateur, dont la rhétorique a fréquemment fait enrager l’Occident durant ses huit années au pouvoir, aurait donné aux conservateurs iraniens leur meilleure chance de retrouver le pouvoir.

Mais l’instruction du guide suprême iranien a concrètement détruit ses chances d’obtenir le soutien plus large dont il aurait eu besoin pour mener à bien sa campagne, selon l’agence de presse étatique IRNA.

« Il [Ahmadinejad] est venu me voir et je lui ai dit de ne pas se présenter car je pense que ce n’est pas dans son intérêt ni dans celui de ce pays », a déclaré Ali Khamenei à l’IRNA.

« Cela créera des oppositions et des divisions bipolaires dans le pays, ce qui je pense peut être nuisible. »

La popularité de Rohani a grimpé en flèche après l’accord de l’année dernière avec les puissances mondiales qui a levé la plupart des sanctions sur l’Iran en échange d’une réduction du programme nucléaire du pays.

Un autre potentiel rival – le commandant des Gardiens de la révolution islamique Qassem Soleimani, la personnalité iranienne la plus médiatique de la lutte contre l’État islamique en Irak et en Syrie – a indiqué ce mois-ci qu’il ne se présenterait pas aux élections.

Ahmadinejad a été élu président pour la première fois en 2005. Sa victoire contestée lors des élections de 2009 avait généré les plus importantes manifestations qu’ait connues la République islamique et une répression des forces de sécurité qui avait entraîné la mort d’une dizaine de personnes ainsi que des centaines d’arrestations.

La loi iranienne interdit à un président de briguer un troisième mandat consécutif mais Ahmadinejad aurait eu la possibilité de concourir à nouveau en raison de l’alternance causée par la présidence de Rohani.

Middle east eye

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