Consistoire(s), Elections 2021 : quelles élections ?

Alors que nous sommes à quinze jours  des élections au Consistoire Central, qu’en est-il ?

Evidemment, vu la date choisie pour le début de campagne, le 24 août, puis les Fêtes, la campagne est avant tout une rase campagne. Si ce n’est, il faut le souligner, que le futur élu a déjà été présenté au Conseil d’Administration de début septembre. En effet, le seul et unique candidat a été présenté et s’est inscrit dans la « continuité », ce qui en clair veut vraisemblablement dire ni audit, ni  démarches pour récupérer les six millions attribués sans contrepartie à la SCI, en particulier l’augmentation de capital, qui devait permettre au Consistoire de devenir largement majoritaire dans la SCI, un sujet évoqué qui disparaît dans les sables mouvants consistoriaux.

Petit rappel

Petit retour en arrière sur la «  démocratie »  consistoriale, où les élections se font sans débat, sans bilan, sans programme. Il est vrai que le Consistoire a perdu le goût de la démocratie, au nom d’un soi disant Chalom qui ressemble plus à la préservation de certains intérêts qu’au Chalom. En 2016, lors des élections l’une des Communautés avait répondu à la demande d’organiser une réunion de présentation «  vous viendrez après les élections, ce sera plus équilibré », des choses qu’on n’oublie pas. Puis en 2020, les élections, ont été carrément annulées, contrevenant aux statuts limitant les mandats à trois, On se souvient du  « pour le Chalom et pour terminer une mission ». Quelle mission ? Si c’était pour terminer le Centre du XVIIème, terminé hors délai, avec un budget quasiment doublé par rapport au prévisionnel, qui était de 9 millions €, tout en ayant supprimé les équipements techniques et donc coûteux. Ainsi, la cuisine qui était prévue pour avoir une capacité de servir  600 personnes a été réduite à  un micro-ondes, espérons qu’il soit multifonctions. Quant au Mikve, n’en parlons plus. Dans ces conditions, n’importe quel quidam aurait pu terminer la mission.

En janvier 2020, il y eut deux millions dits «  préemptés » sur la vente du 19 rue St Georges. Préemptés ? Dire« préempté » suppose un « droit de préemption », de quel droit s’agit-il là ? – puis quatre millions versés à titre de dons, subventions quelle que soit la dénomination,  à une société commerciale, la SCI, sans aucune contrepartie, pas même une augmentation dans le capital de la SCI, là oui, il fallait ne pas craindre les conflits d’intérêts au cœur de ces écritures si peu comptables, en étant simultanément le président du Consistoire – de surcroît,  hors mandat statutaire – et le gérant de la SCI. Le résultat :  le président-actuel – sans-mandat-statutaire  a fait passer le Consistoire du statut de propriétaire à celui de locataire avec un loyer à payer, sans que même le  nom du Consistoire Central n’apparaisse sur le bâtiment du XVIIème. Pourtant pour six millions d’euros, on pouvait espérer une enseigne, une plaque, quelque chose, mais rien.

Enfin pour continuer cette focale économique, rappelons que la troisième association non consistoriale, qui détient 19% de la SCI a donc mathématiquement touché 19% des six millions évoqués plus haut. Pas mal. Il reste dans les comptes du Consistoire Central  10 millions de déficit cumulé. Bref, on peut raisonnablement craindre que ce ne soient les derniers instants de cette institution. Et , celui qui présente ce triste bilan, présente dans la foulée son candidat déjà nommé.

Les élections, quelles élections ?

L’ordre du jour  de l’assemblée générale à venir est assez explicite : dans le point des questions diverses, figure l’intervention du nouveau Président, tandis que l’ancien illégitime président fera l’ouverture. On note dans cet ordre du jour de nouvelles cooptations, après celles déjà effectuées lors de l’Assemblée de juin 2021 et celles qui se sont déroulées systématiquement à chaque assemblée. Les noms sont découverts en séance et, tout le monde étant poli, tous sont acceptés sans débat et sans question. Sans vergogne, le président bétonne. Vous me permettrez, à ce propos, de vous signaler la page «  les chantiers du Consistoire »dans l’agenda du Consistoire où l’on pouvait espérer voir  recenser quelques problématiques : la question du  Guett ou encore la part décroissante des synagogues consistoriales ou du récurrent « la place des femmes » par exemple car le pourcentage de femmes titulaires qui prendront part à l’élection est dérisoire, moins de 30 femmes titulaires. Je ne parle pas de ma candidature écartée au prétexte que non prévue par les statuts, alors que le président  n’a pas hésité à s’essuyer les pieds sur les statuts pour un quatrième mandat interdit par les statuts, mais non les « chantiers du Consistoire » ce sont des photos de chantiers de construction avec des casques et du béton !

Face à un tel constat, pourquoi intervenir encore ? Ne sommes-nous pas juifs avec une injonction de participer, de nous impliquer chacun, dans toute la mesure de nos moyens ? Je continue également d’autant plus que l’on me ferme la porte de la synagogue où j’entendais les airs qu’entendait mon père. Une synagogue où le président est non élu depuis près de 20 ans. Il y a des choses qu’on peut oublier, d’autres non. L’histoire n’est pas terminée, elle ne fait que commencer.

Pour qui voter ? Ce n’est pas un souci, que vous votiez ou non, l’affaire est dans le sac. Si vous avez piscine, allez-y, ne participez pas à cette mascarade qui vous utilise pour mieux, en votre nom, privilégier des intérêts qui ne sont pas les intérêts de la Communauté. Vous pouvez encore agir, si le le quorum n’est pas atteint, mais peut-être la cohorte de cooptés réussira-t-elle à donner l’illusion d’une élection.

Consistoire de Paris

Les élections auront le lieu le 21 novembre, avec une clôture des candidatures le 21 octobre, soit quatre semaines de campagne dont deux semaines de vacances. On peut se demander pourquoi quatre semaines et non pas quatre jours de « campagne »? Les affiches de candidature sont judicieusement arrivées dans les synagogues, à la fin des Fêtes, lorsque les synagogues ont retrouvé plus de bancs vides que de bancs occupés. Bref des élections, quelles élections ?

Chavoua tov

Evelyne Gougenheim

2 Commentaires

  1. je suis arrivé a charenton, il y a 16 ans

    j’ ai depuis quitté tout rapport avec le judaisme religieux et synagogal

    syna et autres oeuvres dirigés depuis vingt ans par le même couple

    avec fidélité et dont la responsable est decédée depuis un ou deux ans
    son époux est toujours en place

    élus ? subis depuis ?syna ou communauté consistoriale?

    ayant enfanté une branche de juifs tunisiens, qui ont « leur » syna » dirigée avec ferveur et efficacité par « Gabriel »

    bref! vive la diversité!

    sans moi….notre kippour se passe aux Tournelles chez Marc Z

    comme Zorro…..ou Zemmour

    tiens, le grand chef du consistoire ,le Califat, a eu la bêtise de prononcer une violente diatribe contre Eric Zemmour, depassant scandaleusement son role…

    il vise la grosse sucette rouge , accrochée au revers de son veston, sans doute !!

    comme tous les membres de cette camarilla

  2. Evelyne Gugenheim est au Consistoire, ce qu’était Hugues de Courson pour Bernard Tapie…
    Un procureur général sans talent avec une rancœur immense.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.