Depuis le début de l’année et selon les chiffres donnés par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), environ 68.000 migrants ont réussi à entrer en Grèce depuis la Turquie. Et cela risque bien évidemment de continuer, d’autant plus que les opérations militaires syriennes, appuyées par l’aviation russe, à Alep ont jeté sur la route de l’exode plusieurs dizaines de milliers de personnes, pour le moment bloquées à la frontière turque.

Pour Ankara, qui a signé, fin novembre, avec l’Union européenne, un « plan d’actions » prévoyant notamment une aide de 3 milliards d’euros en échange d’un meilleur contrôle des frontières turques, il est hors de question de porter « tout le fardeau » de l’accueil de ces réfugiés syriens. C’est, du moins, ce qu’a affirmé, ce 8 février, Ahmet Davutoglu, le Premier ministre turc, dont le pays abrite déjà 2,7 millions de déplacés, à l’issue d’une rencontre avec Angela Merkel, la chancelière allemande.

Cette dernière a d’ailleurs vivement critiqué l’attitude de Damas et de Moscou au sujet de l’offensive menée à Alep. « Nous devons nous pencher une nouvelle fois sur la résolution 2254 du 18 décembre, la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a été soutenue par la Russie », a-t-elle dit.

« Dans cette résolution, le Conseil de sécurité demande à toutes les parties de cesser sans délai les attaques contre les civils et contre des cibles civiles, et renoncent en particulier à utiliser des armes qui frappent sans discrimination », a souligné Mme Merkel.

Pour rappel, la résolution 2254 a été adoptée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité. Elle fixe le cadre d’une résolution politique de la crise syrienne, en mettant en place une « feuille de route ».

Quoi qu’il en soit, face à l’afflux de réfugiés, la chancelière allemande a fait savoir que Berlin pourrait solliciter l’Otan pour surveiller les frontières.

« Nous allons utiliser la rencontre des ministres de la Défense de l’Otan [les 10 et 11 février à Bruxelles, ndlr] pour parler des possibilités et de la mesure dans laquelle l’Otan peut aider en matière de surveillance en mer pour soutenir le travail de Frontex [l’agence européenne chargées de surveiller les frontières de l’espace Schengen] et des garde-côtes turcs », a en effet affirmé M. Merkel, qui n’a pas précisé les propositions qui seraient faites lors de cette réunion, dont l’objet doit porter sur la « situation en Syrie d’une manière générale ».

Cela étant, l’on sait que la Turquie réclame depuis plus

Outre les questions humanitaires, le contrôle des flux de migrants en Grèce est aussi une affaire sécuritaire. C’est par cette route qu’au moins deux des auteurs des attentats de Paris sont passés en octobre 2015. Et tout laisse à penser qu’il n’ont pas été les premiers, ni les derniers.ieurs mois l’instauration d’une zone tampon en territoire syrien afin d’y accueillir les civils ayant fui les combats.

Outre les questions humanitaires, le contrôle des flux de migrants en Grèce est aussi une affaire sécuritaire. C’est par cette route qu’au moins deux des auteurs des attentats de Paris sont passés en octobre 2015. Et tout laisse à penser qu’il n’ont pas été les premiers, ni les derniers.

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Laurent Lagneau

Zone militaire

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