Après qu’un kamikaze portant un gilet chargé d’environ 25 livres d’explosifs puissants ait tué 13 militaires américains et de nombreux autres civils à Abbey Gate le long du périmètre de l’aéroport international Hamid Karzai, le commandement central américain a annoncé que l’un des drones sous son commandement a apparemment tué un « planificateur » d’ISIS-K. La frappe de drone s’est produite dans la province de Nangarhar, en Afghanistan. Cela survient un peu plus d’un jour après que le président Biden a promis de traquer les responsables de l’attaque et de les punir. 

La déclaration du US Central Command se lit comme suit :

La déclaration suivante est attribuable au capitaine Bill Urban, porte-parole du US Central Command

« Les forces militaires américaines ont mené aujourd’hui une opération antiterroriste à l’horizon contre un planificateur de l’EIIS-K. La frappe aérienne sans pilote a eu lieu dans la province de Nangahar en Afghanistan. Indications initiales sont que nous avons tué la cible. Nous ne connaissons aucune victime civile.

On ne sait pas si ce planificateur est le même qui est responsable de l’attentat de l’aéroport ou un autre cerveau du groupe. Nous ne savons pas non plus combien de personnes ont été impliquées dans l’attaque et la planification qui y a conduit. Quoi qu’il en soit, cette action souligne clairement la promesse de Biden de prendre des mesures contre ISIS-K.

La déclaration dit spécifiquement qu’il s’agissait d’une opération « au-delà de l’horizon », dans laquelle un avion a volé de l’extérieur de l’Afghanistan pour mener la frappe antiterroriste. C’est sur ce concept d’opérations que s’appuiera l’administration Biden une fois que les forces américaines auront quitté l’Afghanistan. Il convient également de noter que cette frappe a eu lieu avant que les États-Unis ne quittent le pays déchiré par la guerre. Certaines actions envisagées seraient suspendues jusque-là afin de ne pas déclencher une autre attaque terroriste. C’est une idée douteuse qui ne correspond pas au fonctionnement de l’Etat islamique. 

MQ-9 a été utilisé comme il est logique. Si nous obtenons des images de la scène, ne soyez pas surpris s’il s’agissait d’une frappe JSOC AGM-114R9X .  On dirait que cela n’était peut-être pas le planificateur de l’attentat de l’aéroport, mais préparait de futures attaques . La frappe coïncide également à peu près dans le temps avec un autre avertissement du département d’État concernant la possibilité d’une attaque terroriste imminente contre l’aéroport Hamid Karzai . 

Source: War-Zone

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Deux cibles «importantes» de l’EI tuées par une frappe américaine

Le Pentagone annonce avoir mené une frappe de drone dans l’est de l’Afghanistan, sans faire de victime civile. Il s’agit de la première riposte depuis l’attaque qui a fait des dizaines de morts à l’aéroport de Kaboul.

 

Le Pentagone a annoncé samedi que «deux cibles importantes» du groupe Etat islamique (EI), des «organisateurs» et «opérateurs», avaient été tuées et une blessée dans une frappe de drone des Etats-Unis menée en Afghanistan, sans révéler leurs noms.

«Il n’y a à notre connaissance aucune victime civile», a indiqué le général américain Hank Taylor. Le porte-parole du Pentagone John Kirby a refusé d’expliciter s’ils avaient été directement impliqués dans l’attentat de jeudi près de l’aéroport de Kaboul, qui a fait plus d’une centaine de morts dont treize soldats américains.

Cette attaque a été revendiquée par l’Etat islamique au Khorasan (EI-K). «Il s’agit d’organisateurs et d’opérateurs de l’EI-K, c’est une raison déjà suffisante», a répondu le porte-parole lors d’une conférence de presse. Cette frappe a été conduite au cours «d’une seule mission», a précisé M. Kirby.

Personne ne dit que parce que «nous les avons eus, nous n’avons plus à nous inquiéter face à l’EI-K», a toutefois souligné le porte-parole, en affirmant que l’armée américaine restait concentrée sur cette menace encore active. «Le fait que ces deux individus ne soient plus sur la surface de la Terre est une bonne chose», a-t-il poursuivi.

Evacuations en cours

Les opérations d’évacuations d’Afghanistan se poursuivent. «De fait, il y a environ 1400 personnes à l’aéroport de Kaboul qui ont été contrôlées et se sont enregistrées pour des vols aujourd’hui», a précisé le général Taylor.

Au total, près de 112’000 personnes ont été évacuées depuis le 14 août, veille de la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, selon les derniers chiffres du gouvernement américain.

Première riposte

Après l’attaque, qui a fait jeudi au moins 85 morts, dont 13 soldats américains, et revendiquée par l’Etat islamique au Khorasan (EI-K), le président américain Joe Biden avait promis des représailles. «Nous vous pourchasserons et nous vous ferons payer», a-t-il affirmé à l’adresse des auteurs de l’attaque la plus meurtrière contre l’armée américaine en Afghanistan depuis 2011. «Nous répondrons avec force et précision quand nous le déciderons, où et quand nous le choisirons», avait-il ajouté.

Le risque d’autres attentats persiste, selon Washington. «Nous estimons qu’il y a toujours […] des menaces précises et crédibles», avait prévenu vendredi John Kirby. L’attachée de presse du président Biden, Jen Psaki, citant des experts sécuritaires, a estimé une autre attaque «probable». Les prochains jours seront «la période la plus dangereuse à ce jour», a-t-elle ajouté.

Le Temps

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