A woman walks between anti-tank hedgehogs, which were installed to protect the city from the Russian troops, in Kyiv, Ukraine, Thursday, Dec. 1, 2022. (AP Photo/Bernat Armangue)

Kyiv accuse le directeur de la centrale de Zaporijia d’être un traître, la moitié du réseau électrique toujours hors d’usage…

Le nouveau directeur de la centrale nucléaire de Zaporijia, accusé de traîtrise par les Ukrainiens

Fraîchement nommé et déjà décrié. L’opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a accusé jeudi le nouveau directeur ukrainien de la centrale de Zaporijia, nommé la veille par la Russie qui s’est approprié le site, d’être un «traître» pour avoir accepté de collaborer avec Moscou. Iouriï Tchernitchouk, un ingénieur ukrainien qui travaillait déjà dans la centrale, a annoncé mercredi dans un communiqué «accepter» la proposition russe de diriger ce site nucléaire. «Iouriï Tchernitchouk, jusque-là ingénieur en chef adjoint de la centrale, qui a exercé ses fonctions pendant la guerre, a trahi l’Ukraine et est passé du côté de l’ennemi», a déploré jeudi le chef d’Energoatom Petro Kotine dans un communiqué. «Au lieu de tout mettre en œuvre pour libérer la centrale au plus vite, il a décidé d’aider les occupants russes à légaliser leur appropriation criminelle du site et incite désormais d’autres employés à le faire», a-t-il également regretté. Energoatom a assuré avoir «renvoyé» Tchernitchouk de ses fonctions.

L’UE veut contraindre la Russie à payer pour les destructions en Ukraine.

 Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a annoncé jeudi qu’il allait étudier avec ses partenaires de l’OSCE, dont la réunion s’est ouverte à Lodz en Pologne, «toutes les possibilités légales» destinées à contraindre la Russie à payer pour la destruction de l’Ukraine. «Nous avons saisi près de 20 milliards d’euros auprès d’oligarques et de personnes soutenant la Russie, et nous contrôlons environ 300 milliards de ressources financières de la banque centrale russe», a-t-il indiqué. «Cet argent doit être utilisé pour la reconstruction de l’Ukraine», a-t-il insisté lors de la réunion ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui se tient à Lodz (centre). L’Organisation réunit 57 membres, dont la Russie et l’Ukraine. Varsovie, qui assure cette année la présidence tournante de cette organisation, a refusé l’entrée sur son territoire au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Moscou a dénoncé cette décision «provocatrice». Le chef de la diplomatie européenne a fermement dénoncé l’agression de la Russie contre l’Ukraine, estimant qu’elle constituait une violation du droit international et des principes de l’OSCE.

Près de la moitié du réseau électrique ukrainien toujours hors d’usage.

Une semaine après les dernières frappes russes sur les infrastructures énergétiques, la moitié du réseau électrique ukrainien est toujours hors service. C’est ce qu’a indiqué l’opérateur privé DTEK, tout en soulignant les efforts «de jour comme de nuit» des électriciens pour les réparer. «La Russie a détruit 40 % du système énergétique ukrainien avec des attaques terroristes aux missiles. Des dizaines de travailleurs de l’énergie ont été tués et blessés», a affirmé DTEK dans un communiqué publié sur Telegram. Après avoir essuyé des défaites militaires humiliantes sur le terrain, la Russie a commencé en octobre à cibler des installations énergétiques ukrainiennes, provoquant de graves dégâts. Chaque jour, des graves pénuries d’électricité affectent des millions d’Ukrainiens chaque jour. Le 24 novembre, les dernières frappes massives sur ces sites ont laissé dans le noir et le froid des régions entières, y compris la capitale. L’opérateur privé a aussi dit «tout faire pour qu’il y ait de l’électricité dans chaque maison de Kyiv au moins une ou deux fois» par jour.

Plus de 1 300 prisonniers ukrainiens libérés depuis le début de la guerre.

C’est ce qu’a annoncé jeudi le président Volodymyr Zelensky après un nouvel échange de prisonniers entre Kyiv et Moscou. «Nous ne nous arrêterons pas tant que nous ne (les) aurons pas tous récupérés. Après l’échange d’aujourd’hui, ce sont déjà 1 319 héros qui sont rentrés chez eux», s’est félicité le président ukrainien sur Telegram. Selon son chef de cabinet, Andriï Iermak, «50 défenseurs de l’Ukraine ont été libérés» jeudi, dont des «défenseurs de Marioupol et d’Azovstal», l’aciérie de cette ville portuaire du sud de l’Ukraine pilonnée au printemps par l’armée russe avant de tomber. Andriï Iermak a précisé que «des prisonniers qui se trouvaient à Olenivka», une prison contrôlée par la Russie dans l’est de l’Ukraine, avaient été également libérés. Fin juillet, ce centre pénitentiaire avait été bombardé, ce qui avait causé la mort de nombreux prisonniers de guerre ukrainiens. Kyiv et Moscou s’étaient rejeté la responsabilité de la frappe.

par LIBERATION
Dans les rues de Kyiv, ce jeudi. (Bernat Armangue/AP)

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