Kippour sur la place Dizengoff à Tel-Aviv

C’est incroyable que le Covid soit le seul moteur de cette merveilleuse tradition. Lorsque les synagogues ont fermé, la communauté Rosh Yehudi s’est rendue place Dizengoff à Tel-Aviv pour célébrer Yom Kippour. Cette année, de nombreux habitants de Tel Aviv ont demandé : « C’est fini ? Ce « minyan » n’aura plus lieu ? », alors il a été décidé de continuer. Par la journaliste Sivan Rahav Méir. (Vidéo ci-dessous).
Plus de deux mille personnes ont afflué sur la place Dizengoff, même la fontaine a été fermée pour la journée, afin que tout le monde puisse entendre. Tous les livres de prière qui avaient été préparés ont été distribués, toutes les chaises en plastique ont été occupées. L’office de Kol Nidrei affichait « complet ». »
Après la prière, Lena Rosovsky, journaliste à « Kan », qui a immigré de Russie en Israël à l’âge de neuf ans est venue vers moi. « Pour moi, le symbole des fêtes c’est les volets fermés. Quand j’étais enfant à Moscou, je me souviens que nous fermions les fenêtres pour qu’on ne nous voie pas célébrer les fêtes juives, et le jour de Yom Kippour, mes parents allaient même travailler en jeûnant. C’est pourquoi c’est tellement émouvant pour moi de voir Yom Kippour dehors, dans la rue. Ici, on n’a pas besoin de fermer les volets. »
C’est possible !
Puis Anat s’est approchée. Elle a dit que chaque fois qu’elle traverse la place Dizengoff, son cœur bat plus vite et qu’elle est nerveuse. C’est ce qu’elle ressent depuis la nuit où elle a survécu à l’attaque terroriste de Dizengoff. Il est vrai que non loin d’ici, il y a environ six mois, Barak Lofen, Eitam Megini et Tomer Morad ont été assassinés. « C’est la première fois que je suis ici et que je respire normalement, et je me sens même heureuse », a-t-elle dit en désignant les milliers de personnes tout autour, vêtus de blanc, souriants.
Juste avant la prière de clôture (ne’ila), le rabbin Assaf Tabachnik a dit ceci : « Nous appelons cette prière la prière de clôture parce qu’apparemment c’est tout, nous clôturons la fête et nous lui disons au revoir, c’est la fin. Mais ce n’est pas vrai. Nous avons tous atteint un certain niveau, un niveau supérieur, ce jour-là. Nous sommes tous meilleurs. Aussi, nous voulons « bloquer »* cette situation, nous bloquer dans cette nouvelle situation, pour toute la nouvelle année. Regardez autour de vous. Ceci est aussi possible. »
*( la racine na’al נעל a deux sens proches : clôturer et bloquer )
Puis le shofar a sonné. Puissiez-vous être inscrits et scellé dans le livre de vie.
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