Les principaux responsables sont à couteaux tirés sur l’ampleur de la crise humanitaire à Gaza

 

Des divergences se font entendre sur les retours de boomerang potentiels liés à la crise humanitaire à Gaza, entre des ministres, des généraux et des services de sécurité.

Personne ne conteste que les gens à Gaza vivent dans des conditions de plus en plus délabrées depuis qu’ils vivent sous la férule du Hamas. La controverse porte sur :

-1) le potentiel de détresse comme déclencheur éventuel de violences tournées contre Israël plutôt que contre leurs dirigeants

-2 ) La responsabilité d’Israël quant à la prise de mesures préventives

Le chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Gady Eisenkot, dans un briefing présenté devant le Cabinet ministériel de dimanche dernier, le 4 février, citait une évaluation des services intérieurs de sécurité, le Shin Bet.

Elle prédisait que les chefs du Hamas, qui n’ont ni la volonté, ni la capacité de résoudre les problèmes des gens, vont capitaliser sur leur détresse (40 à 50% de chômage) pour mettre en scène une vague d’assauts par masse humaine se lançant désespérément pour abattre les barrières de sécurité israéliennes. Les troupes israéliennes devraient alors tirer pour freiner l’incursion t tout cela résulterait par un massacre qui déclencherait alors « légitimement » une guerre »…

L’évaluation du Shin Bet ajoute que le Hamas est, de plus, motivé par l’urgence de retourner vers le Président égyptien Abdel Fattah ele Sissi pour qu’il cesse d’imposer  un blocage terrestre et économique sévère contre la Bande de Gaza, ainsi que pour montrer ses muscles à l’Autorité Palestinienne, qui a arrêté de financer les livraisons d’électricité.

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman s’est aligné derrière le chef d’Etat-Major et le Shin Bet, espérant en partie que sa rhétorique  belliqueuse l’aiderait à sauver son parti Israel Beitenu d’une déroute dans les sondages.

L’évaluation opposée est offerte par les services de renseignements militaires de Tsahal (AMAN), fondée par des faits et des statistiques recueillies dans des études secrètes menées à l’intérieur de la Bande de Gaza. l’évaluation large d’une crise économique largement en cours est interrogée dans les conclusions de l’étude, parce qu’on a trouvé les rayons et étagères des échoppes et des marchés chargés d’assortiments de nourriture et de biens de consommation courante.

Si les choses vont aussi mal, comment serait-ce possible que les Gazaouïs aient commencé la construction de trois nouveaux centres commerciaux et que 400 camions chargés de produits et de médicaments traversent d’Israël à Gaza jour après jour, demandent les chercheurs des renseignements militaires.

L’électricité et l’eau sont, en effet, en quantité limitée, parce que l’Autorité Palestinienne refuse de payer les factures, mais ces pénuries ontr prévalu dans l’enclave depuis des décennies, mais du temps de l’occupation égyptienne avant 1967. Tout comme pour le taux de chômage galopant, il n’est guère plus élevé que la moyenne de la plupart des autres parties du Moyen-Orient.

Le document de l’AMAN ne voit, par conséquent, aucune cause de déterminer que la détresse économique à Gaza conduise inévitablement à une confrontation militaire.

Le ministre Likoud des transports et des renseignements, Yisraël Katz  accepté la version alarmiste du ministre de la défense et du Shin Bet. Ayant indiqué qu’il se jette dans la bataille pour la succession du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, il exhorte à mener une action rapide afin de soulager la détresse économique de Gaza.

Yaïr Lapid, chef de l’opposition du Parti de l’Avenir (Yesh Atid), accepte avec ferveur qu’Israël doive tendre une main  aidante, parce que « Nous n’avons pas de conflit avec le peuple de Gaza, mais seulement avec le Hamas ». Cette vision domine dans les médias locaux importants, dont tous maintiennent des journalistes à proximité et dans l’entourage de ces hommes politiques.

Un spectacle parallèle s’est mis en scène lors de la conférence palestinienne des donateurs à Bruxelles. Le 31 janvier, le programme israélien d’assistance humanitaire et de réhabilitation pour la Bande de Gaza a été présenté par Tzachi Hanegbi, Ministre Likoud de la Coopération Régional et le Général-Major Yoav Mordechaï, dont le mandat s’achève, en tant que Coordinateur des Opérations dans les Territoires pour le gouvernement.

Ces programmes, destinés à éviter une catastrophe, coûteraient une somme estimée à un milliard de dollars, qu’on a demandé à la « communauté internationale » de payer.

Leur calendrier est dépassé, rapportent les sources de Debkafile. La plupart des gouvernements donateurs ont renoncé à la cause palestinienne et sont réticents à envoyer des financements d’assistance – et même les derniers pro-palestiniens irréductibles, la Turquie et le Qatar restent très prudents avant de débourser des liquidités.

Cette semaine, un groupe d’officiers supérieurs de haut-rang dans Tsahal s’en est alerté. Craignant que la controverse et les initiatives contestables ne propulsent bon gré mal gré la situation de Gaza en une crise de guerre réelle, ils se sont tournés vers le ministre de la défense pour l’appeler à prendre ses distances avec ses terribles prédictions de guerre imminente. Le changement de ton était visible lors d’un entretien à la télévision qu’a donné le ministre de la défense le 2 février.

« Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza » a t-il précisé et on ne s’attend guère à une « explosion imminente. L’écho d’une réponse est parvenu de Gaza, où un responsable palestinien demeuré anonyme est venu dire : « Une guerre à Gaza n’a rien d’imminente ».

Ce serait intéressant d’entendre pourquoi le chef d’Etat-Major a préféré suivre le Shin Bet à propos de la crise à Gaza, plutôt que sa propre branche des renseignements de l’armée.

  

Israel’s top officials at odds over humanitarian crisis in Gaza

Ajout :

Le salaire moyen d’un Palestinien est 2, 5fois plus élevé que celui d’un Algérien

Un haut responsable islamique palestinien a appelé les pays arabes et islamiques à fournir une aide financière à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) suite à la décision du gouvernement américain de réduire le financement de l’agence.

Sans aucune gêne, le sheikh Ekrima Sabri, l’ancien mufti de Jérusalem, a lancé l’appel lors de son sermon de vendredi dernier à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

Sabri a déclaré à des milliers de fidèles musulmans que la position de l’administration américaine à l’égard de l’UNRWA n’était pas surprenante, surtout après l’annonce du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’État juif.

«Nous assistons à des conspirations contre Jérusalem et la question des réfugiés», a déclaré le sheikh Sabri. Ils veulent liquider la question des réfugiés, a prétendu l’hypocrite.

«Les pays arabes et islamiques devraient financer l’UNRWA sans dépendre d’aucun autre pays jusqu’à ce que les réfugiés rentrent chez eux.»

La semaine dernière, le Commissaire général de l’UNRWA, Pierre Krahenbuhl, a également lancé un appel similaire aux pays arabes pour qu’ils financent son agence. Il s’exprimait lors d’une réunion de la Ligue arabe des ministres des Affaires étrangères au Caire.

La Russie et neuf pays européens avaient convenu d’accélérer leurs contributions pour aider à combler la baisse annoncée par la décision de l’administration Trump de réduire le financement américain.
Ils veulent le pain des peuples arabes au nom de la cause palestinienne !

Les Palestiniens n’ont aucun égard par rapport à la situation difficile des peuples de la région. Non seulement ils vivent par l’aumône, mais aussi ils veulent toujours plus d’argent au nom de leur sacro-sainte cause.

Environ 55% de la population des pays arabes, soit 170 millions de personnes, vit en dessous du seuil de pauvreté, selon le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Ligue arabe rendu public en décembre 2017 au Caire.

Ce document met également l’accent sur l’importance du chômage des jeunes qui représentent « plus de 50% de la population sans emploi dans la plupart des pays arabes« . Le monde arabe se retrouve ainsi en tête des régions du monde pour le chômage des jeunes.

On constate aussi que la région fait toujours face à de nombreux défis dans la réalisation de la sécurité alimentaire et la nutrition et dans la préservation de sa base fragile de ressources naturelles, y compris la raréfaction des ressources en eau douce, la croissance démographique, la forte dépendance aux importations et l’impact des conflits et des crises.

Plusieurs pays arabo-musulmans sont incapables d’éradiquer la faim ou améliorer la nutrition des enfants.

Pire encore, le monde arabe est en tête du hit-parade mondial de l’analphabétisme.

Sur les 300 millions d’individus qui constituent la population arabe, il y a environ 100 millions d’analphabètes selon l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO) dont le siège est à Tunis. Ce sont les femmes qui sont le plus touchées par ce fléau, puisque la proportion des analphabètes avoisine 60% parmi les personnes de sexe féminin.

Même le continent africain fait mieux que les pays arabes !

Cet état des lieux, à la fois triste et alarmant, a été fait à l’occasion de la célébration de la Journée arabe de lutte contre l’analphabétisme, le 12 janvier dernier.

La célébration de cette journée procède de notre conviction profonde que la lutte contre l’analphabétisme constitue la clef pour éradiquer le sous-développement, l’exclusion et l’ignorance et partant, édifier une société plus heureuse et moderne. Alors, au diable la question palestinienne !

Le rapport publié par l’ALESCO souligne aussi et surtout que le phénomène ne risque pas d’être endigué dans les prochaines années au vu du rythme où vont les choses.

Ainsi, des pays comme la Syrie, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Yémen, l’Algérie, le Soudan et le Maroc pataugent toujours dans ce fléau. Pis, ces cinq pays groupés totalisent à eux seuls 78 % des analphabètes du monde arabe !

Cet état des lieux montre la relation entre l’analphabétisme et le terrorisme. Il est même à craindre que la situation s’aggrave. En Tunisie par exemple, qui est citée dans le rapport de l’ALESCO, l’éradication de l’analphabétisme n’est pas pour demain. Les efforts du gouvernement et de la société civile achoppent sur le phénomène de la déperdition scolaire surtout après la révolte de 2010.

Au Maroc aussi, plus de 400 000 élèves quittent les bancs de l’école chaque année. Selon le même rapport, un million d’enfants marocains ne trouvent pas de place au sein de l’école chaque année.

De plus, selon une étude de la banque mondiale, 47% des élèves des pays arabes terminent leurs cinq premières années à l’école sans avoir acquis les compétences nécessaires en matière de lecture, d’écriture et de calcul.

C’est dire qu’il est primordial se concentrer sur nos vrais problèmes, et arrêter les surenchères sur la question palestinienne. Encore une fois, au diable la Palestine !
Le salaire moyen d’un Palestinien est trois fois plus élevé qu’en Tunisie et le double du Maroc, et six fois supérieur à l’Egypte

Selon des données récentes récoltées par le site mondial Numbeo, et analysées par le journal arabophone basé à Londres El-arabi-al jadid, le Palestinien touche 6 fois plus qu’un salarié en Égypte.

* Huit pays arabes enregistrent un salaire mensuel moyen inférieur à 1000 dollars par mois.

* Le salaire moyen d’un marocain est de 402 dollars.

* L’Algérie occupe la 13e place du classement avec un salaire mensuel moyen d’environ 295 dollars.

* Suit la Tunisie avec 286 dollars par mois,

* L’Égypte, 161 dollars

* Puis la Syrie, 99 dollars.

* Les Palestiniens ? Ils touchent 705 dollars par mois en moyenne…

L’ironie est là. Ceux pour qui le monde se mobilise perçoivent un salaire moyen dans les territoires de l’Autorité palestinienne de 2,5 fois supérieure à ceux d’Algérie, le double du Maroc, et 3 fois plus qu’en Tunisie.

Finalement, les arabes de Palestine sont une des populations les moins pauvres des pays arabes (hors riches pays pétroliers du Golfe).

Et les dirigeants palestiniens sont immensément riches.

Rappelons que les Palestiniens pompent les aides des pays européens, et que des familles assistées à Gaza vivent gratis tous frais payés. Les Palestiniens mangent le pain des Maghrébins.

Au lieu de se lamenter pour la cause palestinienne qui nous coûte des fortunes, les peuples arabes feraient mieux de pleurer sur leur propre sort. Une dernière fois, au diable la Palestine !

Au diable la Palestine ! Le salaire moyen y est 2,5 fois plus élevé qu’en Algérie !

Un haut responsable islamique palestinien a appelé les pays arabes et islamiques à fournir une aide financière à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies…

dreuz.info

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