Le mois dernier, les jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh) s’emparaient d’Al-Baghdadi, qui était alors la dernière ville de la province d’al-Anbar encore contrôlée par les autorités irakiennes. Cette prise pouvait inquiéter dans la mesure où l’importante base d’Ain Al-Assad, qui accueille 300 instructeurs militaires américains, est située dans les environs immédiats de cette cité.

Finalement, l’occupation d’Al-Baghdadi par l’EI n’aura pas duré longtemps. Dans un communiqué diffusé le 6 mars l’US Centcom, le commandement militaire américain chargé de l’Asie centrale et du Moyen-Orient, l’on a appris que les forces irakiennes et les combattants tribaux de la région d’al-Anbar en avaient chassé les jihadistes, avec l’appui aérien de la coalition internationale emmenée par les États-Unis, qui parle de « frappes aériennes précises et efficaces sur les positions ennemies dans et autour d’Al-Baghdadi »

D’après le compte-rendu hebdomadaire de l’opération Chammal, des avions français ont effectué des frappes dans ce secteur. Mais l’État-major des armées (EMA) n’a pas précisé s’il s’agissait d’appareils appartenant à l’armée de l’Air ou à la Marine nationale, le porte-avions Charles de Gaulle ayant rejoint la coalition le 23 février dernier.

En outre, les forces irakiennes ont également réussi à reprendre trois ponts sur l’Euphrate, ces derniers étant contrôlés par l’EI depuis septembre, ainsi que 7 villages au nord-ouest d’Al-Baghdadi, sur la route d’Hadithah.

Dans le même temps, et avec un appui iranien, l’armée irakienne a lancé, le 2 mars, une grande offensive pour tenter de reprendre la ville de Tikrit. Selon le général américain Martin Dempsey, chef d’état-major inter-armées, l’implication de Téhéran est « plus manifeste en Irak depuis 2004, avec de l’artillerie et d’autres moyens ». Ce que voit d’un mauvais oeil par les monarchies sunnites du golfe arabo-persique.

« Tikrit est un excellent exemple de ce dont nous nous inquiétons. L’Iran est en train de prendre le contrôle du pays », a affirmé, le 5 mars, le prince Saoud Al-Fayçal, le  ministre saoudien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

« Tout le monde sait qu’il y a un certain mouvement des forces iraniennes -à la fois dans et à l’extérieur du nord de l’Irak- qui sont engagées dans les combats depuis le tout début. Mais ce n’est pas coordonné. Nous ne nous coordonnons pas avec eux », a répondu le chef de la diplomatie américaine.

Cela étant, pour le prince Saoud Al-Fayçal, la « coalition internationale doit relever le défi au sol ». Et d’ajouter : « Le royaume saoudien souligne l’importance de favoriser les moyens militaires nécessaires pour relever ce défi. »

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