Abou Mazen prépare le terrain pour un report des élections

Abou Mazen craint plus que tout les élections législatives qui devraient avoir lieu le 22 mai prochain et qui pourraient voir le Hamas remporter une grande victoire. Malgré les tentatives répétées de réconciliation et d’union entre les deux factions terroristes, le Hamas est à l’affût et le chef de l’Autorité Palestinienne ne sait pas comment faire pour résoudre la quadrature du cercle : avoir l’air d’un démocrate face à la communauté internationale (il n’y a pas eu d’élections depuis 16 ans..) et en même temps maintenir le Fatah au pouvoir en Judée-Samarie, d’autant plus que l’organisation terroriste qu’il préside se présente sur trois listes concurrentes. Une défaite annoncée.

La solution est vite trouvée : c’est à cause d’Israël que ces élections nen pourraient pas avoir lieu ! Nabil Chaat, conseiller d’Abou Mazen a averti mardi que ces élections pourraient être reportées parce qu’Israël ne réagit  toujours pas à la demande de l’AP de faire participer au scrutin les Arabes des parties de Jérusalem libérées en 1967. Pour Israël, il s’agirait d’une atteinte à sa souveraineté sur Jérusalem, et à l’inverse l’AP y verrait une « victoire sur le chemin de la libération de Jérusalem ». « Les élections n’auront pas lieu sans Jérusalem » a proclamé Nabil Chaat.

L’Autorité Palestinienne a déjà alerté l’Union européenne et l’Administration Biden, très bienveillantes envers elle, afin qu’elles fassent pression sur Israël sur cette question. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou ne s’est pas encore prononcé officiellement sur cette épineuse question, mais sur le terrain, l’affichage, les réunions et les meetings électorauxs sont interdits dans la partie orientale de la capitale israélienne. Certains contrevenants ont même été arrêtés par la police.

Israël pourrait une nouvelle fois être celui qui retire l’épine du pied du vieux chef terroriste qui en dépit de ses accusations permanentes contre l’Etat juif craint plus que tout de se faire doubler par le Hamas.

Photo Amir Lévy / Flash 90

1 COMMENTAIRE

  1. Dicton arabe: Ni je t’aime ni je peux me passer de toi. Telle est la relation des Palestiniens envers Israel.
    Le contraire n’est bien sur pas vrai. Ce serait plutot je ne t’aime pas, je peux me passer de toi, mais on me l’interdit.

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