Des discours, pas de déclaration collective contre l’antisémitisme

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Des discours – oui, mais pas de déclaration de guerre collective contre l’antisémitisme, de la part de 50 dirigeants mondiaux à la commémoration de la libération d’Auschwitz à Jérusalem

Pour Israël, le rassemblement de dizaines de dirigeants, rois, présidents et premiers ministres du monde à Jérusalem le 23 janvier, à l’occasion du 75 e anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, a été un événement diplomatique plus important que prévu. Il a également diffusé une acceptation internationale sans précédent de Jérusalem en tant que capitale d’Israël.

Commémorant les victimes des horreurs nazies, ils ont tous dénoncé librement le racisme et l’antisémitisme dans leurs discours sous la bannière de l’événement : Se souvenir de la Shoah et lutter contre l’antisémitisme. Jeudi après-midi, les dirigeants des quatre principales puissances alliées de la Seconde Guerre mondiale ont été invités à prendre la parole lors de l’événement central au Centre du Mémorial de la Shoah à Yad Vashem : le vice-président Mike Pence, le président russe Vladimir Poutine, le prince Charles de Grande-Bretagne et le président français Emmanuel Macron. Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, qui a qualifié la Seconde Guerre mondiale de «crime allemand», s’est excusé pour la Shoah. Ils ont été suivis par leurs hôtes : le président Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Au cours de la journée, Poutine, avec Netanyahu à ses côtés, a dévoilé un monument dans le parc Sacher de Jérusalem aux 800 000 victimes du siège de Leningrad.

Il y a également eu un dîner officiel pour les dirigeants mondiaux invités à la résidence du président à Jérusalem.

Mais il manquait à cette occasion une déclaration de groupe officielle dénonçant collectivement l’antisémitisme et promettant solennellement des mesures concrètes pour le combattre. Cette déclaration aurait pu entériner la définition de l’antisémitisme autorisée par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de la Shoah (International Remembrance Alliance) – une définition en 11 points adoptée jusqu’à présent par seulement 19 pays.

Trop de poids a été accordé à la présence du président russe et à son chaleureux respect pour le Premier ministre. Après tout, l’allié le plus important et le plus durable d’Israël reste les États-Unis, ce que Netanyahu a souligné en accompagnant le vice-président Mike Pence lors de sa visite au Mur occidental. En outre, placer le cas de Naama Yissachar au premier plan de la visite de Poutine était totalement disproportionné et inapproprié. Cela n’a aucun rapport avec le souvenir de la Shoah ; elle n’est pas non plus une prisonnière héroïque de Sion, même si elle a été injustement condamnée par un tribunal russe.

Dans l’ensemble, après que le brillant réseau de présidents, de têtes couronnées et de dignitaires aura quitté les lieux et sera rentré chez lui, il est difficile de voir cet événement diplomatique étincelant déclencher une véritable guerre contre l’antisémitisme en plein essor qui ronge de l’intérieur trop de pays occidentaux.

Speeches -yes, but no collective declaration on antisemitism from 50 world leaders at the Auschwitz liberation anniversary in Jerusalem

5 COMMENTS

  1. Le comportement de Bibi avec Poutine peut-être jugé comme inadéquat en un tel moment.

    Cependant comme j’ai une très grande confiance dans les idées et les actions de Netanyahou, je sais parfaitement, que de lui-même, il sait ce qui est faisable ou non selon les circonstances…Et s’il semble ne pas respecter les règles en cours je suis persuadée que cela doit être pour des raisons importantes.

    Déjà garder l’amitié de Poutine n’est pas à compter pour rien, sinon avec toutes les interventions israéliennes en Syrie, que la Russie à plus ou moins laissé passé, c’est déjà un immense intérêt…De plus se désintéresser du sort d’une gamine qui a fait une bêtise, certes, mais qu’il faut tout de même protéger, n’est pas pour moi un point aussi léger que certains ici, veulent démontrer…

    Il y a circonstances et circonstances, et même durant l’office d’une cérémonie aussi importante, la vie d’une jeune fille vivante a beaucoup plus d’importance que le fait de ne pas rester rigide et raide comme un imbécile, pour respecter les chinoiseries d’un protocole établi…N’importe lequel. Eh oui !, même celui pour la Shoah

    Demandez-donc ce qu’en pensent le père et la mère…Ou mettez-vous à leur place !

    Vive Bibi qui est dans l’action avec des cartes en mains que nous n’avons pas, et non pas seulement tel un observateur ignorant les dessous de cartes, qui ne saurait dire que :

    – Il faut que… AVANT !
    – Il fallait que…APRÈS !

    Trop facile !

  2. Après le scandale qu’il a osé faire comme un petit garçon mal élevé (qu’il est) Il est en première ligne sur la photo.
    Mais jusqu’à quand certaines personnes en Israël pense que ce minable est notre ami
    ROSA

  3. Il demeure toutefois important que toutes les nations se soient tenues présentes, unies et rassemblées à Jérusalem, car n’oublions pas que l’antisémitisme ne menace pas seulement les juifs mais plus profondément encore (et l’histoire l’a a chaque fois montré) la démocratie et la raison.

  4. le president français a encore trouvé le moyen d’apparaitre sur le devant de la scene meme sur la photo.je trouve qu’il n’est pas là à sa place joseph

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