Lundi soir, dans les dernières heures avant les élections généralement où la contestation est féroce et la compétition âpre, la marge des 4 sièges d’écart que les sondages ont concédé au parti d’oppostion d’Yitzhak Herzog, l’Union Sioniste, face au Likud de centre-droit, de Binyamin Netanyahu semblait fondre rapidement.
Des sources de Debkafile, qui ont eu accès aux dernières estimations, trouvent que les deux favoris refont frénétiquement leurs calculs dans une course qui risque fort de s’achever pour unre quasi-impossibilité de faire la différence entre l’un et l’autre.
Quoi qu’il arrive, aucun des deux plus gros partis ne s’attend à pouvoir former un gouvernement sans partenaires de coalition. Selon des estimations de dernière minute, l’Union Sioniste pense obtenir 26 sièges (sur 120) contre 23 au Likud, alors que le Likud confirmait l’obtention de 26 sièges à son rival, mais s’en accorde 24.
L’écart s’est réduit de 4 à 2 sièges de différence.
Sauf bouleversement surprise – auxquels les élections israéliennes sont fréquemment sujettes – les configurations ont renforcé les chances du dirigeant du Likud de former le prochain gouvernement au détriment de celles d’Herzog.
Ce dernier devrait dépendre du parti de l’Avenir de Yaïr Lapid, un partenariat qui lui vaudrait la défection automatique des partis religieux, sortant de son équation.
Herzog, au cours des derniers jours, s’est battu contre un tel calcul, au cours d’un effort de la dernière chance pour s’attirer des électeurs qui tourneraient le dos à Lapid, de façon à laisser ouverte l’option alternative d’inviter deux ou trois des factions religieuses à participer à son administration.
Le second obstacle sur la voie d’Herzog vers le poste de Premier Ministre c’est le revers de fortune du Meretz d’extrême-gauche, dirigé par Zahava Galon, qui est confronté au risque de ne pas pouvoir franchir le seuil électoral. Ce qui priverait l’Union Sioniste de son partenaire le mieux assuré.
C’est ce revers potentiel qui a conduit la codirigeante de l’Union Sioniste, Tzipi Livni à tenter de combler la brèche. L’acccord de fusion de son parti dans l’Union Sioniste entraînait une promesse de rôle tournant de Premier Ministre entre Herzog et elle-même – durant 2 ans chacun – si le parti est en mesure de former un gouvernement.
Au cours de la dernière semaine, les stratèges de l’Union Sioniste ont estimé que cet accord allait coûté cher au Parti en nombre de votants. L’idée de la voir renoncer à ce privilège pourrait permettre au parti de gagner deux à trois siègers supplémentaires – soit suffisamment pour changer totalement la donne. .
Netanyahu est attelé à ses propres problèmes. Deux des groupes politiques sur lesquels il compte pour entrer dans sa coalition, Israël Beitenu d’Avigdor Lieberman et Yahad d’Elie Yishaï (qui a rompu avec le Shas), pourraient, tout comme le Meretz, avoir du mal à franchir le seuil minimal requis.
Le geste de veille électorale de Livni facilite l’éventualité qu’Herzog, soit puisse former un cabinet, soit, plus probablement qu’il soit en mesure de se joindre à Netanyahu pour former un gouvernement d’unité nationale avec le Likud, une option rejetée par Netanyaghu, mais qui dépend encore du comportement de l’électorat, tout au long de la journée.
Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures ce matin. Les premiers sondages de sortie des urnes sont promis aux alentours de 22h.
DEBKAfile Analyse Exclusive 16 mars 2015, 8:56 PM (IDT)
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