BORIS CYRULNIK : LA RÉSILIENCE ET L’ESPOIR (5 ÉPISODES)

Réécouter Boris Cyrulnik : la résilience et l’espoir (1/5) : « Les mots font saigner la mémoire »      ÉCOUTER (30 MIN)

Boris Cyrulnik est né de parents juifs immigrés en 1937 à Bordeaux. La Seconde Guerre mondiale éclate et sépare l’enfant de ses parents déportés à Auschwitz. Il est recueilli et caché par son institutrice.

« Le souvenir est intentionnel, on va chercher dans sa mémoire les images et les mots qui permettront de former un récit que je vais vous adresser. »

Boris Cyrulnik est le fils d’Aaron et de Rosa Cyrulnik, juifs immigrés d’Europe de l’Est. Lorsque la guerre éclate et que l’armée nazie entre dans Bordeaux, l’enfant ne saisit pas la gravité des événements.

Son père s’engage dans le régiment des volontaires étrangers laissant son épouse et son enfant seuls à Bordeaux.

Je ne sais pas d’où je viens, j’ai un nom qui désigne mes origines, mais je connaissais mal mes familles d’origine. J’ai passé ma vie à découvrir des bribes d’histoire de mes familles.

La mère de Boris Cyrulnik le place à l’Assistance publique un jour de juillet 1942, le lendemain elle est arrêtée puis déportée. Recueilli par son ancienne institutrice, Marguerite Farges, l’enfant vit caché.

Quand on a un trauma dans sa vie on évite de parler de choses douloureuses, parce que les mots font saigner la mémoire.

Une série d’entretiens produite par Antoine Beauchamp, réalisée par Luc-Jean Reynaud. Prise de son : Yann Fressy. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

À VOIX NUE par Antoine Beauchamp

Boris Cyrulnik enfant • Crédits : Archives privées Boris Cyrulnik

Source: www.franceculture.fr

 

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