A general view shows the interior of the House of Ten Commandments Synagogue in the capital Manama on September 4, 2021. - Bahrain's tiny Jewish community, about 50 people, have practised their faith behind closed doors since 1947, when the Gulf country's only synagogue was destroyed in disturbances at the start of the Arab-Israeli conflict. For the first time in decades, Ebrahim Nonoo is leading prayer services in Manama's renovated synagogue, bringing Jewish traditions into plain view after decades of worship in private. (Photo by Mazen Mahdi / AFP)

Après plus de 70 ans de prières de Shabbat sans le minyan à Bahreïn

Pour la première fois depuis des décennies à Bahreïn, Ibrahim Nano accomplit ses prières juives en public dans une ancienne synagogue rénovée au centre du Vieux Menama, profitant de la normalisation de son pays avec Israël il y a un an.

Bahreïn et les Émirats arabes unis, qui n’ont jamais participé à des guerres contre Israël, ont signé le 15 septembre 2020 deux accords pour normaliser les relations avec Israël, avant que le Soudan et le Maroc ne leur emboîtent le pas.

La petite communauté juive, profondément enracinée à Bahreïn, jouit d’une position politique et économique relativement privilégiée dans le petit royaume du Golfe bordant l’Arabie saoudite, selon l’AFP.

Pendant des décennies, cependant, ses membres ont continué à tenir leurs cérémonies religieuses chez eux, depuis la destruction de leur synagogue au début du conflit israélo-arabe en 1947, jusqu’à ce que tout change avec la signature de l’accord de normalisation il y a un an.

Le mois dernier, une prière publique de Shabbat a eu lieu dans la synagogue – la Maison des Dix Commandements, pour la première fois en 74 ans, lors d’une réunion à laquelle ont participé des membres de la communauté locale, des visiteurs juifs et des diplomates.

La prière comprenait également une cérémonie de « bar mitzvah », une cérémonie religieuse qui a lieu lorsqu’un enfant juif atteint l’âge de 13 ans, l’âge auquel il est censé commencer à accomplir ses devoirs religieux.

« Maintenant, nous n’avons plus rien à craindre et nous pouvons redévelopper la vie juive. Depuis 1947, nous avons gardé un profil bas, mais maintenant il n’y a plus besoin de se cacher », a déclaré Nono.

Le chef de l’Association des communautés juives du Golfe, le rabbin Eli Abdi, qui a supervisé la première prière juive à Bahreïn le mois dernier, a vu le retour des prières comme « un renouveau de l’histoire des Juifs de la région ».

« Les prières juives résonnent en public dans cette région depuis plus de 2000 ans, et malheureusement elles ont cessé en 1947 », a déclaré Abdi à l’AFP.

« Notre objectif principal en ce moment est d’amener un jeune rabbin à Bahreïn pour développer la vie juive et organiser des prières hebdomadaires », explique Nono.

אחרי יותר מ-70 שנה תפילת שבת במניין בבחריין

 

Crédit photo : Réseaux Sociaux

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