ATTENTAT – Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard a donné de nouveaux éléments ce dimanche sur le profil et la radicalisation de Jamel Gorchene, le tueur du commissariat de Rambouillet. Cinq personnes sont désormais en garde à vue. Voici les dernières informations.

Jean-François Ricard est revenu ce dimanche sur les avancées de l’enquête ouverte après l’attentat au couteau du commissariat de Rambouillet.

-L’agresseur a été vu pour la première fois, vendredi à 12h48, se dirigeant vers une salle de prière provisoire

-Il est arrivé, à pied, à proximité du commissariat de police à 14h19, muni d’un sac et de son téléphone portable. Il a ensuite multiplié les allers-retours devant le bâtiment avant de passer à l’acte.

-Au moment de l’agression, il a couru vers la victime en criant « Allah akhbar », lui assénant deux coups de couteau « à l’abdomen » puis « à la gorge ».

-Selon le téléphone retrouvé sur les lieux du crime, l’agresseur a consulté des vidéos « glorifiant le martyre et le jihad immédiatement avant son acte ». Un coran a également été retrouvé dans ses effets personnels.

-L’assaillant était, comme pressenti, « inconnu des services de renseignements ». Son « casier judiciaire ne fait état d’aucune condamnation ». 

-Dans le cadre de l’enquête, une cinquième personne a été placée en garde-à-vue ce dimanche. Il s’agit d’un « autre cousin » du meurtrier.

-Selon le procureur du parquet national anti-terroriste, la radicalisation de l’auteur des faits « parait peu contestable ». Toutefois, « certains troubles de la personnalité ont aussi été observés » chez l’agresseur, dont une potentielle « dépression ».

https://www.lci.fr/justice-faits-divers/en-direct-attentat-de-rambouillet-les-nouvelles-revelations-du-procureur-antiterroriste-2184252.html

Attentat de Rambouillet : ce qu’il faut retenir un jour après l’attaque

Vendredi en début d’après midi, une fonctionnaire du commissariat de Rambouillet a été égorgée par un Tunisien entré illégalement en France en 2009 mais régularisé en 2019.

Attaque au couteau à Rambouillet: Castex dénonce «l’attaque terroriste» contre une fonctionnaire administrative «lâchement assassinée»

Il est 14h20 vendredi 23 avril quand Jamel G. pénètre dans le sas du commissariat de Rambouillet, à une soixantaine kilomètres au sud-ouest de Paris. Dans cette ville cossue des Yvelines, un nouvel attentat djihadiste mortel est alors sur le point d’être commis, six mois après l’égorgement du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine dans le Val-d’Oise.

Le terroriste islamiste assène deux coups de couteau à la gorge de Stéphanie M., une fonctionnaire administrative de police qui venait de changer son disque de stationnement. Avant de la frapper mortellement, le djihadiste aurait crié «Allah Akbar». La fonctionnaire décède sur place, malgré l’intervention des pompiers. De nationalité tunisienne, arrivé illégalement en France en 2009 mais régularisé en 2019, l’auteur des faits est abattu par un brigadier, qui «a tiré deux fois, l’a touché deux fois», selon une source policière. Jamel G. est lui aussi décédé sur place.

Après l’attaque à Rambouillet, un syndicat évoque «des points de vulnérabilité sur le commissariat»

Où en est l’enquête ?

Dès vendredi dans l’après-midi, après «une évaluation (…) par la Sdat (Sous-direction antiterroriste)», le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour «assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste».

Trois personnes, appartenant à l’entourage de l’assaillant, Jamel G., 36 ans, ont été placées en garde à vue vendredi soir. Gardes à vue qui ont été prolongées. Selon des sources proches de l’enquête, une personne ayant accueilli l’assaillant à son arrivée en France en 2009 figure parmi les gardés à vue. Le domicile de cette personne, situé dans le Val-de-Marne, a été perquisitionné dès vendredi en fin d’après-midi, tout comme le domicile du père à Rambouillet, où avait déménagé Jamel G., situé à Rambouillet. Samedi en début d’après-midi une quatrième personne a été placée en garde à vue et son domicile, situé en Seine-Saint-Denis, perquisitionné.

Quelle a été la réaction de l’exécutif ?

Ce samedi, le chef de l’État s’est rendu à Thoiry (Yvelines) dans la boulangerie de l’époux de Stéphanie M. pour apporter son soutien à sa famille «très bouleversée et très digne». Auparavant, il s’était entretenu dans la matinée avec le commissaire divisionnaire de Rambouillet pour lui exprimer «tout son soutien ainsi qu’aux collègues fonctionnaires de police».

Dès vendredi, le premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’étaient rendus sur place. «La République vient de perdre l’une de ses héroïnes du quotidien dans un geste barbare et d’une infinie lâcheté», a réagi le chef du gouvernement. Ce samedi, le premier ministre a raccourci son déplacement prévu en Occitanie pour rentrer à Paris faire un point dans l’après-midi avec les services et ministres concernés. Gérald Darmanin a demandé vendredi aux préfets de renforcer la sécurité aux abords des commissariats et des brigades de gendarmerie.

Que sait-on sur la victime ?

Âgée de 49 ans, Stéphanie M. était agente administrative au secrétariat du commissariat de Rambouillet. Non armée, la policière, grièvement blessée à la carotide n’a pas pu être ranimée par les pompiers arrivés sur place. Elle était mère de deux enfants, âgés de 13 et 18 ans.

Que sait-on sur le terroriste islamiste ?

Jamel G. est un ressortissant tunisien de 36 ans, arrivé en France en 2009 en situation irrégulière mais régularisé depuis, grâce à une autorisation exceptionnelle de séjour salarié en 2019 puis à une carte de séjour en décembre 2020 (valable jusqu’en décembre 2021). Originaire de la région de Sousse, dans l’est de la Tunisie, il était inconnu des services de police et de renseignements. Chauffeur livreur de profession, Jamel G. vivait depuis quelques années dans une maison excentrée de Rambouillet. D’après un proche de sa famille en Tunisie interrogé par l’AFP, il habitait chez sa tante et avait au moins deux frères, dont un jumeau. Une source policière a toutefois confié au Figaro que le trentenaire résidait chez son père.

L’un des beaux-frères du terroriste a indiqué à un correspondant de l’AFP qu’il était revenu deux semaines en Tunisie récemment. Une cousine trentenaire, Sameh, le décrit comme un homme dépressif, suivi par un psychiatre en France. Sur sa page Facebook, Jamel G., cheveux plutôt courts comme sa barbe, publie pendant plusieurs années des posts publics consacrés en nombre à la dénonciation de l’islamophobie ou des propos de différents polémistes. Mais à partir d’avril 2020, au moment du confinement, il ne publie plus que de pieuses prières et des versets coraniques. Le 24 octobre, huit jours après l’assassinat du professeur de collège Samuel Paty, il avait changé sa photo de profil et rejoint une campagne intitulée: «Respectez Mohamed prophète de Dieu».

Qu’ignore-t-on encore ?

L’enquête doit notamment déterminer si Jamel G. a bénéficié d’un soutien, matériel ou idéologique. À défaut, son attaque s’inscrirait dans la menace la plus redoutée par les services : celles d’individus isolés, souvent inconnus du renseignement, présents sur le territoire national et qui, inspirés par la propagande djihadiste, commettent des attaques à l’arme blanche nécessitant une faible préparation. L’attaque de Rambouillet, dont le mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe État islamique (EI) à s’attaquer aux forces de l’ordre, n’a par ailleurs pas été revendiquée pour l’heure.

D’ores et déjà, l’on a appris samedi soir que Jamel G. «n’avait pas été porteur de menaces, on n’avait pas détecté de signes de radicalisation» à son sujet, a développé sur BFMTV Laurent Nuñez. Il fait partie de ces «individus inconnus des services de renseignement, qui sont très isolés, n’ont pas de relations avec d’autres individus qui les rendraient détectables», a ajouté le coordinateur national du renseignement. «Les signes de radicalisation qu’ils donnent à voir sont très faibles», a-t-il insisté, estimant qu’«à (sa) connaissance il n’y a pas eu de faille des services de renseignement». «Cela devient très compliqué (…) de détecter ce genre de profil» commun aux «huit attaques» terroristes commises en France depuis la tuerie de la préfecture de police de Paris en octobre 2019, a souligné l’ancien secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur.

Par Le Figaro  mis à jour hier à 22:49

Bertrand GUAY / AFP Perquisition au domicile d’un Tunisien qui a poignardé à mort une employée de la police dans un commissariat de Rambouillet, au sud-ouest de Paris, le 23 avril 2021

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/attentat-de-rambouillet-ce-qu-il-faut-retenir-un-jour-apres-l-attaque-20210424

Attaque au couteau à Rambouillet : une fonctionnaire de police tuée, l’assaillant est mort

Un homme armé d’un couteau a attaqué une fonctionnaire de police administrative qui a été poignardée à la gorge, au commissariat de Rambouillet (Yvelines). Elle est décédée des suites de ses blessures. L’assaillant a été neutralisé par balles, il est également décédé. Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se rendent sur place.

16h05. L’assaillant était un ressortissant tunisien qui serait arrivé sur le territoire français en 2009, en situation irrégulière. Âgé de 36 ans, il aurait été régularisé en 2019. La victime rentrait de sa pause déjeuner lorsqu’elle a été attaquée et égorgée, dans le sas du commissariat.

15h40. Le Premier ministre Jean Castex se rend sur place, avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

15h22. L’assaillant a hurlé « Allah Akbar », précise François Bersani, délégué du syndicat Unité SGP Police FO. L’homme était un ressortissant tunisien.

15h18. La victime de 49 ans est décédée. Elle était entrée dans la police en 1993. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se rend sur place.

14h45. Les faits se sont produits en début d’après-midi vers 14h20, au commissariat de Rambouillet. Selon nos informations, une fonctionnaire de police a été poignardée par un individu dans le sas. Ce dernier a ensuite été neutralisé par deux tirs des policiers.

La fonctionnaire est grièvement blessée à la gorge, elle a été prise en charge par les secours alors qu’elle était en arrêt cardio-respiratoire.

L’assaillant est décédé, toujours selon nos informations.

Y.C.  MAJ : 23 avril 2021, 16h19

Une policière a été tuée ce vendredi au commissariat de police. Un dispositif de sécurité a été mis en place. (photo Remy Buisine)

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5 Commentaires

  1. Le délirant a donc exécuté. Depuis quelques temps, les flics ne s’embarassent plus à suivre les sommations d’usage. Plus besoin se soins, d’interpellations, d’avocats, ni deranger des tribunaux ou des permanences…
    En fait, une facon de régler, en kit all inclusive, une interpellation, d’un alakbouariste à l’entraînement.
    Et finalement, c’est rapide, et très economique…
    Et puis même pas besoin d’attendre les ordres tordus de la fin du massacre du préfet, ni les décisions iniques d’une juge en voie de conversion islamique… (vu ses mauvaises frequentations, elle n’aurait JAMAIS dû être sollicitée, pour une affaire dont la vicime est juive, et l’agresseur, musulman ! )..

  2. RENTRÉE EN FRANCE IRRÉGULIÈRE POUR UN TUNISIEN AU LIEU DE LE RENVOYER DANS SON PAYS NOUS LE RÉGULARISONS AFIN QU IL PUISSE COMMETTRE UN ÉGORGEMENT DIGNE D UN « AID KBIR » ALLONS NOUS EN ACCUEILLIR D AUTRES?

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