Un sujet de controverse dans la société israélienne d’autant plus qu’un quart de siècle après son assassinat, des questions demeurent !

Alors que la commémoration des 26 ans de son assassinat avait déjà eu lieu (en raison de la date juive) le 18 octobre dernier, des questions sur cet événement tragique subsistent.

De Nairobi, capitale du Kenya où il s’est exilé depuis qu’il eut admis sa part de responsabilité dans l’aspect sécuritaire de l’assassinat d’Itshak Rabin, un ancien responsable du Shin Bet Dror Itshaki se dit convaincu qu’il reste encore beaucoup de questions auxquelles bon nombre de gens devraient répondre.

Dans une interview accordée au journaliste Ronen Bergman dans Yediot Aharonot, celui qui était à l’époque responsable du dispositif de protection d’Itshak Rabin  raconte ces longues secondes du drame telles qu’il les a vécues, et notamment les fameux « Balles à blanc ! Balles à blanc ! » hurlés par l’un des agents du Shin Bet.

A son crédit, il fut le seul qui assuma totalement sa responsabilité dans l’échec du Shin Bet et démissionna de lui-même bien avant les conclusions de la commission Shamgar qui indiquèrent la porte à toute une série d’intervenants. Aujourd’hui, il affirme que ce fiasco ne fut pas uniquement dû au service de protection rapprochée mais aussi celui de ceux qui n’ont pas réussi à détecter Yigal Amir. « Je veux une fois pour toutes apporter à la connaissance du public ma vérité sur l’assassinat d’Itshak Rabin », dit Dror Itshaki qui estime qu’il y a encore beaucoup de zones d’ombre autour de cette tragédie nationale, sur cet assassinat tout autant que sur la période qui l’a précédée.

Aujourd’hui, il appelle le Premier ministre à ordonner la création d’une nouvelle commission d’enquête nationale qui examinera de manière approfondie les circonstances de l’assassinat d’Itshak Rabin.

Une demande qui n’a aucune chance d’être entendue car une telle enquête révélerait probablement de nouveaux éléments gênants pour certaines personnalités vivantes ou décédées. Rappelons qu’après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, sa famille demandait également des réponses à des questions qu’elle se posait. En vain.

Source : Shraga Blum

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