Des images satellites montrent un bâtiment en activité à l’usine nucléaire iranienne de Fordow – 

L’activité à Fordow et Natanz est considérée comme une première rupture avec les projets d’accord de la nouvelle administration Biden.

Une image satellite du document montre une vue générale de l'installation nucléaire de Natanz après un incendie, à Natanz, en Iran, le 8 juillet 2020 (crédit photo: MAXAR TECHNOLOGIES / DOCUMENT VIA REUTERS)
Une image satellite du document montre une vue générale de l’installation nucléaire de Natanz après un incendie, à Natanz, en Iran, le 8 juillet 2020 (crédit photo: MAXAR TECHNOLOGIES / DOCUMENT VIA REUTERS)
Des images satellites obtenues par l’Associated Press montrent une nouvelle construction sur le site de l’installation nucléaire souterraine iranienne de Fordow, utilisée pour l’enrichissement de l’uranium.

Le rapport fait suite à un rapport du New York Times la semaine dernière, selon lequel l’Iran déplace un site nucléaire crucial de Natanz pour l’aménager sous terre.

L’Iran fait l’objet d’un examen plus attentif en raison du prochain changement d’administrations à Washington, passant de celle du président américain Donald Trump qui a pris une position sévère contre le programme nucléaire iranien, à celle du président élu Joe Biden, qui devrait adopter une position plus molle, réputée « conciliante » envers un régime fanatique et dictatorial, probablement inconsistante, avec à la clé la nucléarisation menaçante de tout le Moyen-Orient, un risque accru de prolifération et cela va sans dire, de conflagration à répercussions irréversibles. 

Trump a abandonné l’accord nucléaire iranien de 2015 entre Téhéran et les six puissances mondiales, réimposant ainsi de puissantes sanctions contre la République islamique, à seule fin de la freiner dans ses ambitions démiurgiques.

Les cinq autres pays – Russie, Chine, France, Allemagne et Grande-Bretagne – veulent maintenir l’accord munichois. Biden aimerait le rejoindre.

L’activité chez Fordow et Natanz est considérée comme une première rupture avec la nouvelle administration Biden.

Le stock iranien d’uranium enrichi représente plus de 2,4 tonnes, soit 12 fois le plafond fixé par l’accord, bien que toujours en dessous des plus de huit tonnes dont l’Iran disposait avant de le signer. L’Iran a enrichi de l’uranium jusqu’à 4,5% de pureté, au-dessus de la limite de 3,67% prévue par l’accord, mais en dessous des 20% qu’il avait obtenus avant l’accord.

L’Iran enrichit de l’uranium dans des endroits où il n’est pas autorisé par l’accord, comme à Fordow, un site creusé dans une montagne. Plus récemment, il a commencé à l’enrichir avec des centrifugeuses avancées dans son usine souterraine de Natanz, où l’accord indique qu’il ne peut utiliser que des machines IR-1 de première génération.

« Ce que je vois, c’est que nous retournons à décembre 2015 », a déclaré à Reuters le chef de la surveillance atomique de l’ONU, Rafael Grossi, en référence au mois précédant la mise en place des restrictions de l’accord avec l’Iran, après quoi de grandes quantités de matériel et d’équipements ont été rapidement supprimées.

« S’ils veulent le faire (se conformer), ils pourraient le faire assez rapidement. Mais pour tous ces progrès, nous avions une trajectoire tracée » (dont ils sont sortis), a-t-il déclaré.

Dans une interview accordée à Reuters, Grossi, qui dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique qui gère l’accord, a déclaré qu’il y avait eu trop de violations pour que l’accord se rétablisse simplement.

« Je ne peux pas imaginer qu’ils vont simplement dire: » Nous sommes de retour à la case départ « parce que la case départ est très loin de là », a déclaré Grossi au siège de l’AIEA.

« Il y a plus de matières (nucléaires), … il y a plus d’activité, il y a plus de centrifugeuses, et de plus grosses quantités sont annoncées. Alors que se passe-t-il et que faire de tout cela? C’est à eux au niveau politique de décider », a déclaré Grossi, un Argentin qui a pris ses fonctions de directeur général de l’AIEA il y a un an.

Lorsqu’on lui a demandé si cela signifiait qu’il faudrait un «accord dans l’accord», il a répondu: «Oh oui, oh oui. Sans aucun doute.

« Il est clair qu’il devra y avoir un protocole ou un accord ou un traité ou un document accessoire qui stipulera clairement ce que nous faisons », a-t-il dit.

L’ambassadeur iranien auprès de l’AIEA à Vienne, Kazem Gharibabadi, a rejeté l’évaluation de Grossi et a déclaré qu’aucun accord ne serait conclu.

«Les engagements des parties et les tâches ont été délicatement rédigés et convenus et chaque partie sait quoi faire pour mettre en œuvre l’accord.

« Il n’y aura pas de renégociation sur l’accord et en cas de reprise, il n’y a pas besoin d’un nouveau document sur le rôle de l’Agence. Ce n’est pas nécessaire, au risque de compliquer la situation », a-t-il écrit.

JForum.fr, source adaptée : jpost.com

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