Le président turc Abdullah Gül a prôné une « période de transition transparente, ouverte et satisfaisante » en Egypte, où il est venu jeudi partager avec les responsables égyptiens l’expérience politique de son pays.
« Nous sommes dans une phase où les Egyptiens doivent agir de manière rationnelle, et doivent mener au mieux cette période de transition pour satisfaire aux exigences de la population », a déclaré M. Gül à la presse turque, dans l’avion qui l’amenait au Caire.
« Nous sommes venus (en Egypte) pour partager nos attentes et notre expérience, avec sincérité, dans ces moments critiques », a-t-il ajouté, commentant la chute du président Hosni Moubarak.
La Turquie est souvent citée en exemple de mariage réussi de la démocratie et de l’islam, et le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a estimé lors d’un entretien à l’AFP la semaine dernière que les pays de la région pourraient se référer au modèle turc.
La Turquie, « qui a démontré que l’islam et la démocratie peuvent parfaitement coexister », peut être « une source d’inspiration » pour les peuples arabes actuellement en révolte, avait-il dit.
M. Erdogan avait été l’un des premiers dirigeants musulmans à demander le départ de M. Moubarak, pendant la contestation populaire.
M. Gül a rencontré dès son arrivée au Caire le général Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées, auquel M. Moubarak a remis le pouvoir.
Le président turc, dont le parti est issu de la mouvance islamiste, devait rencontrer dans l’après-midi le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, plusieurs responsables de l’opposition dont Mohammed ElBaradei, des dirigeants de Frères musulmans, ainsi que des représentants des mouvements de jeunes pro-démocratie qui ont initié la révolte contre M. Moubarak.
LE CAIRE, 3 mars 2011 (AFP) –
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