Au cœur du Mondial: France-Espagne et Angleterre-Argentine, la piste aux étoiles
Qui dit mieux ? Certes, la Coupe du monde 2026 a offert son lot de surprises, comme la sortie de piste prématurée de l’Allemagne face au Paraguay, ou, dans une moindre mesure, celle du Brésil face à la Norvège. On n’en était pas loin avec l’Argentine face au Cap-Vert ou à l’Égypte, l’Angleterre a tremblé aussi face au Mexique et, malgré une domination sans partage, la France ne s’en est sortie que sur un penalty face aux poètes paraguayens.
Mais au bout du compte, les cadors sont là. Les vrais cadors. Les tauliers. Les meilleurs.
Les quatre premières nations au classement Fifa vont en découdre en demi-finales du Mondial en Amérique. Showtime ! La France ouvrira le bal contre l’Espagne, mardi, à Dallas.
Comme l’a soufflé le taquin Lamine Yamal, il y aura une passe de trois dans tous les cas : troisième victoire de suite de la Roja face aux Bleus, après la demi-finale de l’Euro 2024 (2-1) et celle de la Ligue des nations 2025 (5-4), ou une troisième finale de Coupe du monde d’affilée pour l’équipe de France.
Choc de géants. La plupart des observateurs internationaux voient les Français et leur attaque de folie favoris pour décrocher la timbale, mais l’Espagne, c’est du lourd, une qualité collective inégalée. Un duel passionnant, alléchant, tellement excitant.
Quelles options pour Didier Deschamps ?
Deux équipes tournées vers l’attaque et qui ont, depuis le début de la compétition, eu l’habitude de se retrouver face à des blocs bas. On n’a aucun doute concernant les orientations tactiques de Luis de la Fuente, sélectionneur espagnol.
Les champions d’Europe voudront jouer, avoir le ballon. Quid de Didier Deschamps ? Adoptera-t-il une tactique pragmatique ou cherchera-t-il à continuer sur sa lancée, assumant le déséquilibre ?
Une chose est sûre : le vainqueur disputera la grande finale du 19 juillet, à New York, tandis que le perdant se coltinera le match pour la troisième place, la veille, à Miami, celui que personne n’a envie de jouer. À en croire coach De la Fuente, France-Espagne, c’est la «finale avant la lettre». Peut-être. Mais dans l’autre partie du tableau, c’est du lourd aussi. S’il y a bien une équipe qui peut se comparer à la France en termes d’individualités, c’est l’Angleterre. Et encore, Thomas Tuchel a laissé quelques pépites sur le bord de la route, comme Cole Palmer et Phil Foden. À défaut d’avoir impressionné jusqu’ici, les Three Lions ont mis leur cœur sur le pré pour rallier les demies. Jude Bellingham monte en régime. Harry Kane est là. Gare à l’Angleterre.
Angleterre-Argentine, plus que du football
Gare à l’Argentine aussi. Les hommes de Tuchel seront en effet opposés aux champions du monde le 15 juillet, à Atlanta. Lesquels Argentins ont souffert le martyre pour se hisser en demies, deux prolongations – dont encore samedi contre une surprenante équipe de Suisse – et une remontada, malgré les prouesses de l’éternel Lionel Messi. Il n’y a que le résultat qui compte.
Dans tous les cas, cet Angleterre-Argentine dépassera les contours du rectangle vert. Comme toujours. Histoire, politique et football ne feront qu’un l’espace de 90 minutes, 120 si affinités. Les relations diplomatiques entre Londres et Buenos Aires se sont apaisées, mais la souveraineté des Malouines reste un sujet sensible. La rivalité est vivace. Ce sera chaud, c’est sûr. Ces deux demi-finales réunissent le gratin du football mondial et offrent des affiches de choix. La piste aux étoiles. En fait, on n’aurait pas pu rêver mieux. Le seul problème, c’est qu’il faut encore attendre deux dodos.
JForum.fr avec lefigaro.fr
Kylian Mbappé, Lamine Yamal, Harry Kane et Léo Messi seront à l’affiche des demi-finales de la Coupe du monde 2026. Reuters
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