Des centaines d’islamistes ont manifesté vendredi à Zarka, dans le nord de la Jordanie, pour réclamer des réformes, promettant de durcir le ton si leurs demandes ne sont pas satisfaites.
Après la prière, près de 1.500 personnes selon les islamistes, 500 selon la police, ont manifesté dans ce bastion islamique pauvre, situé à 25 km au nord-est d’Amman.
« Le peuple veut des réformes du régime », « Nous voulons la dissolution du Parlement », scandait la foule, selon une correspondante de l’AFP sur place.
Les manifestants criaient aussi des slogans pour soutenir l’insurrection en Libye, comme « Kadhafi, tes heures sont comptées, le sang des martyrs n’aura pas coulé pour rien ».
Un important dispositif de police encadrait la manifestation qui s’est déroulée dans le calme.
« Ce que nous acceptons aujourd’hui sera rejeté demain et nous augmenterons nos revendications à un point qui ne sera pas acceptable pour le régime », a déclaré dans un discours le chef du bureau politique du Front de l’action islamique (FAI), Zaki Bani Rsheid.
A l’adresse des Moukhabarat (les services de Renseignements jordaniens), il a dit: « votre intérêt est avec le peuple, c’est lui que vous devez protéger et non la corruption du régime ».
Il a réitéré l’appel à la dissolution du Parlement et à « un gouvernement élu ».
La crise s’est envenimée vendredi en Jordanie entre le gouvernement et les islamistes, après le refus de ces derniers de participer à la commission de dialogue national.
Le FAI réclame une révision constitutionnelle, en particulier de la loi électorale, et prône un système de gouvernement parlementaire, avec un Premier ministre élu et non plus désigné par le roi.
ZARKA (Jordanie), 11 mars 2011 (AFP) –
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