Deux attentats contre des membres des ambassades israéliennes, en Inde et en Georgie. Un iranien blessé à Bangkok par la bombe qu’il transportait. A Bangkok encore, un libanais suspect d’appartenir au Hezbollah trouvé en possession d’un véritable arsenal.Les assassins n’ont pas désarmé. Israél est leur cible, le monde est leur théâtre d’opérations.
A Téhéran, Ahmed Ahmadinnejad, maitre d’œuvre du terrorisme islamiste, est au faite de son délire obsessionnel contre « l’ennemi sioniste » . Par ses proclamations, par ses actes, par ses liens avec des personnages tels Dieudonné ou Faurisson sortis de leur anonymat l’un par sa virulence anti-juive et anti-israelienne, l’autre par un négationnisme dont il a fait son fond de commerce.
Quoi d’étonnant alors que le premier ministre israélien pointe le doigt sur le président iranien et le rende responsable des actes de terreurs commis soit directement par ses sujets, soit par ses protégés du Hezbollah et du Hamas.
Face à un maniaque qui n’hésite pas à prêter main forte à son homme lige Bachar El Assad pour assassiner son peuple et qui dans peu de temps disposera de l’arme atomique, que fait l’Occident ?
Paralysé par l’appui apporté au dictateur iranien par les Russes et les Chinois, il ne peut qu’agiter l’air au Conseil de Sécurité et se contenter de sanctions dont le pays des Ayatollahs se fiche éperdument.
Tel Hitler qui avait convaincu jadis ses concitoyens qu’il fallait se priver de beurre pour fabriquer des canons. Le fameux « des canons à la place du beurre » qui devait assurer selon lui au troisième Reich de gouverner l’Europe pendant cent ans, Ahmadinejad veut persuader son peuple que la possession de la bombe atomique vaut bien quelques restrictions puisqu’au bout, il y a une place prééminente pour son pays sur la scène mondiale et la destruction de « l’entité sioniste, ce « cancer que l’Occident a installé en plein cœur du monde musulman » .
Il faut reconnaitre que la marge du gouvernement d’Israël qu’elle soit à droite ou à gauche est assez mince et qu’il y a quelques raisons d’être très inquiet, car la survie de l’Etat juif est en jeu .
Une frappe aérienne préventive sur les installations atomiques et sur d’autres objectifs pourrait-elle retarder d’une façon significative l’acquisition par l’Iran de la « bombe ?
Qui peut le dire ?
Le ministre travailliste de la défense y est favorable.
Tsahal en a les moyens, mais malgré les bruits qui nous arrivent sur la probabilité d’une attaque, Israél peut-il se lancer dans une telle aventure sans le parapluie militaire et politique des Américains ?
. Apparemment la tentation d’agir est grande et personne ne peut affirmer qu’une décision n’a pas déjà été prise, malgré les risques qu’elle comporte, dont le moindre n’est pas la condamnation unanime des Nations, trop heureuses par ailleurs de voir Israël tirer pour elles les marrons du feu.
Cruel dilemme !
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