Six ans après sa libération, l’ex otage des FARC raconte à i24news ces années de « délivrance ».Six ans après sa libération des mains des FARC, Ingrid Betancourt, qui achève un doctorat de théologie, est en Israël pour la première fois pour un pèlerinage religieux, a-t-elle expliqué dans le Grand Direct d’i24news mercredi.

Qualifiant le pays de « terre sainte », Ingrid Betancourt parle d’un « séjour extraordinaire, très fort », qui a fait naitre une grande émotion.

Interrogée sur le conflit israélo-palestinien, ayant elle-même accordé le pardon aux guérilléros en demandant une réduction de leur peine, elle suggère qu’Israéliens et Palestiniens ont eux-même un chemin spirituel très important à faire et que le pardon engendre une décision intellectuelle très difficile.

Toutefois, revenant sur son propre cas, elle parle d’une libération de soi, dans le sens où « on est enchainé à l’autre à travers la haine et la volonté de vengeance ».

En tant que chrétienne, les noms de lieux lui sont très familiers, « mais c’était encore virtuel pour moi », a-t-elle ajouté, avant de rappeler que ces lieux, aux yeux des Chrétiens, sont ceux où Jésus a vécu et où aujourd’hui, des êtres humains font leur vie au quotidien.

Juifs, Chrétiens et Musulmans vivent sur une « terre sainte où la présence de Dieu est partout, de manière très forte », mais, malgré, tout, selon l’interviewée, il s’agit d’une terre de contrastes car la cohabitation y est « harmonieuse, faite de respect », et parfois même « exemplaire à certains endroits ».

Au cours de sa captivité, Betancourt, dit avoir rencontré la foi. Cette révélation dans la jungle, fut une grande découverte, qu’elle a vécue de l’intérieur comme une renaissance dans le sens où « il y a eu tout un travail de se réinventer soi-même dans sa vie ».

Sur sa décision de se retirer de la politique, la franco-colombienne candidate à la présidentielle colombienne en 2002, pense peut-être y revenir un jour. Mais concernant sa vie personnelle, Betancourt a de nombreux projets, outre son doctorat en théologie entrepris à sa libération, elle annonce la sortie d’un deuxième livre.

Sa soif de connaissance ne se limite pas à ses projets personnels, son plus grand désir étant celui d’aider les autres au quotidien. « Une vie bien vécue consiste à se remettre toujours en question par rapport à l’autre et avec l’ennemi », conclut-elle.

Ingrid Betancourt a été enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002 alors qu’elle était en campagne présidentielle dans l’ancienne zone dite de « démilitarisation », là où se sont déroulés les pourparlers de paix avec les forces rebelles. Les FARC sont la principale guérilla communiste colombienne impliquée dans le conflit armé colombien. L’organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la Nouvelle-Zélande et de l’Union européenne, depuis 2005

Les négociations échouèrent et le gouvernement parvint avec succès à déloger la guérilla de la région par une opération militaire.

Très médiatisé, son enlèvement avait ému le monde entier, et particulièrement la France dont le président Nicolas Sarkozy s’était donné pour mission de la faire libérer avec l’aide du président vénézuélien Hugo Chavez, sans succès.

Elle fut délivrée, en compagnie de quatorze autres otages, d’une opération menée par l’armée nationale colombienne le 2 juillet 2008, six ans et demi après son enlèvement.

17-04-2014/I 24 NEWS

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire