La France a « répondu à une demande de coopération » du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui a procédé mardi à une reconstitution de l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay.
Le TSL, dans un communiqué publié à La Haye, avait annoncé auparavant qu' »un essai de caractérisation d’explosion avait été effectué au camp militaire de Captieux (France) dans le cadre du mandat du bureau du procureur du Tribunal spécial pour le Liban ». Interrogé sur cette annonce, le porte-parole Bernard Valero a indiqué que la France « a en effet répondu, avec d’autres Etats, à une demande de coopération technique du TSL, conformément aux résolutions 1757 et 1852 du Conseil de sécurité des Nations unies et à notre action constante en faveur de la justice pénale internationale ». M. Valero a renvoyé, pour « toute question supplémentaire sur l’opération d’aujourd’hui », sur le TSL qui a « mené ce test dans le cadre de son enquête ».
« Nous souhaitons rappeler que le TSL a été créé par la résolution 1757 » et que « sa mise en place a constitué une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité », a souligné le porte-parole. « Dans l’intérêt du Liban comme de l’ensemble de la région, le Tribunal doit pouvoir continuer à travailler en toute indépendance comme il le fait actuellement et dans la sérénité. Personne ne peut ni ne doit préjuger de l’issue de ses travaux ou essayer d’exercer une influence sur eux », a ajouté le porte-parole français.
Rafic Hariri, ancien Premier ministre devenu hostile à l’influence de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée contenant plus de 1.000 kilos d’explosifs à Beyrouth le 14 février 2005. Le camp de Captieux, dans le sud-ouest de la France, où a eu lieu le test, s’étend sur plusieurs milliers d’hectares et est utilisé comme champ d’exercice de tir par l’armée française.
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