Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a qualifié lundi d' »affront éhonté » le rapport d’une commission d’enquête israélienne qui a disculpé le commandement militaire pour un bombardement qui avait tué 14 civils, dont 9 enfants, à Gaza en 2002.Les conclusions de l’enquête sont « un affront éhonté aux sentiments du peuple palestinien et un feu vert officiel aux crimes et aux pratiques terroristes » de l’Etat hébreu, a commenté un porte-parole du Hamas.
Le 22 juillet 2002, un avion F-16 israélien avait largué une bombe d’une tonne sur la maison où vivaient un chef militaire du Hamas, Salah Shehadeh, et ses proches.
M. Shehadeh avait été tué ainsi que son garde du corps et 14 civils, dont son épouse et ses neuf enfants. Le raid avait aussi fait 150 blessés.
Dans son rapport, remis dimanche au Premier ministre Benjamin Netanyahu, la commission a conclu qu’aucun « acte criminel » n’avait été commis dans le cadre de cette opération, tout en relevant une série de lacunes dans le recueil des informations qui ont entraîné la mort de victimes innocentes.
La commission israélienne a estimé que la décision de tuer Salah Shehadeh était justifiée vu « la menace qu’il représentait » du fait de son implication « dans des dizaines d’attentats qui ont coûté la vie à des centaines d’Israéliens ».
Le raid avait provoqué une vague de condamnations internationales et déclenché des poursuites judiciaires contre des chefs militaires israéliens.
GAZA (Territoires palestiniens), 28 fév 2011 (AFP) –
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