Soixante-dix membres des Frères musulmans ont été arrêtés mardi alors qu’ils collaient des affiches électorales en prévision des législatives prévues le mois prochain en Egypte, a-t-on appris auprès de la confrérie islamiste et des services de sécurité.
La police a « arrêté aujourd’hui (mardi) à l’aube dans différentes circonscriptions du gouvernorat d’Alexandrie environ 70 membres des Frères qui accrochaient des affiches pour une candidate », a indiqué Hussein Ibrahim, un député islamiste lui-même candidat aux législatives du 28 novembre.
Un responsable des services de sécurité a confirmé les 70 arrestations, en affirmant que les affiches portaient des slogans religieux en violation de la loi électorale. M. Ibrahim a précisé que « Allah Akbar » (Dieu est grand) figurait bien sur les affiches, mais pas « L’Islam est la solution », le traditionnel slogan des Frères.
« Les rues d’Alexandrie sont couvertes d’affiches pour les candidats du PND (Parti national démocrate, au pouvoir) qui mettent bien des versets du Coran sur leurs affiches », a-t-il accusé. Selon le responsable de la sécurité, ces arrestations portent à au moins 260 le nombre de partisans des Frères musulmans interpellés au cours des dix derniers jours. La majorité d’entre eux a été relâchée, a-t-il affirmé.
La confrérie a accusé les autorités de lancer une campagne d’arrestations à l’approche des législatives. Officiellement interdits mais tolérés dans les faits, les Frères musulmans, première force d’opposition en Egypte, ont annoncé officiellement le 9 octobre leur participation aux législatives. Ils ont ainsi rejeté l’appel au boycott lancé par Mohammed ElBaradei, l’ex-chef de l’AIEA devenu l’opposant le plus en vue d’Egypte.
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