VIDEO. Quelques jours après la mise à mort, pour raisons de consanguinité, d’un girafon en parfaite santé, un second zoo danois pourrait se séparer d’une de ses girafes. Et s’attirer, une nouvelle fois, les foudres des défenseurs des animaux.Les zoos danois aiment les polémiques et… les coïncidences. Cinq jours après l’émoi « quasi planétaire » qui a entouré la mise à mort de Marius, girafon d’un an et demi, au zoo de Copenhague, un second girafon danois pourrait, lui aussi, passer à la casserole. Et il s’appelle aussi Marius. Cette fois, c’est le zoo du Jyllands Park, dans l’ouest du pays qui pourrait se séparer de manière radicale de son pensionnaire.
La raison n’est pas, cette fois, la consanguinité, mais l’arrivée possible d’une femelle dans un enclos où (le nouveau) Marius cohabite avec un autre mâle. Cette arrivée n’est pas encore acquise mais le zoo de Jyllands a été retenu pour participer à un programme d’élevage européen. Or, la présence d’une femelle dans un enclos ne peut tolérer celle de deux mâles qui s’entretueraient.
La responsable du zoo de Jyllands, Janni Lojtved Poulsen, a confié au Guardian que l’avenir du girafon n’était pas encore tranché et que la décision serait prise par le coordinateur du programme européen d’élevage.
« Si on nous demande d’euthanasier Marius, nous le ferons », prévient-elle, en faisant peu de cas de l’émoi qui a entouré la mise à mort du premier Marius et notamment une pétition signée par près de 30.000 personnes. « Cela ne nous affecte en aucun cas, prévient le zoo de Jyllands. Nous sommes totalement solidaires du zoo de Copenhague et nous aurions fait la même chose ! »
Vendredi dernier, le directeur scientifique du zoo de Copenhague s’est dit effaré par l’hystérie collective qui a entouré l’euthanasie du premier girafon de Copenhague. « La plupart des gens pensent que c’est terrible de prendre la vie d’un animal mais les animaux naissent et meurent et nous devons gérer la population du zoo de manière adéquate », s’est justifié Beng Hoslt tout en ajoutant qu’il avait reçu des menaces de mort.
Membre de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), le zoo de Copenhague était tenu d’éviter la consanguinité entre girafes. Or, la castration a été jugée plus cruelle et aurait « des effets indésirables ». Et la réintroduction dans la nature est un processus qui a peu de chances de réussir et qui, dans le cas des girafes, n’est pas souhaité par les pays africains.
Pour des raisons génétiques, Marius n’a pas pu trouver refuge dans l’un des autres établissements du réseau de l’EAZA, qui en compte 300.
Plus encore que l’abattage du girafon, c’est l’autopsie publique devant des dizaines de visiteurs, parfois très jeunes, qui a jeté de l’huile sur le feu. D’autant plus que la campagne en faveur du girafon a été ignorée par les deux principales associations de défense des animaux danoises, Dyrenes Beskyttelse (« protection des animaux ») et Anima (pour le véganisme).
Des photos du cadavre de la bête ont rapidement inondé les réseaux sociaux. L’animal a ensuite été donné aux fauves du zoo qui, manifestement, s’en sont régalés.
LCI TF1.fr Article original
![]() |
![]() |











































