Des peines allant de quatre mois d’emprisonnement avec sursis à deux ans ferme, assorties d’amendes, ont été requises jeudi contre onze personnes qui comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Créteil pour blanchiment d’argent entre la France et l’Egypte.
Deux ans ferme et 30.000 euros d’amende douanière ont été requis contre un sexagénaire, Abdelaziz Galal El Shayat, considéré par le parquet comme « ayant eu un rôle prépondérant » dans cette affaire de collecte et de transfert de fonds vers l’Egypte.
L’argent était collecté auprès de ressortissants égyptiens vivant en France, dont certains en situation irrégulière, puis transféré en Egypte par des voyageurs. Les bénéfices étaient investis en tabac, en cigarettes ou en produits alimentaires égyptiens et importés en contrebande en France.
« Les personnes qui ont remis leurs fonds à ces collecteurs sont des personnes en situation irrégulière. Ces fonds proviennent de l’exercice d’un travail dissimulé », a mis en avant la représentante du parquet. Les avocats des prévenus ont demandé pour leur part la « relaxe » de leurs clients, invoquant « l’absence de démonstration d’une infraction » et le « bricolage » mis en place par les prévenus, dû à un « manque de confiance dans le système bancaire traditionnel ».
« On a l’impression que les fonds sont énormes mais on n’a pas de rapport des douanes. On ne sait pas réellement combien d’argent a été transféré », a fait remarquer Me Najette Labbas, l’avocate d’un des prévenus. « Vous n’avez pas démantelé un réseau de transfert international », a-t-elle lancé à la représentante du parquet, comparant les prévenus à des « petites gens », qui ne se sont « pas enrichis » en participant à cette affaire. Le jugement sera rendu le 25 novembre.
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