Au moins quatre personnes ont été blessées mardi dans le centre du Caire, où de nouveaux affrontements ont opposé peu avant l’aube forces de l’ordre et manifestants hostiles au pouvoir militaire, selon des sources officielles et des témoins.
Un responsable du ministère de la Santé a annoncé à la télévision d’Etat un bilan de quatre blessés.
Un coordinateur des secours des manifestants, Mohamed Moustapha, a affirmé à l’AFP que quatre personnes avaient été tuées.
« Ces jours-ci, les affrontements se produisent entre 03H30 et 05H00 du matin » (01H30 et 03H00 GMT), a-t-il indiqué.
Les affrontements ont éclaté avant l’aube sur la place Tahrir entre police anti-émeute et protestataires, avec jets de pierres et tirs par balles, selon des témoins.
Une médecin d’un hôpital de campagne installé pour les manifestants a déclaré à l’AFP avoir vu un enfant de 14 ans touché par balle à la poitrine.
Le calme était revenu en milieu de matinée place Tahrir, haut lieu de la contestation, et dans les rues avoisinantes, où se déroulent les violences qui ont fait au moins 12 morts et des centaines de blessés en cinq jours.
Des jeunes brandissaient des cartouches vides, selon eux tirées sur les manifestants, à un croisement proche entre une avenue et une rue où se sont concentrés les affrontements lundi, de part et d’autre d’un mur de blocs de pierre érigé par les forces de sécurité.
Les affrontements avaient éclaté vendredi entre les forces de l’ordre et des manifestants qui campaient depuis fin novembre devant le siège du gouvernement pour protester contre la nomination par l’armée comme Premier ministre de Kamal el-Ganzouri, qui avait déjà occupé ce poste sous le président déchu Hosni Moubarak.
Les manifestants réclament également la fin du pouvoir militaire, visant en particulier le chef de l’armée et chef d’Etat de fait, le maréchal Hussein Tantaoui.
LE CAIRE, 20 déc 2011 (AFP)
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