Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a appelé jeudi les Libanais à boycotter le tribunal de l’ONU chargé de l’affaire de l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri, affirmant que la situation avait atteint « un point très dangereux ». « Nous avons atteint un point très dangereux, notre honneur a été violé », a dit le chef du puissant parti chiite lors d’une brève allocution télévisée.
« J’appelle tous les Libanais, citoyens (…) et politiques, à boycotter ce tribunal et cesser toute coopération avec ses enquêteurs ». « Toute coopération supplémentaire avec le tribunal équivaudrait à une attaque contre la résistance » (le Hezbollah, ndlr), a dit Hassan Nasrallah.
Son discours survient après que des enquêteurs du Tribunal spécial sur le Liban (TSL) se sont vu empêcher mercredi l’accès à des dossiers dans une clinique gynécologique de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après une altercation avec des femmes.
Selon un responsable des services de sécurité, des femmes avaient « réussi à s’emparer de la mallette de l’un des enquêteurs ».
Une source judiciaire a quant à elle affirmé que des femmes avaient réussi « à arracher les téléphones portables à deux détectives en civil, rattachés aux forces de sécurité libanaises, qui accompagnaient les enquêteurs ». Selon le bureau du procureur du TSL, Daniel Bellemare, les enquêteurs ont été agressés « violemment » lors de cette visite « approuvée par les autorités libanaises », et « plusieurs objets appartenant au bureau du procureur ont été volés ».
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