Les Etats-Unis ont poursuivi mercredi leur pression au sein de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour épingler la Syrie en raison de son manque de coopération sur des activités nucléaires présumées.
« La position des Etats-Unis est que nous n’allons pas laisser cette question s’évanouir ou disparaître. Nous n’allons pas laisser la Syrie simplement jouer la montre dans cette affaire », a déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’AIEA Glyn Davies, en marge du conseil des gouverneurs de l’agence onusienne, qui se tient cette semaine à Vienne.
L’AIEA demande en particulier l’accès au site d’Al-Kibar, bombardé en septembre 2007 par Israël en raison de soupçons de projets de construction d’un réacteur nucléaire.
Damas a « activement entravé l’enquête de l’AIEA en lui refusant l’accès au site, en refusant de lui fournir des informations et en nettoyant les sites suspects », a dit l’Américain.
La Syrie n’a plus accepté d’inspecteurs sur son sol depuis juin 2008.
Elle a récemment fait une concession en acceptant la visite d’inspecteurs sur son site de Homs, dans l’ouest de la Syrie, fixée au 1er avril.
« Cela ne résout pas tous les problèmes », a reconnu le directeur général de l’AIEA Yukiya Amano, mais « pourrait être un pas en avant ».
Les Etats-Unis font depuis plusieurs mois pression pour infliger à la Syrie une résolution voire demander des « inspections spéciales ».
Récemment, un groupe de 25 parlementaires américains a appelé l’agence onusienne à obliger la Syrie à accepter des « inspections spéciales » de ses sites nucléaires, estimant que la crédibilité de l’AIEA était en jeu.
Mais grâce à sa proposition, Damas semble s’être ménagé un répit au moins jusqu’à la prochaine réunion du conseil de juin prochain.
VIENNE, 9 mars 2011 (AFP) –
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