Les Etats-Unis veulent répondre « pour le moment » par la diplomatie et d’éventuelles sanctions aux violences contre la population en Syrie, a affirmé mardi un haut responsable du département d’Etat.
« Nous nous concentrons pour le moment, s’agissant des options pour la Syrie, sur les domaines diplomatique et financier », a dit à la presse Jacob Sullivan, directeur de la stratégie politique et proche conseiller de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

L’administration Obama avait annoncé lundi envisager « des sanctions ciblées » à l’encontre de hauts responsables syriens et annoncé le rappel des familles des diplomates et du personnel jugé non essentiel de son ambassade de Damas.

Jacob Sullivan a réitéré la condamnation américaine de la répression en Syrie, qualifiant les actes du président Bachar el-Assad de « totalement incompatibles avec les actions d’un dirigeant responsable ».

« Nous évaluons l’efficacité que pourraient avoir les outils à notre disposition et nous discutons aussi avec nos partenaires internationaux », a-t-il expliqué.

Le conseiller a toutefois exclu dans l’immédiat la fermeture de la représentation américaine à Damas.

« Nos lignes de communication diplomatiques là-bas permettent de communiquer directement avec le gouvernement syrien d’une manière que nous souhaitons poursuivre », a-t-il justifié.

Le poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Syrie est à nouveau occupé depuis janvier, après six ans de vacance.

La Syrie joue un rôle majeur dans les dossiers régionaux que Washington juge essentiels pour sa sécurité, du nucléaire iranien à la situation au Liban, en passant par le processus de paix israélo-palestinien.

Interrogé sur les conséquences, pour les Etats-Unis, d’une éventuelle chute du régime Assad, M. Sullivan s’est refusé à « spéculer sur des scénarios futurs hypothétiques ».

L’Amérique veut « concentrer » son attention sur la répression actuelle, a-t-il assuré, même si « les activités de déstabilisation de la Syrie dans la région, notamment son soutien au terrorisme, sont source de profonde inquiétude pour les Etats-Unis ».

Damas est classé depuis de longues années par les Etats-Unis comme « Etat parrainant le terrorisme », et sanctionné en tant que tel.

Plusieurs dirigeants européens ont également haussé le ton mardi envers le régime syrien, dont l’armée a tiré à nouveau sur les habitants de la ville de Deraa, au sud de Damas.

WASHINGTON, 26 avr 2011 (AFP) –

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