Le président des Etats-Unis Barack Obama a condamné vendredi « le recours révoltant à la violence » du régime de Bachar al-Assad, qu’il a accusé de chercher l’aide de l’Iran pour réprimer son peuple après une journée lors de laquelle plus de 70 personnes ont été tuées en Syrie.
« Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts le recours à la force par le gouvernement syrien contre des manifestants. Ce recours révoltant à la violence pour lutter contre des manifestations doit cesser immédiatement », a déclaré M. Obama dans un communiqué.
Le président américain a par ailleurs estimé que ces violences démontraient que l’annonce par le régime de la levée de l’état d’urgence n’était pas « sérieuse », et a directement accusé le président Bachar al-Assad de chercher l’aide de Téhéran afin de perpétrer cette répression.
« Au lieu d’écouter son propre peuple, le président Assad accuse l’étranger tout en cherchant à obtenir l’aide iranienne pour réprimer les Syriens avec les mêmes tactiques brutales que celles qui sont utilisées par ses alliés iraniens », a affirmé M. Obama.
« Nous nous opposons fermement au traitement qu’inflige le gouvernement syrien à ses ressortissants et nous continuons à nous élever contre son attitude déstabilisatrice, dont son soutien au terrorisme et à des groupes terroristes », a poursuivi le président.
Plus de 70 personnes ont été tuées par balles en Syrie lors de la dispersion d’imposantes manifestations contre le régime par les forces de l’ordre vendredi, l’une des journées les plus sanglantes depuis le début du mouvement de contestation, selon des témoins et militants.
Des centaines de personnes ont aussi été blessées lors de ces défilés qui ont rassemblé des dizaines de milliers de manifestants à travers le pays, après l’appel d’opposants via le réseau Facebook pour une journée du « Vendredi saint » malgré la levée la veille de l’état d’urgence en vigueur depuis près de 50 ans.
Il s’agit de l’une des plus importantes mobilisations depuis le début le 15 mars du mouvement de contestation sans précédent contre le régime du président Bachar al-Assad, arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père Hafez al-Assad.
Les morts de vendredi portent à au moins 303 personnes le bilan des personnes tuées depuis le 15 mars en Syrie selon Amnesty International.
WASHINGTON, 22 avr 2011 (AFP) –
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