Les Palestiniens auraient tort de chercher à l’ONU la reconnaissance de leur Etat faute d’un accord avec Israël, ont répété mardi les Etats-Unis, malgré l’échec prolongé des pourparlers de paix.
« Nous ne pensons pas que c’est une bonne idée ni que cela soit utile », a déclaré Mark Toner, le porte-parole de la diplomatie américaine, à propos d’une « déclaration unilatérale » palestinienne.
Face au blocage des négociations avec Israël depuis l’automne, les Palestiniens sont déterminés à porter devant l’ONU, en septembre, la reconnaissance de leur Etat sur les lignes de 1967, c’est-à-dire l’intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.
Mais les Etats-Unis, qui parrainent le processus de paix, continuent d’affirmer que seule un accord complet négocié avec Israël sur une « solution à deux Etats » peut aboutir à une paix durable entre Israël et les Palestiniens.
« Nous continuons d’appeler les deux parties à reprendre les négociations directes », a assuré M. Toner mardi.
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a évoqué de son côté mardi l’échéance de « septembre ou octobre » pour une possible reconnaissance d’un Etat palestinien, expliquant que les Européens réfléchissaient à « des initiatives ».
Dernièrement, Washington a empêché une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie et ONU), au cours de laquelle la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne espéraient, via l’Union européenne, prendre des initiatives en vue de relancer le dialogue israélo-palestinien.
C’est toutefois le président américain Barack Obama qui, le premier, avait fixé l’objectif de l’établissement d’un Etat palestinien au moment de l’assemblée générale de l’ONU, en septembre prochain. Et Washington devrait bientôt reprendre l’initiative, sans doute sous la forme d’une déclaration de M. Obama.
WASHINGTON, 19 avr 2011 (AFP) –
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