Le camp pro-occidental libanais a rejeté mercredi des accusations selon lesquelles des partis qui lui sont liés financent et arment les opposants en Syrie.
« Nous rejetons cette campagne de dénigrement et ces fausses accusations, et nous dissuadons les partis libanais de se joindre à cette nouvelle tentative de semer la discorde entre les Libanais », selon un communiqué publié par le camp du Premier ministre en exercice Saad Hariri.

La Syrie a accusé des partis libanais, dont celui du député chrétien Jamal Jarrah, membre du groupe parlementaire de M. Hariri, de financer et d’armer les contestataires en Syrie qui manifestent depuis plus d’un mois contre le régime de Bachar al-Assad.

M. Jarrah a démenti ces accusations.

Le Premier ministre désigné Najib Mikati, nommé pour remplacer M. Hariri avec le soutien du parti chiite libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran et la Syrie, a averti mercredi des conséquences d’une ingérence libanaise dans les affaires de son voisin syrien.

« Le Liban ne peut pas gérer plus de problèmes qu’il n’en a actuellement ni se permettre d’affronter les répercussions de ce qui se passe en Syrie », a-t-il avertit.

Damas, puissance de tutelle du Liban pendant près de 30 ans, n’en a retiré ses troupes que sous la pression de la communauté internationale à la suite de l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, père de Saad.

BEYROUTH, 20 avr 2011 (AFP) –

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