Deux clous romains datant de 2.000 ans retrouvés dans la tombe d’un Grand prêtre juif, devant qui Jésus a comparu, pourraient être liés à la crucifixion de Jesus, affirme un documentariste israélien.
Ces bouts de fer tordus, de 8 centimètres de long chacun, ont été présentés aux médias mardi à l’occasion de la présentation d’une série documentaire télévisée sur cette hypothèse non corroborée par des historiens.
Les deux clous en fer ont été découverts à Jérusalem il y a 20 ans lorsque des archéologues ont mis à jour une tombe familiale qui serait celle de Caïphe, le Grand prêtre du Temple juif devant lequel Jésus avait comparu avant d’être livré aux autorités romaines.
Un des clous a été collecté dans un des douze coffres en pierre retrouvés dans le caveau. Le deuxième clou se trouvait par terre dans le tombeau.
« La longueur des clous et le fait qu’il étaient tordus à l’une de leur extrémité pourrait accréditer l’idée qu’ils ont été enfoncés dans les mains lors d’une crucifixion », a expliqué le réalisateur du documentaire, Simcha Jacobovici, reconnaissant toutefois que sa théorie n’était fondée que sur des spéculations.
Gabi Barkai, professeur d’archéologie à l’université Bar Ilan de Tel Aviv, spécialiste de l’excavation de tombes à Jérusalem, a confirmé que les clous dataient du premier siècle après notre ère mais qu’il était impossible d’établir une datation plus précise.
« La présence de clous dans des tombes datant de la période du Second Temple (détruit par les Romains en l’an 70) est rare », a affirmé le professeur aux journaliste, en précisant qu’aucun résidu d’os n’avait été identifié sur les deux clous.
De nombreux historiens s’accordent aussi pour dire que la plupart des crucifixions à l’époque de Jésus se faisaient sans clou, les suppliciés étant attachés avec des cordes.
JERUSALEM, (AFP) –
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